Les confidences de Noël du cardinal Poupard
Noël au Vatican Vivre Noël au Vatican a quelque chose d’exceptionnel. Cette année, I.MEDIA raconte trois Noëls vécus à échelle humaine dans le petit État,
Les confidences de Noël du cardinal Poupard 1/3
Un Noël avec Sant’Egidio, bras droit du pape auprès des pauvres 2/3
Le chaleureux Noël de la «voix du pape» 3/3
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Les confidences de Noël du cardinal Poupard 1/3
Depuis son appartement situé au sommet du Palais saint Calixte (Vatican), le cardinal Poupard s’apprête à fêter son 90e Noël. À défaut de pouvoir célébrer sa messe annuelle en la basilique Saint-Praxède, c’est en musique et bien entouré que le Français fêtera la naissance du Christ.
Le sobre pallier du cardinal français ne laisse pas imaginer une telle féerie. À peine est-il entré dans l’appartement du haut prélat que le visiteur est bercé par le clapotis d’une fontaine. Au centre d’un sombre vestibule, une immense crèche provençale brille de mille feux. «La crèche est une représentation de l’Évangile. Elle nous aide à accueillir le petit Jésus dans nos cœurs», s’émerveille Sœur Marguerite, religieuse qui s’attache tous les ans à sa préparation avec sa consœur Marie. À 90 ans, le cardinal ne se lasse pas de contempler cette admirable représentation de la naissance du Christ, une «une véritable œuvre d’art» à ses yeux.
Si la pandémie est venue bousculer les traditions, les deux consacrées au service du haut prélat s’activent comme jamais pour préparer le meilleur des Noël. Il faut dire que la vocation du cardinal français, ordonné un 21 décembre, est intimement liée à cette grande fête chrétienne. «Nous conjuguons mon anniversaire d’ordination et Noël, explique le Français qui s’apprête à souffler sa 66e bougie en tant que prêtre. Et comme les religieuses sont musiciennes, c’est une occasion de chanter accompagné par le violon et le piano». En temps normal, de nombreux amis viennent se joindre à cet événement intime organisé au cœur de son immense salon-bibliothèque aux étagères garnies de livres. Mais cette année la fête sera restreinte. Seules «quelques personnes tout au plus» pourront y assister.
Retrouver l’émerveillement de Noël
«Il est aussi d’usage que chaque cardinal aille célébrer dans sa paroisse pour Noël, explique le haut prélat. J’ai eu la chance d’hériter de cette belle basilique Sainte-Praxède à côté de Sainte-Marie-Majeure, dont prennent soin les moines de l’ordre Vallombreuse depuis huit siècles. Cette année, nous avons convenu de ne pas nous rencontrer», lâche-t-il la mort dans l’âme. Sans doute le haut prélat célébrera-t-il donc Noël dans sa petite chapelle aux allures de cabinet de curiosités. Dans cette pièce de quelques mètres carrés sont exposés ses multiples cadeaux et souvenirs religieux, parmi lesquels un reliquaire réalisé par la sœur de sainte Thérèse de Lisieux, «sa sainte préférée».
Si les circonstances sont peu réjouissantes, il n’est pas question cependant pour le nonagénaire de s’apitoyer sur son sort. Car s’il y a bien une fête qui doit conduire à l’espérance, c’est celle de Noël. «Les gens sont blasés, déplore-t-il. Rappelons-nous des grandes litanies, que j’ai moi chantées dans le temps où l’Église parlait latin. Nous demandions au Seigneur de nous protéger de la peste. Avant cette pandémie, nous pensions naïvement que tout cela était fini. Les grandes pandémies, il y en aura toujours. L’homme se redécouvre mortel. S’il n’y a pas l’espérance d’une vie après la mort, alors nous sommes les plus malheureux des hommes. Nous devons raviver notre foi pour la partager avec émerveillement».
Selon le cardinal français, la fête de Noël est tout à fait spécifique par les opposés qu’elle convoque: «Le Ciel et la Terre, ce Dieu qui se fait homme, Marie, à la fois Vierge et Mère». Noël est une «grande brèche pour l’homme qui a des désirs infinis et pour lequel le scandale de la mort est comme un enfermement intolérable… Avec la naissance du Christ, l’histoire bascule et c’est l’horizon qui s’ouvre». La magie de ce grand événement pourrait donc se résumer en ces mots selon lui: «Dieu se fait homme pour nous faire Dieu».
Figure emblématique de la Curie, le Français vivra bien entendu cette fête au rythme de ses innombrables Noëls passés au sein des murs léonins, nourri par ses souvenirs aux côtés des différents pontifes. Il se souvient: «Mes premiers souvenirs de Noël remontent au bon pape Jean (XXIII, nldr). Je me rappelle ces messages de Noël avec sa voix, à la fois très ferme et affectueuse. Ces Noëls étaient toujours pleins de tendresse: il voulait rejoindre toutes les familles».
Noël pendant la Guerre du Vietnam
Mais c’est sans doute avec «le saint pape» Paul VI qu’il vécut son Noël le plus marquant. À cette époque, le prélat travaille à la section française de la Secrétairerie d’État. «Il y a eu un Noël tout à fait singulier. Mon bureau donnait sur la place Saint-Pierre, alors inondée de soleil. Pendant que le saint pape célébrait la sainte messe, moi à ma machine à écrire, je tapais les messages pour le monde entier et pour Hồ Chí Minh notamment. C’était la Guerre du Vietnam. Et Paul VI cette année-là offrait même le Vatican pour abriter, si cela pouvait servir, une conférence de paix».
Des années Jean Paul II, le cardinal Poupard garde un souvenir ému, et évoque notamment les célèbres vœux à la Curie qu’aimait délivrer le pape polonais. «Il avait cette habitude de nous partager ce qu’avaient été ses grandes préoccupations pour l’Église» se souvient-il. Vivre Noël au Vatican relève de l’universel, souligne-t-il en revoyant le parterre de cardinaux réunis chaque 21 décembre salle Clémentine. Au Vatican, cœur battant de l’Église, on vit «si j’ose dire un Noël pleinement catholique» étant donné la multitude de nationalités qui se côtoient.
Si la foule de pèlerins habituelle ne se pressera pas place saint-Pierre pour écouter le pape cette année, s’attriste le Français, le Vatican reste sans aucun doute à ses yeux ce lieu où se vit intensément le mystère de Noël, «au cœur de l’Église qui est en charge de témoigner de ce mystère». Noël est une «grande force» et «toute la vie de l’Eglise est faite pour transmettre ce mystère», conclut-il. Le 25 décembre prochain, le cardinal ne sera probablement entouré que de ses fidèles religieuses. Et pourtant, dans la solitude de son vaste appartement, il n’oubliera pas de vivre cette fête en lien avec toute l’Église, le cœur tendu vers le monde entier. (cath.ch/imedia/cg/bh)
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Un Noël avec Sant’Egidio, bras droit du pape auprès des pauvres 2/3
Chaque année depuis 1982, l’immense basilique de Sainte-Marie-du-Trastevere se transforme en réfectoire et accueille d’immenses tablées de personnes dans le besoin. Au moins 1'000 personnes de nationalités différentes – réfugiés, malades, ou encore détenus – partagent ainsi un repas copieux avec des volontaires de la communauté Sant’Egidio, association de cœur du pontife.
Un rendez-vous incontournable qui avait rassemblé pas moins de 240.000 personnes en 2017 et auquel ont pu participer différents responsables curiaux.
«Le fait de se réunir ensemble dans ce lieu est symbolique, surtout que cette église – la deuxième consacrée à Marie après la basilique Sainte-Marie-Majeure – est très ancienne », explique Carlo Santoro, membre de la communauté. Ce quartier dans lequel il aime vagabonder est pour lui « l’emblème de la Rome populaire » et le ramène aux racines de cette association soucieuse d’aider les plus pauvres fondée en 1968.
Pandémie oblige, l’immense banquet ne pourra avoir lieu cette année. Mais la crise sanitaire et les gestes barrières qu’elle entraîne sont loin de décourager les responsables. « Les pauvres souffrent déjà beaucoup de cette situation et ont faim », résume Carlo. L’arrêt de nombreux lieux de distribution, la fermeture des églises ou encore la réduction de lits dans les dortoirs en raison de la distanciation n’ont fait qu’accentuer la pauvreté des personnes de la rue. «Nous ne pouvons pas les laisser seuls et avons décidé d’augmenter cette présence», abonde le volontaire.
Dans le Trastevere comme partout ailleurs à Rome et en Italie, des milliers de repas – sous forme de portions déjà chaudes – ainsi que des cadeaux seront donc distribués par les volontaires de l’association. La pauvreté s’aggravant au sein des foyers, la communauté compte bien aller frapper aux portes des familles les plus démunies. Les maisons de retraite, les instituts pour personnes handicapées mais aussi les prisons, dans lesquelles est prévue une distribution de lasagnes, ne seront pas oubliés.
Créer une famille de foi et d’amour
«Noël est vraiment le jour où les pauvres sont encore plus seuls. Alors que tout le monde est en famille, ils n’ont n’ont personne», souligne un laïc ayant des responsabilités au Vatican et membre de la communauté. Pour ce volontaire investi depuis maintenant 16 ans dans l’association, l’idée de ce Noël avec Sant’Egidio est bel et bien de «créer une famille pour ceux qui sont sans famille, une famille non de sang mais de foi et d’amour». Cette mission de proximité avec le plus faible à laquelle le pape François invite chacun doit selon lui faire partie de la vie de tout chrétien.
«Le sens de la vie chrétienne se comprend dans l’urgence, dans la souffrance» poursuit ce cadre qui n’hésite à faire de ses missions ponctuelles auprès des plus démunis une priorité. En raison de son investissement durant l’année, il vit ce 25 décembre comme une fête partagée avec des amis qu’il ne pourrait pas laisser seuls en ce jour si particulier.
Certaines années, son engagement l’a aussi poussé dans les lieux les plus retranchés de la capitale, sous des bretelles d’autoroute ou des ponts. Il se souvient ainsi de ce 24 décembre plongé dans l’obscurité humide d’une nuit sans étoiles avec quelques familles Roms. «Nous avons simplement partagé un moment de joie». Ces années d’engagement l’ont aussi conduit à nouer des liens très forts avec des personnes âgées comme cette grand-mère dont la mort l’a grandement affecté.
Un réveillon au Palazzo Migliori
Malgré la pandémie, plusieurs lieux d’accueil tenus par Sant’Egidio comme le Palazzo Migliori, don du pape François, offriront toutefois un réveillon à leurs hôtes. Dans ce palais du XVIIIe siècle décoré de fresques égyptiennes, quelque 30 personnes soupent et dorment chaque soir. Il y aura un grand repas pour le 25 décembre, se réjouit Rosanna qui passera son premier Noël dans ce lieu à deux pas de la place Saint-Pierre.
Comme chacun de ses colocataires, elle recevra un cadeau de la communauté. Assise sous les fenêtres de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée durant la journée, elle attend avec impatience de pouvoir chaque soir retrouver la chaleur d’un foyer.
En raison de la crise, le palais ne pourra cependant pas ouvrir sa porte comme c’était le cas l’année dernière, à des personnes qui n’ont pas le statut d’hôtes dans ce foyer. De même, les distributions de haricots normalement prévues place Saint-Pierre aux alentours de Noël sont suspendues en raison des longues files d’attente qu’elles pourraient créer.
En cette année si particulière, la communauté a lancé une immense campagne de dons qui se tient jusqu’au 28 décembre. Lors d’une conférence de presse le 10 décembre dernier, son directeur Marco Impagliazzo avait alerté sur l’accroissement de la pauvreté en Italie, soulignant que le nombre de paquets distribués avait été multiplié par 2,5 depuis l’éclatement de la crise sanitaire. Le laïc avait aussi effectué un appel aux autorités de la ville de Rome pour accroître le nombre de lieux disponibles en cette période de Noël. «Rome aurait les ressources pour aider tous ceux qui sont dans la rue», déclare Carlo Santoro.
Regarder les pauvres avec d’autres yeux
Au-delà de cette récolte de fonds et cette demande de structures, le volontaire souligne que le but de l’appel de la communauté est d’abord de mobiliser les consciences et d’ouvrir les cœurs sur la pauvreté. Noël est l’occasion de regarder les pauvres avec d’autres yeux, au-delà de ce qu’en présentent les journaux, et de créer une relation d’amitié avec les plus démunis. Au fond, «entre celui qui aide et celui qui est aidé, il n’y a pas de différence et nous sommes là pour partager cette fête», souligne-t-il. (cath.ch/imedia/cd/mp)
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Le chaleureux Noël de la «voix du pape» 3/3
«Noël, est un moment très spécial pour nous, un moment de rencontre », déclare à I.MEDIA Mario Galgano, rédacteur de la section germanophone de Radio Vatican, dans la “maison” depuis 14 ans. L’expérimenté journaliste suisse s’est de fait souvent retrouvé derrière son micro et casque sur les oreilles, quand tous célébraient chez eux le jour de la Nativité du Christ.
Etre contraint de travailler un jour ferié? Mario n’y pense même pas. À lui et ses collègues incombent la tâche importante de transmettre aux chrétiens de langue allemande les faits, gestes et paroles du pape, hier Benoît XVI et aujourd’hui François.
Les locaux de Radio Vatican, «la voix du pape», se trouvent depuis 1970 dans le Palazzo Pio – à l’entrée de la via della Conciliazione. Opérationnelle toute l’année, la station ne chôme évidemment jamais le jour de Noël. Et pour une bonne raison: les journalistes sont les yeux et les oreilles de millions de chrétiens qui, seuls ou en famille, veulent partager ce moment si important de l’année avec le pape.
"Au Vatican, Noël est une fête à part. Ce n’est pas un jour de travail comme les autres"
Une lourde responsabilité, que Mario Galgano porte cependant le cœur léger : « Au Vatican, Noël est une fête à part », explique-t-il. Ce n’est pas un jour de travail comme les autres, mais un moment où l’on va rencontrer la communauté du Vatican.
Noël n'est pas une fête grave
Le 24 et le 25 décembre, la mission de Mario est de lire dans la langue de Goethe les traductions des discours et homélies du pontife, en faisant attention aux improvisations qu’affectionne tant son 'patron'. En cela, rien d’inhabituel. Le travail est fait avec sérieux, bien entendu. Mais on s'active avec plus de joie que d’habitude, confie le journaliste, parce que «Noël n’est pas une fête grave». «On est nettement plus détendu qu’à Pâques», souligne-t-il en comparaison.
Si Mario aime cette journée de travail, c’est qu’elle est marquée par un moment particulièrement attendu pour cet employé du Saint-Siège. L’événement survient généralement après la bénédiction Urbi et Orbi: pendant quelques instants, peuvent se croiser dans les alentours de la basilique Saint-Pierre, près de la célèbre Loggia, tous les membres de la 'grande famille' du Vatican. Gardes suisses, cardinaux, employés laïcs des différents services, prêtres, religieuses… et bien entendu le successeur de Pierre.
Le pape François, qui a particulièrement insisté ces derniers mois sur la nécessité d’adopter une attitude de proximité dans la vie quotidienne, est à son aise en ce jour de Noël. Il prend ainsi le temps de rencontrer et d’échanger paroles et petits cadeaux, brièvement mais très chaleureusement, avec tous les employés qui viennent le saluer. Des rencontres qui ont laissé à Mario des souvenirs impérissables.
"Noël est un moment familial très important"
Un 25 décembre, il se souvient être venu 'au travail' – entendez dans la basilique Saint-Pierre – avec sa fille, qui l’avait attendu alors qu’il traduisait en direct la bénédiction traditionnelle. Les cabines de traduction, qui étaient jusqu’il y a peu installées dans la basilique, lui permettait alors d’être très près du chef de l’Église. Le pape François, après son discours et la bénédiction solennelle, s’était approché des cabines. Sa fille, saisissant un stylo, une feuille d’école et sa chance, avait alors demandé au pontife un autographe. Que ce dernier avait accepté de bon cœur.
Plus récemment, Mario se souvient avec émotion d’avoir présenté au pape François les résultats d’un concours de crèches organisé par la section germanophone de Radio Vatican. «Ce moment très familial est important pour nous», explique-t-il. «Au Vatican, le pape est un peu comme notre président. On est content de le voir pour savoir comment il va, s’il est en forme ou pas.»
Pas de foule place Saint-Pierre cette année
«On a peu tendance à l’oublier, mais Noël est un moment qui rassemble généralement une immense foule sur la place Saint-Pierre», rappelle Mario Galgano. Évidemment, il a déjà été au milieu de la masse des pèlerins. Le jour de Noël vécu à proximité du pontife est autre chose cependant, une chance immense. Toute cette atmosphère si particulière, c’est ce qui lui donne envie chaque année, derrière son micro de raconter ce grand moment de joie.
Cependant, deux petits bémols. La réforme du Dicastère pour la communication, entamée il y a deux ans, semble avoir malheureusement limité les moments de contacts entre les journalistes du Saint-Siège et 'leur' pontife. De plus, l’édition 2020, confie Mario Galgano, sera sans doute un peu moins joyeuse que d’habitude. La crise sanitaire enlève, aux journalistes de Radio Vatican aussi, un peu de cette chaleur familiale qu’ils essayent, chaque année, de transmettre au monde entier. (cath.ch/imedia/cd/mp)
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