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    Le chapelet, pour Amélie, c'est aussi un petit artisanat.

    Amélie Métroz: Orsières, le karaté et le Bon Dieu

    Avec l'ecclésioscope, cath.ch part à la rencontre des femmes et des hommes engagés dans la diversité des paroisses romandes.

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    Le chapelet, pour Amélie, c'est aussi un petit artisanat.
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    Le chapelet, pour Amélie, c'est aussi un petit artisanat. "Il ne faut pas se tromper: dix je vous salue Marie" et autant de petite bille de bois qu'elle glisse le long d'une ficelle blanche © Pierre Pistoletti

    Amélie Métroz: Orsières, le karaté et le Bon Dieu

    A Orsières, tout le monde connaît Amélie Métroz. Une attachante grand-maman qui se déplace en trottinette tout priant son chapelet. Rencontre.

    Réalisation: Pierre Pistoletti

    Amélie, combien de chapelets as-tu prié dans ta vie? Elle réfléchit. "Deux par jours, fois…", puis se ravise. Le chapelet ce n'est pas une affaire de quantité, mais de cœur: "Il ne faut pas rabâcher explique-t-elle en joignant ses mains sur sa poitrine. Je prie en pensant à ce que je dis".

    Le chapelet, pour Amélie, c'est aussi un petit artisanat. "Il ne faut pas se tromper: dix je vous salue Marie" et autant de petite bille de bois qu'elle glisse le long d'une ficelle blanche. Ses doigts hésitent quelques secondes. "Je n'ai pas l'habitude de faire ça devant la caméra". Une fois terminés, "je les donne aux personnes âgées du village ou à Saint-Augustin. Il y a en a même qui sont partis en Afrique!"

    La prière occupe une place centrale dans la vie de cette octogénaire. Mais ce n'est pas tout. A 83 ans, elle est ceinture noire de karaté, première dan. "J'ai commencé à 60 ans. C'était très difficile, mais j'ai persévéré et j'ai progressé. C'est un peu comme le chapelet, il faut répéter, répéter et répéter encore." Mais la comparaison s'arrête là. Le chapelet, c'est du sérieux. Le karaté, "un amusement". Dont acte. "Allons prier une dizaine à l'église". (cath.ch/pp)

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    "Nous sommes tous des amis de Dieu", confie Cristina, "des apprentis, avec nos hauts et nos bas" © Pierre Pistoletti

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    A pied, il lui faut une dizaine de minutes. Sur les hauteurs de Delémont, dans la brume de l'hiver, Cristina Almici effectue plusieurs fois par semaine son "petit pèlerinage". Marcher à travers champs dans le silence du matin, c'est pour elle l'occasion de se recentrer. C'est aussi une manière d'être, dans la foulée, pleinement présente à la célébration de la messe de 8h30.

    Réalisation: Pierre Pistoletti

    Mais le rituel n'est pas uniquement liturgique. Les habitués se rassemblent dans la salle à manger de l'abbé Bernard Miserez. Quelques croissants, des tasses fumantes, un peu de chaleur humaine. "Nous sommes tous des amis de Dieu", confie Cristina, "des apprentis, avec nos hauts et nos bas". La foi, pour cette Jurassienne d'adoption, c'est du collectif: "on s'encourage". Une foi qui a jailli il y a une trentaine d'année. Et qui ne l'a plus quittée depuis. (cath.ch/bh)

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