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    Le pape saint Léon le Grand, miniature byzantine

    Léon Ier, le pontife qui tint tête à Attila

    À l’occasion du séjour de Léon XIV à Castel Gandolfo, I.MEDIA publie une série d’été sur les 13 papes qui ont porté le nom de Léon avant lui.

    Contenu du dossier
    Le pape saint Léon le Grand, miniature byzantine
    Actualités

    Léon Ier, le pontife qui tint tête à Attila (1/13)

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    Léon VII, pape faible et pieux (7/13)

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    Léon XIII, le pape qui a fait basculer l'Église au XXe siècle (13/13)

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    Le pape saint Léon le Grand, miniature byzantine

    Léon Ier, le pontife qui tint tête à Attila (1/13)

    À l’occasion du séjour de Léon XIV à Castel Gandolfo, I.MEDIA publie une série d’été sur les 13 papes qui ont porté le nom de Léon avant lui. Premier épisode: Léon le Grand ou Léon Ier (391-461).

    Originaire d’Étrurie – ancien territoire des peuples étrusques –, élu évêque de Rome en 440 durant la période de déclin de l’Empire romain, le pape qui inaugura la lignée des Léon est sans conteste une grande figure théologique et politique. Il est notamment connu pour son engagement pour la paix. L’histoire rapporte qu’il arrêta le roi Attila des Huns dans sa course pour conquérir l’Italie. En 452, il négocia à Mantoue avec le chef barbare et le convainquit d’interrompre son invasion. Trois ans plus tard, il empêcha aussi les Vandales, menés par Genséric, de détruire la ville de Rome.

    Durant ses 21 ans de pontificat, Léon Ier a aussi exercé une forte influence en théologie. Il combattit diverses hérésies, dont le «monophysisme», doctrine qui nie l’humanité du Christ et n’en reconnaît que la divinité, ainsi que le «nestorianisme», qui affirme l’existence de deux personnes en Jésus, l’une divine, l’autre humaine. Ses écrits inspirèrent le Concile œcuménique de Chalcédoine en 451. Son texte doctrinal «Tome à Flavien», adressé à l’évêque de Constantinople, fut acclamé par les pères conciliaires qui se seraient écriés à sa lecture: «Pierre a parlé par la bouche de Léon!». À sa suite, les actes du Concile ont affirmé l’union des natures humaine et divine «sans confusion ni changement, sans division ni séparation» dans la personne de Jésus.

    Au niveau ecclésial, il insista sur la «primauté» de l’évêque de Rome vis-à-vis des autres évêques, lui conférant une mission de gardien de l’unité de l’Église. Léon Ier est aussi commémoré comme le promoteur de nombreuses œuvres de charité.

    Selon Vatican News, le 45e pape de l’histoire détient plusieurs records: il fut notamment le premier successeur de Pierre dont il reste une trace de la prédication – quelque 100 homélies et 150 lettres; il est aussi l’un des deux pontifes à avoir reçu le titre de «Docteur de l’Église» en 1754; et il serait le premier pape à avoir été enterré dans la basilique Saint-Pierre, qui conserve ses reliques dans la chapelle de la «Madone de la Colonne». (cath.ch/imedia/ak/mp)

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    Le saint pape Léon II régna entre 682 et 683

    Léon II, un pape éphémère reconnu parmi les saints (2/13)

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    Deux-cent-cinquante ans séparent le pontificat de Léon II de celui de son prédécesseur Léon Ier. Ce pape du VIIe siècle (611-683) joua un rôle important dans la lutte contre l’hérésie du monothélisme.

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    Charlemagne a été sacré empereur d'Occident par Léon III, le 25 décembre 800

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    Le pape Léon III (795-816), est resté dans l’histoire pour avoir sacré l’empereur Charlemagne en l’an 800.

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    Léon IV éteignant l'incendie du Borgo en bénissant la ville de Rome. Fresque de Raphaël datant de 1514 © Domaine public

    Léon IV, le «restaurateur de Rome» (4/13)

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    Né vers 790, Léon IV était un Romain de naissance. Ses racines familiales se situaient en Lombardie.

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    Léon V a régné un mois avant d'être assassiné ou jeté en prison, les hypothèses divergent © Wikicommons

    Léon V, le mystère d'un pape assassiné (5/13)

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    En juillet 903, un moine bénédictin est élu sous le nom de Léon V. Environ un mois plus tard, il est déposé par un certain Christophore, resté dans l’histoire comme un antipape, puis est probablement assassiné. Que s’est-il passé?

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    Le pape Léon VI fut mis sur le trône de Pierre par l'habile politicienne romaine Marozie qui devint reine d’Italie en 932 © Wikicommons

    Léon VI, un pape sous la coupe d'une reine (6/13)

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    Le bref pontificat de Léon VI (928-929) s’inscrit dans une période de montée en puissance de l’aristocratie romaine, avec à sa tête l’influente Marozie, de la famille des comtes de Tusculum. Dans l’ombre de cette dernière, ce pape dont on connaît peu de choses, semble s’être effacé derrière les ambi...

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    Léon VII a régné un peu plus de trois ans © Wikicommons

    Léon VII, pape faible et pieux (7/13)

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    Le pape Léon VII, un moine bénédictin élu en 936, accepta docilement la perte des pouvoirs séculiers du Saint-Siège pendant son pontificat. Il régna un peu plus de trois ans.

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    Léon VIII vu par la Chronique de Nuremberg en 1493. Librairie digitale de l'université de Cambridge. © Wikipedia Commons

    Léon VIII, le laïc devenu pape ou antipape (8/13)

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    Le pape Léon VIII (963-965), un laïc propulsé pape par Otton Ier, a régné moins de deux ans, et en même temps que son «prédécesseur» Jean XII, de décembre 963 à mai 964. 

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    Portrait de Léon X et de ses cousins, les cardinaux Luigi de Rossi et Guilio de Medicis par Raphaël, 1518. Huile sur toile © Wikipedia - Domaine public

    Léon X, un prince de la Renaissance qui scella le schisme avec Luther (10/13)

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    Le pape Léon X (1513-1521), dont le règne fut notamment marqué par l’excommunication de Martin Luther, est mort à 45 ans, laissant le souvenir d'un grand mécène, mais d'un piètre théologien.

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    Léon XI régna 26 jours. Gravure de Jacob Matham, 1605 © Wikipedia - Domaine public.

    Léon XI, l'artisan de la réconciliation avec la France de Henri IV (11/13)

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    Le très bref pontificat de Léon XI, du 1er au 27 avril 1605, a laissé peu de traces, mais il est la conséquence logique d’une brillante carrière épiscopale et romaine. Il permit à la France et à la papauté de se réconcilier.

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    Léon XII, portrait par Charles Picqué, 1828, détail. Huile sur toile © Wikipedia - Domaine public

    Léon XII, le pape sévère qui a quitté le Quirinal pour le Vatican (12/13)

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    Léon XII (28 septembre 1823–10 février 1829), célébra un Jubilé et condamna les loges maçonniques «à perpétuité» au cours d’un pontificat marqué par une certaine sévérité. 

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    Léon XIII, ici en 1901, fut le premier à donner une interview © Keystone/Sueddeutsche Zeitung Photo/Scherl

    Léon XIII, le pape qui a fait basculer l'Église au XXe siècle (13/13)

    Dernier épisode de notre série avec Léon XIII (1878-1903), qui a inspiré son nom à Léon XIV. Une grande figure de l’histoire de l’Église qui remodela en profondeur le visage de la mission papale lors de son long pontificat et à qui l’on doit l'encyclique Rerum Novarum, à l'origine de la doctrine sociale de l’Eglise.

    Héritant d’une Église aux prises avec de nombreuses crises, Léon XIII (1878-1903) a tenté d’y répondre dans de nombreuses encycliques, notamment Rerum Novarum, dans laquelle il pose les fondations du catholicisme social. Son très long pontificat permit à cet intellectuel d’encourager l’Église catholique à se confronter aux grands défis du XXe siècle naissant.

    À la mort de Pie IX en 1878, le Saint-Siège traverse une très grave crise. Depuis 1870 et la prise de Rome par les armées italiennes, le pape est «prisonnier» au Vatican et en conflit ouvert avec le jeune Royaume d’Italie. L’Église est sous pression en France, avec l’émergence d’une IIIe République très anticléricale, ou en Allemagne, où le chancelier Otto von Bismarck mène le Kulturkampf (une lutte visait principalement à réduire l'influence de l'Église catholique dans la vie publique et à promouvoir le contrôle de l'État sur les institutions éducatives et sociales) afin de soustraire l’Église locale du giron du Saint-Siège.

    Le défi de la sécularisation

    Aux États-Unis, un courant très libéral et individualiste progresse, alors qu’en Europe le défi de la sécularisation devient de plus en plus prégnant. Pour affronter ces questions, le conclave choisit le cardinal Vincenzo Pecci, une personnalité respectée issue de la noblesse pontificale romaine, connue pour ses talents de diplomate et d’administrateur.

    Léon Ier, le pontife qui tint tête à Attila (1/13)

    08/07/2025

    Léon Ier, le pontife qui tint tête à Attila (1/13)

    À l’occasion du séjour de Léon XIV à Castel Gandolfo, I.MEDIA publie une série d’été sur les 13 papes qui ont porté le nom de Léon avant lui.

    Celui qui prend alors le nom de Léon XIII a été archevêque de Pérouse pendant trente ans, mais a été transféré à Rome un an avant le décès de Pie IX pour devenir camerlingue, en raison d’une santé fragile. Tout le monde s’attend à un pontificat court, même l’intéressé, qui règnera finalement un quart de siècle, soit l’un des plus longs de l’histoire. Bien qu’aligné sur les positions de Pie IX concernant la question romaine – il continue de dénoncer l’usurpation menée par la couronne italienne –, Léon XIII acte avec réalisme la fin du pouvoir temporel des papes et dissout officiellement les États pontificaux en 1900.

    Pragmatique, il fait des gestes d’ouverture vis-à-vis des républicains en France et négocie avec Bismarck la fin du Kulturkampf. Il montre aussi de l’intérêt pour le développement de l’Église dans le «Nouveau Monde», en Amérique latine comme aux États-Unis, où il condamne l’«américanisme».

    86 encycliques

    Portrait de Léon XIII en 1878. Photo de Ernest Charles Appert. Tirage sur papier albuminé
    Portrait de Léon XIII en 1878. Photo de Ernest Charles Appert. Tirage sur papier albuminé @ Wikimedia/Domiane public

    Très au fait des évolutions de son époque (il est un lecteur assidu de la presse et fut le premier pape à accorder un entretien), Léon XIII consacre aussi son temps à un intense travail de réflexion sur l’Église et la société. Il est l’auteur de 86 encycliques – un record. En 1902, un an avant sa mort, Léon XIII, un peu à la manière des Rétractations de saint Augustin, dresse une liste de ses neuf principales encycliques, offrant un panorama complet de son très dense pontificat, celui d’un pape intellectuel. Le philosophe Étienne Gilson le considérait même comme le «plus grand philosophe du XIXe siècle».

    La première est Æterni Patris (1879), sur la «philosophie chrétienne», qui propose comme solution au modernisme une étude renouvelée de saint Thomas d’Aquin (le néo-thomisme), suivie de Libertas Praestantissimum (1888), sur la liberté de l’homme, qui condamne les excès du libéralisme. Puis est citée Arcanus Divinae Sapientiae (1880), qui explique la condamnation du divorce par l’Église, Humanum Genus (1884), qui pourfend le «relativisme» des francs-maçons, Diuturnum (1881), sur l’autorité politique, Immortale Dei (1885), sur la constitution chrétienne des États, qui critique le laïcisme, et Quod Apostolici Muneris (1878), qui condamne le socialisme.

    Rerum Novarum

    Vient ensuite l’encyclique la plus célèbre de Léon XIII, Rerum Novarum (1891), qui, pour affronter les défis de la modernité, pose les bases du catholicisme social et de ce qui sera plus tard connu comme la «doctrine sociale de l’Église». Enfin, dans Sapientiae Christianae (1890), Léon XIII incite les catholiques à refuser d’obéir aux lois civiles lorsque celles-ci contredisent les enseignements religieux.

    Si la pensée de Léon XIII a des accents antimodernes, elle promeut aussi avec pédagogie un «catholicisme de mouvement» capable de répondre aux défis des temps nouveaux. Homme d’une grande curiosité, il fut le premier pape dont la voix a été enregistrée, et le premier à être filmé. Et son important héritage spirituel et intellectuel a nourri tous les pontificats de ses successeurs, jusqu’à Léon XIV aujourd’hui. (cath.ch/imedia/cd/bh)

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