Munich: Benoît XVI accusé de "comportement fautif"
Un rapport indépendant sur les abus commis dans l’archidiocèse de Munich-Freising entre 1945 et 2019, présenté lors d’une conférence de presse le 20 janvier 2022, accuse Benoît XVI «de comportement fautif» dans la gestion de quatre cas d’abus sexuels.
Munich: Benoît XVI accusé de "comportement fautif"
Munich-Freising: le deuxième diocèse d’Allemagne
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Benoît XVI va examiner le rapport de Munich avec attention
Rapport de Munich: Benoît XVI jugé «peu crédible» 1/2
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Rapport de Munich: Benoît XVI corrige sa déposition
Munich: Benoît XVI accusé de "comportement fautif"
Un rapport indépendant sur les abus commis dans l’archidiocèse de Munich-Freising entre 1945 et 2019, présenté lors d’une conférence de presse le 20 janvier 2022, accuse Benoît XVI «de comportement fautif» dans la gestion de quatre cas d’abus sexuels.
Munich: Benoît XVI accusé de "comportement fautif"
Un rapport indépendant sur les abus commis dans l’archidiocèse de Munich-Freising entre 1945 et 2019, présenté lors d’une conférence de presse le 20 janvier 2022, accuse Benoît XVI «de comportement fautif» dans la gestion de quatre cas d’abus sexuels.
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Munich: le cardinal Marx se dit «bouleversé et honteux»
Quelques heures après la publication du rapport sur les abus commis entre 1945 et 2019 dans son archidiocèse de Munich-Freising, le cardinal Reinhard Marx s’est déclaré «bouleversé et honteux» lors d’une conférence de presse le 20 janvier 2022.
Le rapport de Munich sur les abus n'épargne aucun dignitaire
Un verdict dévastateur: le rapport de Munich sur les abus sexuels, rendu public le 20 janvier 2022, atteste des erreurs de la part de tous les responsables du diocèse au cours de 75 dernières années.
Benoît XVI va examiner le rapport de Munich avec attention
Le secrétaire particulier du pape émérite, Mgr Georg Gänswein, a assuré que Benoît XVI examinerait attentivement le rapport sur les abus commis dans l’archidiocèse de Munich-Freising entre 1945 et 2019, rapporte Vatican News le 20 janvier 2022.
Rapport de Munich: Benoît XVI jugé «peu crédible» 1/2
Le rapport indépendant sur les abus commis dans l’archidiocèse de Munich-Freising entre 1945 et 2019, publié le 20 janvier 2022, met directement en cause Benoît XVI pour sa gestion de quatre cas d’abus sexuels commis par des prêtres lorsqu’il était archevêque de Munich de 1977 à 1982.
Rapport de Munich: Benoît XVI et son "ignorance revendiquée" 2/2
Le rapport indépendant sur les abus commis dans l’archidiocèse de Munich-Freising, pointe un autre aspect problématique concernant la défense de Benoît XVI: le pape émérite affirme avoir un "souvenir inaltérable" de cette période de son passé, dès lors, tout élément dont il ne se souvient pas n’a "p...
Rapport de Munich: Benoît XVI corrige sa déposition
Directement mis en cause par le rapport sur la gestion des cas d’abus dans l’archidiocèse de Munich-Freising paru le 20 janvier 2022, le pape émérite Benoît XVI, à la tête de l’archidiocèse de 1977 à 1982, a annoncé qu’il souhaitait corriger sa déposition initiale.
Munich: Benoît XVI accusé de "comportement fautif"
Un rapport indépendant sur les abus commis dans l’archidiocèse de Munich-Freising entre 1945 et 2019, présenté lors d’une conférence de presse le 20 janvier 2022, accuse Benoît XVI «de comportement fautif» dans la gestion de quatre cas d’abus sexuels commis par des prêtres lorsqu’il était archevêque du diocèse bavarois, de 1977 à 1982.
«Dans tous les cas, Benoît XVI réfute tout comportement fautif», a expliqué un des auteurs du rapport, l’avocat Martin Pusch, lors de la présentation. Le pontife émérite, qui a collaboré à l’enquête, a soumis au cabinet une déclaration de 88 pages qui est publiée, avec son consentement, dans le rapport.
Un texte qui donne, selon Martin Pusch, un «aperçu authentique» de l’attitude que peut avoir un éminent représentant de l’Église catholique face aux abus. L’avocat a cité un bref extrait du rapport dans lequel le pontife émérite explique son attitude vis-à-vis d’un prêtre abuseur par ces mots: «Le prêtre s’est fait remarquer comme exhibitionniste, mais pas comme auteur au sens propre du terme».
Les avocats ont mis en doute le témoignage du pape émérite concernant un cas. Benoît XVI affirme avoir été absent lors d’une réunion pendant laquelle a été décidé l’accueil par l’archidiocèse de Munich d’un prêtre d’un autre diocèse connu pour avoir commis des abus. Ce dernier avait recommencé une fois installé en Bavière. Les avocats, s’appuyant sur un procès-verbal de la réunion, ont jugé que le témoignage du pontife émérite était «difficile à confirmer».
Deux autres cas concernent des auteurs d’abus qui ont été autorisés à rester actifs dans la pastorale sans restriction de leurs activités.
Le cardinal Marx impliqué
«Les abus sexuels dans l’Église catholique ne sont pas un phénomène du passé», a aussi déclaré Martin Pusch, mettant en cause la gestion des cas d’abus par le cardinal Marx. Le haut prélat allemand avait remis sa démission en juin dernier au pape François – ce dernier la refusant – en reconnaissant avoir manqué à ses devoirs dans la gestion des cas d’abus.
Le cardinal Marx doit réagir au rapport à 16h30, heure de Munich. Dans une lettre publiée en juillet dernier, il avait déclaré ne pas exclure de remettre sa démission une seconde fois au pontife.
Seulement la «zone claire»
Le rapport, commandé par l’archidiocèse de Munich, fait 1’600 pages. Il a été réalisé par le cabinet d’avocats Westpfahl Spilker Wastl (WSW).
Le cabinet a identifié 235 auteurs présumés d’abus, dont 173 prêtres, ainsi que 497 victimes présumées. 60% des abus auraient été commis sur des enfants entre 8 et 14 ans. La plus grande partie des crimes ont été commis entre les années 1960 et 1970.
Se référant au rapport Sauvé, publié en octobre dernier en France et dans lequel des estimations ont été effectuées, les avocats ont enfin tenu à souligner que les chiffres de leurs rapports ne représentaient que la «zone claire» du phénomène, estimant que la «zone sombre» était «plus vaste encore».
La réaction du Saint-Siège
«Le Saint-Siège estime devoir accorder toute l’attention nécessaire au document, dont il ignore actuellement le contenu», a indiqué le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, peu après la publication du rapport.
«Dans les prochains jours, après sa publication, il l’examinera et sera en mesure d’en étudier correctement les détails», a précisé l’Italien. Le Vatican dit réitérer «son sentiment de honte et de remords pour les abus sur mineurs commis par des clercs». Et assure «toutes les victimes de sa proximité et confirme la voie qu’il a empruntée pour protéger les enfants en leur garantissant un environnement sûr». (cath.ch/imedia/cd/rz)
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Vers l'an 724, Saint Corbinien, originaire d'Arpajon près de Paris, est arrivé à Freising en tant qu'évêque itinérant et prêché la foi chrétienne en Bavière. L'évêché de Freising fut érigé en 739 et devint le centre culturel de la Bavière. Lors de la sécularisation de 1802, l'évêché de Freising a été supprimé, le pape Pie VII a défini en 1821 le territoire de l'archevêché de Munich et Freising. Il a été dirigé de 1977 à 1982 par le cardinal Joseph Ratzinger, qui deviendra plus tard le pape Benoît XVI. Depuis 2008, le cardinal Reinhard Marx est à sa tête. Il a succédé au cardinal Friedrich Wetter qui a mené le diocèse pendant 25 ans.
1,6 million de catholiques
Environ 1,61 million de catholiques font partie de l'archidiocèse ce qui représente environ 42% des 3,8 millions de personnes vivant sur son territoire qui couvre la majeure partie de la Bavière. On compte 747 paroisses, regroupées en 40 doyennés, eux-mêmes regroupés en trois régions pastorales placées sous la responsabilité de trois évêques auxiliaires.
A ses 586 prêtres s’ajoutent 133 diacres et quelque 600 agents pastoraux laïcs hommes et femmes. A cela s'ajoutent les professeurs de religion, les collaborateurs des paroisses, des crèches et des écoles, des institutions ecclésiastiques ainsi que des centres de congrès et de formation. Au total, environ 16'000 hommes et femmes sont au service de l'Église dans le domaine de l'archidiocèse.
Environ 30'000 autres collaborateurs travaillent au sein de la Caritas et des associations et institutions spécialisées affiliées. La vie ecclésiale dans l'archidiocèse est également portée par les bénévoles qui se comptent par dizaines de milliers dans des dizaines d’associations ou groupements.
Vie consacrée
L’archidiocèse de Munich-Freising compte aussi de nombreux monastères et couvents. 1'437 religieuses dans 112 établissements et 461 religieux dans 42 établissements travaillent dans la pastorale, le travail social, la formation et d’autres services.
L'archidiocèse et ses fondations ecclésiastiques comptent 24 écoles et 446 établissements d'accueil de jour pour enfants, recevant quelque 50’000 jeunes.
Diaconie
La diaconie se développe dans plus de 1'000 institutions et services souvent gérés par l'association Caritas. En font partie 573 établissements d'accueil pour enfants, 80 foyers et ateliers pour personnes handicapées, environ 120 établissements pour personnes âgées ainsi qu'une cinquantaine de foyers et d'établissements hospitaliers pour enfants et adolescents. L'aide aux réfugiés est également un domaine de travail important: plus de 400 personnes travaillent dans le domaine de la migration et de l'intégration. Un autre point fort est le conseil conjugal et familial, un service d’assistance téléphonique etc.
Financé par l’impôt ecclésiastique
La majeure partie du financement des ces nombreux services provient de l’impôt ecclésiastique obligatoire. Le reste étant couvert par des contributions publiques, des dons et les revenus de biens propres telles les fondations.
Les revenus totaux de l'archidiocèse en 2020 se sont élevés à environ 864 millions d'euros dont 647 millions d'impôts ecclésiastiques. L'archevêché a reçu 130 millions d'euros de subventions publiques pour le fonctionnement des écoles, l'enseignement religieux ou les crèches. Le résultat de l'archidiocèse s'est soldé par un bénéfice de 33 millions d'euros. (cath.ch/mp)
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Munich: le cardinal Marx se dit «bouleversé et honteux»
Quelques heures après la publication du rapport sur les abus commis entre 1945 et 2019 dans son archidiocèse de Munich-Freising, le cardinal Reinhard Marx s’est déclaré «bouleversé et honteux» lors d’une conférence de presse le 20 janvier 2022. Reconnaissant une nouvelle fois sa «co-responsabilité» pour tous les abus commis dans son archidiocèse «ces dernières décennies», il a demandé pardon aux victimes.
S’il n’a pas remis sa démission au pape comme en juin dernier, l’archevêque allemand a une fois encore appelé à une réforme de l’Église catholique: «Le travail sur les abus sexuels ne peut pas être séparé de la voie du changement, du renouvellement et de la réforme de l’Église».
Il a précisé sa pensée: «Il s’agit du renouveau de l’Église, il s’agit de ce que nous essayons de faire et ce que nous faisons également pour avancer dans la voie synodale en Allemagne». Le cardinal faisait ici référence à la voie synodale allemande, et non au Synode sur la synodalité.
Le cardinal Marx a ensuite reconnu que ce rapport apportait un nouvel éclairage sur les abus commis par des représentants de l’Église «à une échelle effrayante». Pour répondre à cette crise, il a appelé à analyser les «structures de pouvoir et les attitudes erronées» qui ont rendu possible ces abus.
Une conférence de presse le 27 janvier
Pour le cardinal allemand, «beaucoup de choses» avaient déjà été faites en faveur des victimes dans son archidiocèse depuis la publication du premier rapport sur les abus en 2010 – enquête MHG sur les abus dans l’Église catholique en Allemagne. Néanmoins, il a annoncé qu’il se pencherait sur de nouvelles mesures à la lumière des recommandations du nouveau document. La question des victimes «est désormais au centre de nos préoccupations», a-t-il martelé.
Considérant que cette «expertise si vaste» doit être lue attentivement et être traitée «intensivement», il a annoncé qu’elle serait analysée plus en profondeur le 27 janvier lors d’une conférence de presse à Munich. Il espère pouvoir, à cette occasion, «tracer les premières perspectives» et «esquisser la voie à suivre». (cath.ch/imedia/cd/bh)
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Le rapport de Munich sur les abus n'épargne aucun dignitaire
Un verdict dévastateur: le rapport de Munich sur les abus sexuels, rendu public le 20 janvier 2022, atteste des erreurs de la part de tous les responsables du diocèse au cours de 75 dernières années. Mais ce sont surtout les passages concernant le pape émérite Benoît XVI qui resteront dans les livres d'histoire.
Christoph Renzikowski, KNA/traduction et adaptation: Raphaël Zbinden
Le "bilan de l'horreur" présenté le 20 janvier par les avocats dans un rapport d’enquête indépendante sur les abus sexuels dans l'archevêché de Munich et Freising comprend quatre volumes et près de 1’900 pages. Les experts ont évoqué la "défaillance totale" d'un système, du moins jusqu'en 2010. Ils n'ont épargné aucun des dignitaires ecclésiastiques, selon eux coresponsables, pas même le cardinal Reinhard Marx ni le pape émérite Benoît XVI.
Des déclarations de Benoît XVI "peu crédibles"
L'avocat Ulrich Wastl a qualifié de "peu crédibles" les déclarations de Joseph Ratzinger sur sa participation et sa complicité dans le cas du récidiviste Peter H., venu d'Essen à Munich en 1980 pour y suivre une thérapie.
Benoît XVI assure, dans une déclaration écrite, qu'il n'a pas du tout participé, alors qu'il était archevêque de Munich, à la réunion décisive de l'ordinariat sur l’accueil de Peter H.. Ulrich Wastl a lu le procès-verbal de la réunion devant les journalistes. Joseph Ratzinger y est cité à plusieurs reprises en tant que rapporteur sur d'autres incidents.
"Aucune connaissance" de trois autres cas
Les avocats reconnaissent également un «comportement fautif» (Fehlverhalten) de la part du pape émérite dans trois autres cas, ce que ce dernier conteste. Il s'agit du transfert de prêtres ayant commis des délits sexuels et qui ont pu continuer à exercer leur activité pastorale ailleurs. Benoît XVI écrit à ce sujet qu'il n'avait "pas connaissance" de leurs agissements passés. Il considère que les manquements sont le fait d'autres "responsables du personnel".
A plusieurs reprises lors de la conférence de presse, Ulrich Wastl a vivement recommandé à chacun de lire la prise de position de 82 pages de l’ancien archevêque de Munich. Elle permet selon lui d'avoir un "aperçu authentique" de la manière dont un représentant de l'Eglise catholique considère les abus sexuels.
"Exhibitionniste", mais "pas abuseur"
A un moment donné, l'avocat a anticipé la lecture et cité la prise de position de Benoît XVI: "Le prêtre (nom caviardé) s'est fait remarquer comme exhibitionniste, mais pas comme auteur d'abus au sens propre du terme. Les actes consistaient à chaque fois à exposer son sexe devant des jeunes filles pré-pubères et à effectuer des mouvements de masturbation (...). Dans aucun des cas, il n'y a eu d'attouchements".
L'auteur aurait par ailleurs agi en tant que "particulier anonyme" et n'était "pas reconnaissable en tant que prêtre". Dans le cadre de la pastorale paroissiale et en tant que professeur de religion, il n'aurait pas commis la moindre faute.
Quelle que soit l'évaluation des déclarations de Joseph Ratzinger, il est d'ores et déjà certain que son rôle dans le scandale des abus sexuels fera l'objet d'intenses discussions dans les semaines à venir.
Des conséquences pénales sont "envisageables"
Il reste à voir si le rapport aura également des conséquences pénales. Le parquet de Munich est en tout cas déjà en train d'examiner 42 cas dans lesquels les avocats ont constaté un comportement fautif de la part de responsables. Contrairement au rapport Gercke (dans le diocèse de Cologne), le cabinet Westpfahl Spilker Wastl (WSW) estime qu'il est au moins envisageable d'appliquer le motif de complicité et d'autres éléments constitutifs d'une infraction pénale aux actes ou aux omissions des responsables, à Munich et Freising.
Sur le plan d’éventuelles conséquences personnelles, les avocats se sont gardés de faire des recommandations à leur client.
Que va-t-il se passer maintenant? Les juristes estiment que d'autres enquêtes sont superflues. Il ne faudrait plus s'attendre à de nouvelles révélations sur la défaillance du système. Ils ont plutôt choisi d’interpeller la conscience des évêques et de leurs cadres supérieurs. Ils ont demandé qu’ils se posent la question s'il n'y avait vraiment aucune possibilité de s'opposer au système jusqu'en 2010.
Pas de "juste" à Munich
Ulrich Wastl a déclaré n'avoir rencontré jusqu'à présent qu'une seule personne dans les trois diocèses étudiés par son cabinet ayant eu un comportement totalement irréprochable. Mais la personne était déjà décédée en 1993. A une journaliste demandant si les enquêteurs n’avaient pas repéré au moins un "juste" lors de l'enquête de deux ans sur la gestion des cas d'abus à Munich et Freising, Marion Westpfahl, avocate associée du cabinet Westpfahl Spilker Wastl, a sèchement répondu: "Je n'ai pas le souvenir d'un tel homme". (cath.ch/kna/cr/rz)
20/01/2022
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Benoît XVI va examiner le rapport de Munich avec attention
Le secrétaire particulier du pape émérite, Mgr Georg Gänswein, a assuré que Benoît XVI examinerait attentivement le rapport sur les abus commis dans l’archidiocèse de Munich-Freising entre 1945 et 2019, rapporte Vatican News le 20 janvier 2022. Le rapport met notamment en cause le pontife émérite dans sa gestion de quatre cas d’abus sexuels commis par des prêtres lorsqu’il était archevêque de Munich et Freising entre 1977 et 1982.
« Benoît XVI n’avait pas eu connaissance du rapport du cabinet d’avocats Westpfahl-Spilker-Wastl, qui compte plus de 1'000 pages, jusqu’à cet après-midi", explique Mgr Gänswein. Dans les prochains jours, il examinera le texte avec toute l’attention nécessaire, précise le secrétaire particulier du pontife émérite de 94 ans.
« Le pape émérite, comme il l’a déjà répété à plusieurs reprises au cours des années de son pontificat, exprime son choc et sa honte face aux abus sur mineurs commis par des clercs, et manifeste sa proximité personnelle et sa prière pour toutes les victimes, dont il a rencontré certaines à l’occasion de ses voyages apostoliques», souligne enfin Mgr Gänswein.
«Benoît XVI doit réagir», selon le Père Zollner
Un peu plus tôt dans l’après-midi, le Saint-Siège avait aussi réagi à la publication du rapport de plus de 1'800 pages dans lequel les gestions du cardinal Friedrich Wetter et du cardinal Reinhard Marx, actuel archevêque de Munich-Freising, sont aussi mise en cause. Disant ignorer son contenu, le Saint-Siège a également assuré accorder toute l’attention nécessaire pour étudier le rapport en détail.
Parmi les autres réactions, la presse allemande relève celle du prêtre allemand Hans Zollner, cheville ouvrière de la lutte contre les abus sexuels à Rome. Le jésuite, membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, demande au pape émérite de s’exprimer. «Maintenant, quelque chose doit venir du pape émérite Benoît XVI. Il doit réagir à nouveau».
Lors de la présentation du rapport, l’un de ses auteurs, l’avocat Martin Pusch, a expliqué que Benoît XVI avait réfuté tout comportement fautif. Le pontife émérite, qui a collaboré à l’enquête, a soumis au cabinet qui a mené l’enquête une déclaration de 88 pages pour répondre de ses actes. (cath.ch/imedia/hl/mp)
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Rapport de Munich: Benoît XVI jugé «peu crédible» 1/2
Le rapport indépendant sur les abus commis dans l’archidiocèse de Munich-Freising entre 1945 et 2019, publié le 20 janvier 2022, met directement en cause Benoît XVI pour sa gestion de quatre cas d’abus sexuels commis par des prêtres lorsqu’il était archevêque de Munich de 1977 à 1982. Les 220 pages consacrées au Cardinal Ratzinger évoquent, entre autres, une minimisation de la gravité des faits, un témoignage "peu crédible", un manque de "volonté d'éclaircissement" de sa part.
I.Média a étudié les 220 pages de la partie du rapport sur les abus dans l’archidiocèse de Munich-Freising consacrées à la période durant laquelle Benoît XVI était encore archevêque. Après une brève introduction méthodologique. Voici en détail les quatre cas qui concernent le pape émérite.
Rédigé par le cabinet d’avocats munichois Westpfahl Spilker Wastl après deux ans de travail, le rapport de 1’893 pages évalue et juge la responsabilité de la direction de l’archidiocèse bavarois – et en particulier des archevêques qui se sont succédés – sur une période de soixante-quinze ans. Les experts de ce cabinet mandaté par l’archidiocèse ont travaillé principalement à partir de témoignages et des archives officielles de l’archevêché.
Ces évaluations, précisent les auteurs du rapport, «ne sont rien de plus, mais rien de moins que des opinions basées sur des faits et des indices». «Chaque lecteur du présent rapport d’expertise est libre de se forger une autre opinion», soulignent-ils encore.
66 pages pour un seul des cas
Sur les 1’893 pages du rapport, 220 pages portent exclusivement sur le cardinal Ratzinger. Parmi celles-ci, 73 pages consistent en une évaluation «normale» de quatre des cinq cas d’abus sur lesquels les experts avaient des «soupçons», auxquelles s’ajoutent 66 pages consacrées à un cas particulier et donnant lieu à une enquête plus approfondie. Enfin, 82 pages du témoignage livré par Benoît XVI aux enquêteurs par lettre le 14 décembre 2021 sont consultables en annexe.
Si Benoît XVI n’a été archevêque de Munich que pendant cinq ans, l’enquête tente aussi de savoir si son action à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi (1982-2005), de l’Église (2005-2013) puis en tant que pontife émérite a pu influer sur la gestion de certains autres cas. Benoît XVI se refuse à répondre en détails sur ces points, estimant que cette investigation se situe «en dehors du mandat d’enquête de l’expertise».
Peu de dates précises dans le rapport
Dans leur rapport, les experts suivent une même méthode pour analyser les possibles manquements et fautes intervenus par chacun des responsables de l’archidiocèse sur toute la période. Les cas de prêtres abuseurs sont anonymisés et numérotés. En outre, le rapport ne donne que très rarement des dates précises, ce qui rend la chronologie des abus, des condamnations – civiles et canoniques –, des incardinations ou des mutations des prêtres mentionnés dans le rapport parfois difficile à élaborer.
Les experts procèdent d’abord à une présentation générale du cas, puis, dans un «avis préliminaire», exposent leurs soupçons à l’égard du responsable concerné. Dans un second temps, la réponse de celui-ci est exposée avant une «évaluation finale» des enquêteurs dans laquelle ces derniers expliquent s’ils maintiennent ou retirent leurs soupçons.
Concernant Benoît XVI, cinq cas ont été étudiés. Un seul, le “cas 22”, aboutit à la conclusion que Benoît XVI est «totalement disculpé». Dans d’autres cas, notamment le “cas 41”, le pontife n’est disculpé que sur certains points, les experts ne changeant pas leur évaluation initiale de «présomption d’implication» du cardinal Ratzinger.
Premier cas: minimisation de la gravité des faits
Les experts estiment que l’alors cardinal Ratzinger aurait accepté en connaissance de cause la mutation dans son archidiocèse d’un prêtre – le “cas 37” – condamné plusieurs années auparavant pour tentative d’abus et insultes à caractère sexuel devant des enfants. Arrivé à Munich à la fin des années 1970, ce dernier a été affecté à une charge comportant une proximité avec des mineurs. Il est à nouveau condamné à deux reprises pour des abus sur mineurs, une des peines aboutissant à une peine de prison avec sursis. Le “cas 37” a enfin suivi un traitement spécialisé puis été interdit d’enseignement dans le public par l’administration bavaroise.
Après consultation de la réponse de Benoît XVI – qui nie rigoureusement toute connaissance précise des faits et conteste toute responsabilité –, les avocats bavarois considèrent que son témoignage ne permet pas « de remettre fondamentalement en question » leur évaluation préliminaire. Mettant en doute le témoignage du pontife émérite, ils continuent de «supposer» qu’il «avait connaissance» du comportement du “cas 37”, considérant qu’il avait été informé par son vicaire de la première condamnation du prêtre.
Les experts jugent en outre que Benoît XVI minimise la perception de ce qu’il décrit pour l’époque comme des «délits de moindre gravité» commis par le “cas 37”, en l’occurrence, l’exhibitionnisme. Ils regrettent l’absence de mesures préventives et de réaction en direction des victimes.
Deuxième cas: manque de volonté d’éclaircissement de Benoît XVI
Le cabinet d’avocats considère que Benoît XVI a accepté en conscience l’incardination dans son diocèse d’un prêtre – le “cas 40” – condamné par le passé à une peine d’emprisonnement pour abus sexuels répétés sur des enfants, puis qui était parti dans un diocèse à l’étranger. À Munich, on lui aurait confié une aumônerie mais interdit de dispenser des cours de religion.
Une nomination suivie de «mutations répétées». Plus tard, après un épisode d’exhibitionnisme devant des enfants, il est finalement interdit de toute célébration dans une paroisse.
Benoît XVI affirme ne pas se souvenir de ce prêtre et déclare être «certain» de ne pas l’avoir rencontré ni d’avoir eu à traiter son cas. Une déclaration qui n’a pas convaincu les experts, qui maintiennent leur évaluation provisoire, affirmant que le pontife émérite aurait eu des «déclarations contradictoires». S’appuyant sur des archives administratives, ils jugent notamment «très peu probable» qu’il n’ait pas rencontré le cas 40.
Remettant à nouveau en cause son témoignage, ils estiment par exemple que la dispense d’enseignement accordée au “cas 40” était liée à ses antécédents. Ils analysent le comportement de l’archevêque de l’époque comme témoignant d’un «manque de sensibilité et de volonté d’éclaircissement». (cath.ch/imedia/cd/bh)
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Rapport de Munich: Benoît XVI et son "ignorance revendiquée" 2/2
Le rapport indépendant sur les abus commis dans l’archidiocèse de Munich-Freising, pointe un autre aspect problématique concernant la défense de Benoît XVI: le pape émérite affirme avoir un "souvenir inaltérable" de cette période de son passé, dès lors, tout élément dont il ne se souvient pas n’a "pas eu lieu", à ses yeux.
I.Média a étudié les 220 pages de la partie du rapport sur les abus dans l’archidiocèse de Munich-Freising consacrées à la période durant laquelle Benoît XVI était encore archevêque. Voici la suite de l'analyse, concernant les troisième et quatrième cas qui concernent le pape émérite.
Troisième cas: pas de mesures disciplinaires ou canoniques
Les experts considèrent inapproprié le choix de confier à un prêtre – le "cas 42" – coupable d’avoir pris des photos "pour le moins suggestives de jeunes de moins de 14 ans" la charge pastorale d’une maison de retraite et d’un hôpital. Condamné par la justice civile après son affectation, le prêtre n’aurait pas subi de mesures disciplinaires ou canoniques par la suite.
Si le pape Benoît XVI nie avoir été en connaissance des faits, les experts considèrent qu’il avait été alerté des agissements du prêtre via un article de journal qui lui avait été communiqué. Celui-ci, qui a été retrouvé dans les dossiers de l’ancien archevêque, accusait le prêtre d’attouchements sur une fillette de 12 ans. Ils estiment en outre que le cardinal aurait dès lors dû entamer une procédure canonique, ce que Benoît XVI conteste là encore.
Il faut noter que le pontife allemand affirme en préambule avoir un "souvenir inaltérable" de cette période de son passé, et que tout élément dont il ne se souvient pas n’a dès lors "pas eu lieu" à ses yeux. Le "cas 40" constitue cependant selon les experts une faille décisive qu’ils exploiteront pour remettre en question la défense de Benoît XVI dans le rapport.
Quatrième cas: un dossier à part, déjà médiatisé en 2010
Le "cas 41" ou "cas X" est traité à part dans le rapport, faisant l’objet d’une enquête beaucoup plus approfondie. L’expert Ulrich Wastl, qui s’est occupé exclusivement de ce dossier, explique cette démarche en premier lieu par le fait que les ressources disponibles le permettaient, contrairement aux autres cas où elles sont souvent très "lacunaires".
Les avocats soulignent en outre la nature "instructive et exemplaire" de ce cas, qui a déjà largement été étudié et médiatisé lors de la parution d’un précédent rapport en 2010. Cette affaire s’étale sur quatre décennies, de l’époque où Joseph Ratzinger était archevêque jusqu’à l’actuel archevêque, le cardinal Reinhard Marx.
Pour ce qui concerne le cardinal Ratzinger, cette affaire implique le transfert d’un prêtre provenant d’un diocèse où on lui avait retiré sa charge auprès de jeunes, considérant qu’il constituait "un danger" après des attouchements sur trois garçons de 12 ans. Suivant une psychothérapie, le prêtre a été accueilli à l’époque du cardinal Ratzinger à Munich où il a continué, pendant des années, ses méfaits. Le rapport souligne qu’on lui a alors confié un poste comportant une réelle proximité avec des enfants. Benoît XVI nie avoir eu connaissance des antécédents du prêtre.
Une "stratégie de protection"
S’appuyant sur un faisceau d’indices et d’archives plus important que dans les autres cas, l’avocat bavarois écarte plusieurs soupçons concernant Benoît XVI, mais considère que l’Allemand a néanmoins une nouvelle fois développé une "stratégie de protection" qui consiste à affirmer que "presque tout ce dont il ne se souvient pas n’a pas eu lieu". Et ce même quand les éléments rassemblés par l’enquête semblent dire le contraire, par exemple dans le cas de la réunion pendant laquelle l’incardination du "cas X" a été décidée dans l’archidiocèse et à laquelle Benoît XVI nie fermement avoir participé.
L’expert estime le témoignage du pape émérite "peu crédible", s’appuyant sur le procès-verbal de la réunion dans lequel son nom figure. Le document donne en effet dans l’ordre du jour une discussion dans lequel le cardinal rend compte de "l'entretien que le pape Jean-Paul II a eu le 28 décembre 1979 avec quelques évêques allemands au sujet du cas du professeur Küng", le théologien rival du pontife allemand tombé à cette époque en déchéance aux yeux de Rome.
Regrets et remises en cause
Dans l’ensemble des cas, le rapport regrette "l’ignorance systématiquement revendiquée" par Benoît XVI dans son témoignage et son refus de répondre aux questions concernant son rôle après 1982. Les experts remettent aussi radicalement en cause son argument de "l'esprit du temps" ou du "savoir de l’époque" – notamment du point de vue des procédures canoniques. (cath.ch/imedia/cd/gr)
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Rapport de Munich: Benoît XVI jugé «peu crédible» 1/2
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Rapport de Munich: Benoît XVI corrige sa déposition
Directement mis en cause par le rapport sur la gestion des cas d’abus dans l’archidiocèse de Munich-Freising paru le 20 janvier 2022, le pape émérite Benoît XVI, à la tête de l’archidiocèse de 1977 à 1982, a annoncé qu’il souhaitait corriger sa déposition initiale, annonce l’agence de presse allemande KNA le 24 janvier, reprise par le portail officiel Vatican News.
Contrairement à son témoignage initial, il reconnaît désormais avoir participé à une réunion en 1980 [cf. cas 41] pendant laquelle l’accueil dans l’archidiocèse d’un prêtre mis en cause pour pédophilie avait été étudié. Il affirme que son erreur dans la déposition est la «conséquence d’un oubli lors du traitement rédactionnel de sa prise de position».
Dans son témoignage de 82 pages, publié en annexe du rapport, Benoît XVI niait catégoriquement et à de nombreuses reprises avoir participé à cette réunion du 15 janvier 1980 en tant qu’archevêque. Une affirmation qui n’avait pas convaincu les experts du cabinet d’avocats munichois Westpfahl Spiker Wastl, ces derniers jugeant l’affirmation «peu crédible».
Le rapport appuyait son avis sur plusieurs éléments d’archives, notamment un procès-verbal de la réunion dans lequel son nom figurait. Un document qui donnait en effet dans l’ordre du jour une discussion dans lequel le cardinal avait rendu compte de «l’entretien que le pape Jean-Paul II a eu le 28 décembre 1979 avec quelques évêques allemands au sujet du cas du professeur [Hans] Küng», le théologien “rival” du pontife allemand tombé à cette époque en déchéance aux yeux de Rome.
Lors de cette réunion, «il n’a pas été décidé d’un engagement pastoral du prêtre concerné», assure désormais le pontife émérite par l’intermédiaire de son secrétaire Mgr Georg Gänswein. Au contraire, on aurait simplement accédé à la demande du prêtre «d’être hébergé à Munich pendant son traitement thérapeutique». Le prêtre devait être pris en charge médicalement à la suite d’abus sexuels sur mineurs.
Une déclaration plus détaillée à venir
Dans sa déposition, publiée sur Vatican News, Benoît XVI assure que son erreur n’était «pas due à une mauvaise intention», s’en dit «très désolé» et prie les experts de l’en excuser.
L’ancien pape doit faire une déclaration détaillée à une date ultérieure, a fait savoir son secrétaire. Il expliquera à cette occasion en détail ce qui s’est dit lors de la réunion de janvier 1980.
L’homme de 94 ans explique que l’examen complet de l’expertise de près de 1’900 pages lui demande encore du temps, en particulier en raison de son âge et de sa santé. La lecture qu’il en a faite jusqu’à présent, a-t-il souligné, l’a rempli «de honte et de douleur pour les souffrances» infligées aux victimes. (cath.ch/imedia/cd/bh)
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