Mgr Morerod nomme des représentants laïcs dans les cantons du diocèse
Mgr Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, a choisi de nommer une femme laïque, un homme laïc et un diacre comme représentants de l’évêque pour les régions diocésaines de Fribourg (partie francophone), Vaud et Neuchâtel.
Mgr Morerod nomme des représentants laïcs dans les cantons du diocèse
Charles Morerod: «Ce changement demande un saut dans la foi»
Céline Ruffieux: "J'ai une expérience intérieure de la communauté"
Christophe Godel: "Je suis content de retrouver le terrain pastoral"
Le représentant de l'évêque, Romuald Babey, veut 'avancer au large'
Michel Racloz: une présence de l'évêque en terres vaudoises
LGF: Mgr Morerod envoie ses représentants
LGF: une nouvelle représentante de l’évêque pour la prévention
Fabienne Gigon, nommée représentante de l'évêque à Genève
Soeur Marie-Emmanuel, consacrée à la vie consacrée
LGF: Dorothée Thévenaz Gygax nommée «représentante pour l’écologie»
Mgr Morerod nomme des représentants laïcs dans les cantons du diocèse
Mgr Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, a choisi de nommer une femme laïque, un homme laïc et un diacre comme représentants de l’évêque pour les régions diocésaines de Fribourg (partie francophone), Vaud et Neuchâtel.
Mgr Morerod nomme des représentants laïcs dans les cantons du diocèse
Mgr Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, a choisi de nommer une femme laïque, un homme laïc et un diacre comme représentants de l’évêque pour les régions diocésaines de Fribourg (partie francophone), Vaud et Neuchâtel.
Charles Morerod: «Ce changement demande un saut dans la foi»
Le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg va vivre un important remaniement. Les vicaires épiscopaux seront remplacés par des représentants de l’évêque laïcs et les vicariats par des régions diocésaines. Mgr Charles Morerod a expliqué à cath.ch les enjeux derrière les changements de termes.
Céline Ruffieux: "J'ai une expérience intérieure de la communauté"
"Je suis enthousiaste de ce projet de notre évêque pour le diocèse", assure Céline Ruffieux. L'agente pastorale a été nommée fin mai 2021 représentante de l'évêque pour la région diocésaine de Fribourg (partie francophone).
Christophe Godel: "Je suis content de retrouver le terrain pastoral"
Après six ans comme vicaire épiscopal, l'abbé Christophe Godel va retrouver une paroisse dans le canton de Neuchâtel. Il tire le bilan de ces années, pour lui, et pour l'Eglise catholique dans le canton de Vaud.
Le représentant de l'évêque, Romuald Babey, veut 'avancer au large'
En mars 2021, Mgr Morerod m’a sollicité pour être son représentant dans le canton de Neuchâtel, en me disant: «Voulez-vous faire ce saut dans la foi avec moi?».
Michel Racloz: une présence de l'évêque en terres vaudoises
Michel Racloz a été choisi comme "représentant de l'évêque" pour la région diocésaine Vaud, à la suite de l'abbé Christophe Godel, vicaire épiscopal. Il désire être "un témoin et un garant de la fraternité" au sein du plus grand canton romand.
LGF: Mgr Morerod envoie ses représentants
Les représentants de l’évêque officiellement nommés en mai dernier pour le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF) ont reçu leur mandat des mains de Mgr Morerod, évêque du diocèse, dans la semaine du 23 au 30 septembre 2021.
LGF: une nouvelle représentante de l’évêque pour la prévention
Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, a nommé Mme Mari Carmen Avila représentante de l’évêque pour la prévention des abus d’ordre sexuel, d’autorité ou spirituels. Elle est entrée en fonction le 1er novembre 2022, communique le diocèse le 3 novembre.
Fabienne Gigon, nommée représentante de l'évêque à Genève
Nommée représentante de l’évêque à Genève, un poste qu’elle occupera à partir du 1er septembre 2022, Fabienne Gigon a accepté de faire ce 'saut dans la foi’. “Je me dis qu’ensemble nous pouvons aller de l’avant, même s’il s’agit d’un défi".
Soeur Marie-Emmanuel, consacrée à la vie consacrée
Nommée pour cinq ans depuis le 1er septembre 2021 comme représentante de l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg pour la vie consacrée, Soeur Marie-Emmanuel Minot, ancienne supérieure générale des Hospitalières de Sainte Marthe, à Fribourg, explique sa tâche auprès des religieux et religieuses. Cat...
LGF: Dorothée Thévenaz Gygax nommée «représentante pour l’écologie»
Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF), a nommé Dorothée Thévenaz Gygax, actuelle responsable du secteur Sensibilisation et coopérations à Action de Carême, représentante de l’évêque pour l’écologie.
Mgr Morerod nomme des représentants laïcs dans les cantons du diocèse
Mgr Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, a choisi de nommer une femme laïque, un homme laïc et un diacre comme représentants de l’évêque pour les régions diocésaines de Fribourg (partie francophone), Vaud et Neuchâtel. Il nomme en outre un second vicaire général, une représentante de l’évêque pour la vie consacrée et un secrétaire général pour l’évêché.
Mgr Morerod opère un remaniement profond dans l’organisation de son diocèse. Exit les vicaires épiscopaux et les vicariats. Bienvenue aux représentants de l’évêque et aux régions diocésaines.
Concrètement il nomme nommé représentant.e de l’évêque, pour un mandat de cinq ans depuis le 1er septembre 2021:
- pour la région diocésaine de Fribourg francophone, Céline Ruffieux, de Riaz,, agente pastorale, enseignante et psychologue. L’abbé Jean Glasson, actuel vicaire épiscopal, rentre dans le rang. Il rejoindra Vevey en tant que curé modérateur, où il a pour mission de développer un pôle régional.
- pour la région diocésaine de Neuchâtel, Romuald Babey, de Fleurier, diacre, agent pastoral, enseignant et ancien directeur d’école. L’abbé Pietro Guerini, actuel vicaire épiscopal, retourne à Bergame (IT), son diocèse d’origine qui a été fortement touché par la crise du Covid.
- pour la région diocésaine de Vaud, Michel Racloz, de Renens, agent pastoral et actuel délégué du vicaire épiscopal. L’abbé Christophe Godel, actuel vicaire épiscopal, rejoindra La Chaux-de-Fonds en tant que curé modérateur où il a pour mission de développer un pôle régional.
Pour l’heure Genève échappe au remaniement. Elle garde l’abbé Pascal Desthieux, comme vicaire épiscopal dont le mandat prend fin dans un an.
Tandis que dans la région diocésaine de Fribourg alémanique, Marianne Pohl-Henzen occupe déjà le poste de représentante de l’évêque (bischöfliche Delegierte) depuis août 2020.
Régions diocésaines au lieu de vicariats
Avec le départ des vicaires épiscopaux, les territoires actuellement définis comme vicariats (Fribourg francophone, Fribourg alémanique, Neuchâtel, Vaud) seront désormais des «régions diocésaines».
Nouveau vicaire général
A niveau du gouvernement central du diocèse, Mgr Morerod apporte aussi deux changements importants. L’abbé Bernard Sonney, actuel curé modérateur de l’unité pastorale Grand-Vevey et doyen du décanat St-Martin est nommé vicaire général à 40% dès le 1er septembre 2021. Il viendra renforcer l’équipe de l’évêque, aux côtés de l’autre vicaire général, Mgr Alain de Raemy qui se voit aussi confier le suivi fraternel et vocationnel des prêtres du diocèse, outre les missions linguistiques et la cellule d’accueil pour les prêtres venus d’ailleurs, dont il est déjà responsable.
L’évêché se dote aussi d’un poste de secrétaire général confié à Xavier Hemmer, actuel secrétaire régional du Syndicat Syna Fribourg-Neuchâtel, avec entrée en fonction le 1er juillet.
Représentante de l’évêque pour la vie consacrée
Soeur Marie-Emmanuel Minot, ancienne supérieure générale des Soeurs Hospitalières de Fribourg, a été nommée représentante de l’évêque pour la vie consacrée. Elle sera responsable des liens entre le diocèse et les communautés religieuses, instituts séculiers, communautés charismatiques, etc.
Mgr Morerod adresse ses voeux de bienvenue à ces personnes et remercie les vicaires épiscopaux présents pour l’immense travail accompli au service du diocèse. (cath.ch/com/mp)
Les nouveaux nommés en quelques lignes
Romuald Babey
Né en 1970 à Porrentruy, Romuald Babey est diacre, marié et père de quatre enfants. Il a étudié l’allemand, le français, le grec, le latin et les langues et cultures de l’Antiquité aux Universités de Berne et de Neuchâtel puis obtenu un CAS en Administration et gestion d’institutions de formation. Enseignant de langues au cycle 3 à Fleurier, il a ensuite été directeur-adjoint puis directeur général du cercle scolaire du Val-de-Travers. En 2019, il devient agent pastoral au sein de l’Église catholique romaine de Neuchâtel en tant notamment que responsable cantonal de la pastorale de la santé, référent de la catéchèse dans les paroisses du Val-de-Travers et actif dans les pastorales des funérailles, des baptêmes et des mariages. À l’heure actuelle, Romuald Babey prépare une licence en théologie à Domuni Universitas à Toulouse.
Céline Ruffieux
Née en 1973 en Gruyère, Céline Ruffieux est mariée et maman de cinq enfants. Psychologue FSP (1999-2007) spécialisée dans l’apprentissage et la prise en charge des enfants et des familles, elle a exercé comme psychologue dans un cabinet pluridisciplinaire. Puis elle a fait un doctorat sur l’intelligence et a travaillé dans différentes pratiques d’enseignement au niveau primaire, secondaire et universitaire. Agente pastorale depuis 2014, elle a d’abord oeuvré au sein de l’équipe pastorale de l’unité pastorale Notre-Dame de Compassion (2011-2016) puis pour le pôle Enseignement religieux dans les cycles d’orientation du canton de Fribourg. (Photo : Alain Volery)
Michel Racloz
Né en 1969 en Angola, Michel Racloz a étudié les sciences sociales et pédagogiques, puis la théologie. Au bénéfice également d’un CAS en éthique du travail social ainsi qu’un diplôme en leadership équitable et bienveillant, il a travaillé d’abord comme animateur socio-culturel à Renens, puis pour l’Église catholique vaudoise (depuis 1995), dans diverses aumôneries puis responsable du département «Solidarités». Il assure en outre des cours de «pastorale sociale» au Centre catholique romand de formations en Église (CCRFE). Depuis 2012, Michel Racloz est délégué du vicaire épiscopal de l’Église catholique dans le canton de Vaud.
Bernard Sonney
Né en 1956 à La Tour-de-Trême (FR), l’abbé Bernard Sonney a fait ses études entre Bulle et Fribourg, où il a obtenu une licence en théologie. Il est entré au séminaire en 1976 et été ordonné prêtre en 1983. Il a exercé tout son ministère sur le canton de Vaud: vicaire à Lausanne (secteur pastoral Sacré-Coeur et Sainte-Thérèse, puis paroisse Notre-Dame), curé de Clarens et de Pully, puis curé modérateur de l’unité pastorale L’Orient (St-Rédempteur à Lausanne, Pully, Lutry et Cully - Bourg-en-Lavaux), doyen du décanat St-Maurice composé des unités pastorales L’Orient et de Lausanne-Nord (paroisses St-Etienne et St-Nicolas de Fluë), puis curé modérateur de l’unité pastorale Grand-Vevey (Vevey, La Tour-de-Peilz, Blonay, St-Légier, Corseaux, Corsier, Jongny, Chardonne, Mont-Pèlerin, Chexbres, Puidoux, Rivaz et St-Saphorin) et doyen du décanat St-Martin (Grand-Vevey et Riviera - Pays-d’En-Haut).
Marie-Emmanuel Minot
Née en 1943 à Villefranche-sur-Saône, en France, Sr Marie-Emmanuel (de son nom de baptême Marie-Noëlle) a fait ses voeux dans la communauté des Soeurs Hospitalières de Fribourg en 1968. Diplômée de l’école d’infirmières à Lyon en 1963 puis de l’école de sage-femme à Lausanne, elle a vécu en mission au Rwanda de 1973 à 2008, dont elle fut responsable régionale de 1991 à 2007. Sr Marie-Emmanuel a été supérieure générale de sa congrégation de 2008 à 2020.
Xavier Hemmer
Né en 1979 à Fribourg, Xavier Hemmer est marié et père de 4 enfants. Détenteur d’un master en philosophie et théologie, il a également suivi une formation de gestion d’entreprise et diverses formations en droit du travail, assurances sociales, ressources humaines. Chef de projet puis directeur de l’entreprise de services internet hemmer.ch SA, il a ensuite été directeur adjoint de la Fondation SOS Futures Mamans à Fribourg avant de devenir secrétaire régional auprès du Syndicat Syna Fribourg-Neuchâtel.
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Charles Morerod: «Ce changement demande un saut dans la foi»
Le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg va vivre un important remaniement. Les vicaires épiscopaux seront remplacés par des représentants de l’évêque laïcs et les vicariats par des régions diocésaines. Mgr Charles Morerod a expliqué à cath.ch les enjeux derrière les changements de termes.
Propos recueillis par Maurice Page
L’évêque demande d’abord de faire confiance à Dieu, et d’oser faire un saut dans la foi. «On ne doit pas commencer à faire un plan complet avant de bouger», estime-t-il.
Le cœur de la question
Charles Morerod: «L’Église c’est l’Évangile qui continue». Je répète souvent cette phrase. J’aimerais qu’en voyant l’Église on puisse voir Jésus, voir sa présence active. C’est l’affaire de tous les chrétiens. Nous nous rassemblons parce que le Seigneur est présent au milieu de nous. Il ne s’agit pas de nous occuper uniquement de structures mais d’être témoins. Beaucoup font des choses, sans penser au Christ. Comment manifester le Christ sans épuiser nos forces aux mauvais endroits? C’est le cœur de la question.
"Je souhaite d’abord que les prêtres puissent collaborer dans leur rôle pastoral propre"
Le constat de base
Je souhaite d’abord que les prêtres puissent collaborer dans leur rôle pastoral propre en développant des pôles pastoraux plutôt qu’être assignés à des tâches d’organisation. Je vois qu’il y a dans l’Église beaucoup d’endroits qui ne sont plus très vivants, alors que quelques autres développent une belle vitalité.
Le rôle des laïcs
Les laïcs, en tant que baptisés, ont un rôle actif dans la vie de l’Église et pas seulement pour s’occuper des questions administratives, mais aussi dans la pastorale. Cette collaboration est une chose positive. Elle existe déjà, mais nous pouvons la développer. Donner des responsabilités aux laïcs conduit assez naturellement au fait qu’ils puissent aussi prendre part (avec les prêtres) à la coordination pastorale cantonale avec des tâches transversales qui touchent tous les aspects de la vie de l’Église. Ce qui n’enlève rien au rôle propre des prêtres, sacramentel et pastoral.
Les réalités locales sont différentes
Oui, c’est le principe de subsidiarité. Les grands principes sont toujours vrais, mais leur application relève de la situation locale et de celle de la personne. Tout ne s’applique pas de manière uniforme.
"Choisir des personnes qui connaissent déjà les situations qu’elles auront à traiter devrait rendre le choc beaucoup moins rude"
Des vicariats ou des régions?
Les termes sont liés, pour parler de vicariat, il faut qu’il y ait un vicaire. Sinon il faut utiliser un autre mot plus adéquat. En fait, il s’agit bien toujours d'une entité territoriale intermédiaire entre les unités pastorales (UP) et le diocèse. Les représentants de l’évêque dans les régions diocésaines gèrent les questions locales tout en discutant au niveau diocésain, avec l’évêque.
Ils auront aussi la charge de représenter le diocèse auprès des instances de l’État et des corporations ecclésiastiques, ou encore des autres Églises et religions. Dans le cadre des aumôneries d’hôpitaux ou de prisons, par exemple.
Des dynamiques transversales
L’idée est de favoriser les dynamiques transversales dans le diocèse à partir des réalités locales. Par exemple, en catéchèse, où on essaye de profiter des expériences acquises dans d’autres endroits ou cantons, car ces questions se posent partout de manière assez semblable. La transversalité peut également toucher d’autres domaines comme les services informatiques, la communication, les archives, etc.
Le choix de personnes déjà en place
Choisir des personnes qui connaissent déjà les situations qu’elles auront à traiter devrait rendre le choc beaucoup moins rude. La diversité des profils des personnes responsables, une femme laïque, un homme laïc et un diacre, est aussi un aspect important. Elles ne verront pas toutes la réalité sous le même angle. Dieu nous a fait à son image et sa ressemblance, mais il ne nous a pas fait identiques. Cette diversité contribue à la compréhension de la vie de l’Église. Ce n’est pas qu’une nécessité due à un manque de personnes.
La gestion des ressources humaines
Au niveau de l’évêché, nous avons engagé un secrétaire général. Il a une grande expérience et pourra nous aider dans le domaine des ressources humaines tout comme dans le suivi des dossiers avec les instances cantonales. Il est bien de se faire aider par des professionnels qui comprennent les dynamiques et connaissent les règles juridiques, ce qui n’est pas toujours le lot des prêtres, moi y compris.
L'autorité des représentants de l’évêque
L’autorité de l’évêque est derrière eux (qu’il s’agisse de représentants régionaux ou thématiques, comme la représentante à la vie consacrée), et d’autres représentants vont être nommés graduellement dans diverses thématiques. Il me serait d’ailleurs impossible de prendre toutes les décisions. On a beau imaginer l’Église comme une instance organisée de manière autoritaire, les décisions se prennent le plus souvent par consensus. Une grande partie de l’activité ecclésiale ne dépend pas d’instructions données ou d’ordres spécifiques mais bien plus d’initiatives locales, personnelles ou collectives.
"Les personnes qui s'engagent dans les structures ecclésiastiques le font parce qu’elles ont le souci du bien de l’Église"
La consultation de la Congrégation pour le clergé à à Rome
J’ai surtout parlé avec eux de questions de terminologie. Ils sont attentifs au fait d’éviter de donner l’impression qu’on ne fait que remplacer un vicaire épiscopal prêtre par un vicaire épiscopal laïc. Il faut éviter de créer une confusion qui pourrait aussi avoir des impacts ailleurs, d’où l’importance de les consulter.
Le risque de 'cléricaliser' les laïcs
Il y a des habitudes de fonctionnement dans l’ Église qui demeurent, avec des réflexes ‘cléricaux’. Beaucoup estiment encore par exemple qu’il y a une personne qui décide et qui fait les choses: c’est le vicaire épiscopal, le curé, ou désormais et à défaut, la personne laïque qui représente l’évêque.
Les relations avec les paroisses et les corporations cantonales
Je ne vois pas beaucoup de changements dans ce domaine. Je ne pense pas que cela pose de difficultés particulières. Il ne faut pas exagérer les tensions. Les relations sont habituellement harmonieuses. Les personnes qui s’y engagent le font parce qu’elles ont le souci du bien de l’Église.
Le maintien des structures
Nous n’avons plus besoin de toutes les structures actuelles. Il faut savoir que beaucoup de nos paroisses et de nos églises ont été érigées dans le courant du XXe siècle. On a, par exemple, rempli la ville de Genève d’églises catholiques dans l’idée que les paroissiens ne devraient pas prendre plus d’un quart d'heure à pied pour y aller.
On disperse ainsi les communautés avec des gens qui croient qu’ils sont les derniers des Mohicans, dont la foi peut néanmoins être admirable, quel que soit leur nombre. Si on les rassemble, le point de vue est différent. A Notre-Dame de Genève, il y a ainsi environ 2’000 personnes chaque week-end.
La fusion des paroisses
A part celle d’Estavayer-le-Lac (FR), il n’y a pas eu de fusion de paroisses d’envergure ces dernières années. Beaucoup de paroisses ont été créées au XIXe et XXe siècle. L’Église a vécu des siècles en en ayant nettement moins pour un même territoire, même si la population était moindre. Une partie d’entre elles ont de la peine à tourner, tant sur le plan du personnel que celui des ressources financières. Je ne peux donc qu’encourager les fusions.
"Je sais depuis mon adolescence qu’être catholique, c’est aller à contre-courant des conformismes"
Un processus en route
Il faut viser la vie de l’Église, dans ses différentes communautés. Cela implique avant tout de faire confiance à Dieu, et dans ce processus, j’ai demandé aux nouveaux représentants de faire un saut dans la foi: on ne doit pas commencer à faire un plan complet avant de bouger. Je le dis aussi dans l’attente de pouvoir commencer le processus synodal, quand la situation sanitaire le permettra.
Une Église de minorité
Que l’Église soit un petit troupeau, n’est pas nouveau: je sais depuis mon adolescence qu’être catholique, c’est aller à contre-courant des conformismes contemporains. Si on rassemble les gens, ils se sentiront moins seuls dans ce petit troupeau. Il faut leur donner la possibilité de se découvrir les uns les autres, de marcher ensemble. (cath.ch/mp)
25/05/2021
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"Je suis enthousiaste de ce projet de notre évêque pour le diocèse", assure Céline Ruffieux. L'agente pastorale a été nommée fin mai 2021 représentante de l'évêque pour la région diocésaine de Fribourg (partie francophone). Elle estime que son vécu en tant que femme, paroissienne et laïque lui permettra d'apporter une couleur particulière dans sa nouvelle mission.
Une petite révolution est en marche dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF). Fin mai, l'évêque, Mgr Charles Morerod, a opéré un remaniement profond dans l’organisation de son diocèse. Les vicaires épiscopaux et les vicariats ont laissé la place aux représentants de l’évêque et aux régions diocésaines.
Céline Ruffieux, de Riaz, agente pastorale, enseignante et psychologue, prendra ainsi la suite de l’abbé Jean Glasson au 1er septembre 2021 pour la région diocésaine de Fribourg (partie francophone). D'ici là, elle continue d'occuper son poste d'enseignante en religion et formatrice au vicariat. Elle répond aux questions de cath.ch sur les enjeux de sa future mission.
D'après ce que vous en savez, vos tâches en tant que représentante de l'évêque seront-elles tout à fait les mêmes que celle du vicaire épiscopal?
Céline Ruffieux: Nous allons d'abord assurer la continuité. Sur le principe, les mêmes tâches me seront attribuées, sauf bien sûr celles qui sont propres à un prêtre. L'évêque a clairement posé les lignes directrices. Gardons à l'esprit que nous sommes dans un processus, on va voir et construire au fur et à mesure des besoins, des réalités, déterminer ce qui sera le plus pertinent.
En tant que femme, laïque et mère de famille, que pensez-vous pouvoir spécifiquement apporter dans votre fonction?
Je me considère avant tout comme une personne avec mes compétences propres, et je pense que c'est davantage pour cela que l'évêque m'a appelée que parce que je suis une femme. Après, il est sûr que mon identité de femme, laïque et mère de famille est une richesse complémentaire, qui apportera d'autres couleurs à ce poste. Nous avons chacun une manière différente d'entrer en contact avec les personnes, d'être en lien, d'être dans le monde selon notre histoire de vie, notre formation.
"Si on n'accepte pas cette diversité, on passe à côté de l'Eglise"
Concrètement, comment cela se manifestera?
J'ai une expérience "intérieure" de la communauté, qu'elle soit familiale ou paroissiale. Car je suis avant tout paroissienne. Cela me donne une perspective différente, une vision particulière de l'Eglise. Je ne parle pas en termes d'avantage ou de désavantage. C'est une particularité qui va faire évoluer les choses dans un axe différent.
Ce nouvel état de fait n'induit cependant aucun éloignement entre le corps des laïcs et celui des prêtres. Car en tant que baptisés, nous sommes complémentaires, nous sommes tous là pour faire vivre l'Eglise ensemble, avec des rôles, des missions, des statuts, des états de vie différents. Je me réjouis de travailler dans cet esprit avec les prêtres.
Que pensez-vous de cette démarche de valorisation des laïcs effectuée par Mgr Morerod?
Je suis très heureuse et enthousiaste de ce projet et de cet appel de notre évêque pour le diocèse. C'est un renouveau, un dynamisme, un élan. Il parle de saut dans la foi, et j'aime bien cette idée de mouvement. Cela implique que les choses sont en train de bouger. Mais un saut comprend aussi des risques, qui sont autant de "kairos", de lieux qui peuvent devenir des tremplins dans ce processus ecclésial.
Les laïcs ont toute leur place dans l'Eglise. Le pape François n'arrête pas de le souligner et de poser des gestes en ce sens. Donner une place aussi importante aux laïcs, aujourd'hui, c'est un signe fort. Nous tous, les baptisés, nous sommes l'Eglise. Si on n'accepte pas cette diversité, on passe à côté de l'Eglise, qui doit être représentative de son peuple.
Pensez-vous courir le risque d'être "cléricalisée"?
Cette crainte existe. Quand on a un pouvoir, un statut, on a la tentation de l'utiliser pour imposer des choses qui n'ont aucun sens. Mais, à mon avis, le risque est autant présent pour un laïc que pour un clerc. Je ne pense pas que ce soit le sacrement de l'ordre qui rende "clérical". Ce sont les choix que le prêtre fait par la suite et comment il se positionne par rapport aux autres dans son état ordonné. C'est une question sociologique, un laïc peut devenir clérical s'il adopte une posture du genre: "Parce que j'ai cette mission-là, vous devez m'obéir, parce que j'ai tel statut, je sais mieux que vous, etc.". Le prêtre est transformé par le sacrement de l'ordre, mais reste malgré tout humain. Et personne ne peut s'épargner de travailler sur son rapport aux autres et à la société.
"Il ne faudrait pas être dans une attitude du 'tout va bien, on fonce'"
Comment éviter ce piège de la "cléricalisation"?
Plus on est explicite dans nos relations, dans les rôles qu'on tient, dans le genre de mission qu'on a, moins on risque de se cléricaliser. Mais cette tentation guette chacun de nous et il faut rester vigilant. A mon niveau, je prévois de faire le point à intervalles réguliers, pour m'interroger sur mon fonctionnement.
Avez-vous rencontré des personnes ayant une vue critique de la démarche de l'évêque?
Comme c'est tout frais, j'entends peu de remarques directes. Par contre, je sais qu'il y a des craintes. Dès qu'il y a un changement, cela crée un flou, on doit changer de repères, déconstruire quelque chose qu'on connaît bien. Et même si l'on n'est pas d'accord avec un système, ce dernier reste confortable, parce qu'on connaît son fonctionnement, ses rouages. La crainte peut fabriquer une réponse d'agressivité, de rejet ou de déni. Ce sont des réactions humaines et normales. J'en ai conscience et je vais les accueillir. Il ne faudrait pas être dans une attitude du "tout va bien, on fonce". Il est important de se poser des questions et de créer des espace-temps pour en parler.
Quelles seront vos premières actions à votre poste? Quels sont les chantiers auxquels vous allez vous atteler en premier?
Un premier défi est justement d'appréhender, d'expliciter ces craintes, ces questionnements, ces rejets. Discuter, trouver des solutions ensemble. Moi-même, je dois trouver ma place, ainsi que toutes les autres personnes impliquées dans cette nouvelle dynamique. Le dialogue va être primordial, dans un processus de synodalité. On est 'Eglise', et pas une multinationale avec un patron qui change.
Sinon, c'est un peu tôt pour parler des dossiers. Un point qui me tient à cœur, ce sont les articulations entre les diverses structures existant dans le canton, les équipes pastorales, les paroisses, la corporation ecclésiastique, les organes de communication, etc, ainsi qu'avec les autres régions du diocèse. On a déjà commencé à réfléchir ensemble pour ne pas réinventer la roue chacun dans notre coin, mais essayer d'apporter des réponses selon nos réalités respectives. L'évêque a parlé de transversalité, et là je vois vraiment l'occasion de synergies pour des thématiques particulières qui traversent le diocèse. La collaboration est déjà bien présente, mais on peut certainement faire encore mieux.
J'ai envie d'aller vers cette Eglise où les personnes se sentent bien, dans laquelle on a envie de venir et revenir. (cath.ch/rz)
25/05/2021
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Après six ans comme vicaire épiscopal, l'abbé Christophe Godel va retrouver une paroisse dans le canton de Neuchâtel. Il tire le bilan de ces années, pour lui, et pour l'Eglise catholique dans le canton de Vaud.
Olivier Schöpfer, Relais
Pourquoi quittez-vous, après six ans, votre fonction de vicaire épiscopal?
Christophe Godel: Mon mandat de cinq ans s'est terminé l'année passée. Comme Mgr Charles Morerod [évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, ndlr.] commençait alors la réflexion en vue d'une réorganisation diocésaine, il m'a demandé de pouvoir le prolonger d'une année supplémentaire. Aujourd'hui, notre évêque est prêt pour passer à une nouvelle étape en redistribuant autrement les fonctions, comme il l'a annoncé récemment.
Que pensez-vous de la nomination des laïcs comme responsables des régions diocésaines?
En ayant collaboré avec beaucoup de laïcs, en particulier dans le partage des tâches au vicariat épiscopal, j'ai pu mesurer leurs compétences et la complémentarité de nos vocations au service de l'Eglise. Je pense qu'ils seront d'excellents collaborateurs pour l'évêque, qui pourra s'appuyer sur eux en toute confiance.
J'espère aussi que cette nouvelle configuration permettra aux deux évêques et au nouveau vicaire général d'être davantage présents dans les différentes parties du diocèse.
Vous allez retrouver un poste en paroisse. C'était un rêve qui se réalise?
Je suis content de retrouver le terrain pastoral local. Pendant six ans, le contact direct avec les gens était plus restreint. Mon rôle a plutôt été d'aider les prêtres, les diacres, les consacrés, les laïcs à pouvoir exercer leur mission, en favorisant la vie de l'Eglise de différentes manières. Je suis curieux de découvrir comment je reprendrai un ministère paroissial avec l'expérience que j'ai acquise dans la mission actuelle.
Quel bilan tirez-vous des années passées comme vicaire épiscopal, à titre personnel et au niveau de l'Eglise catholique dans le canton de Vaud?
Le canton de Vaud est une grande région, avec une population catholique aussi nombreuse que le Valais et plus grande que les autres cantons romands. La provenance multiculturelle de beaucoup de catholiques est une chance et une richesse, car chacun arrive avec sa foi vivante qui stimule tout l'ensemble. J'ai acquis une conscience beaucoup plus vive de la complémentarité des ministères, des vocations, des charismes.
"C'est l'Esprit Saint qui est le grand architecte, et nous devons apprendre à l'écouter pour ne pas tomber dans le fonctionnarisme et l'activisme"
J'ai vu que la même mission fondamentale du Christ s'exprime dans la vie paroissiale, dans les aumôneries, etc. et que chaque ministère est important et complémentaire aux autres. La relation avec les autres communautés chrétiennes a été un grand plaisir, ainsi que la meilleure découverte des communautés juives et musulmanes. Les contacts avec les personnes impliquées dans le monde politique ont aussi été de très belles expériences avec une volonté commune de travailler ensemble pour le bien de tous.
Quel est le message que vous voudriez laisser aux catholiques de ce canton?
Restez connectés à l'Esprit Saint! Comme Vaudois, nous avons des compétences pour organiser les choses, mais comme le dit régulièrement le pape François, nous sommes une Eglise et pas une ONG. C'est l'Esprit Saint qui est le grand architecte, et nous devons apprendre à l'écouter pour ne pas tomber dans le fonctionnarisme et l'activisme.
Comme vicaire épiscopal, j'ai eu la joie de donner souvent le sacrement de la confirmation. Cela a été à chaque fois une piqûre de rappel pour ne pas oublier que le chrétien est une personne qui a reçu les dons du Saint Esprit pour lui permettre de souffler dans sa vie, un peu comme le vent qui fait avancer le bateau grâce aux voiles qu'il a déployées. Ainsi, nous pouvons avancer au large, être une Eglise en sortie, au service de tous, de Dieu et de nos frères et sœurs. (cath.ch/relais/os/rz)
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Le représentant de l'évêque, Romuald Babey, veut 'avancer au large'
En mars 2021, Mgr Morerod m’a sollicité pour être son représentant dans le canton de Neuchâtel, en me disant: «Voulez-vous faire ce saut dans la foi avec moi?». J’ai répondu: «Laissez-moi d’abord m’asseoir et en discuter avec mon épouse.» Mais finalement cela m’a beaucoup plu, explique Romuald Babey, dans le bureau de la paroisse de Fleurier (NE).
Maurice Page
En choisissant de remplacer les vicaires épiscopaux par des «représentants de l’évêque» non-prêtres, Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne Genève et Fribourg (LGF), fait oeuvre de pionnier. Romuald Babey, représentant désigné de l’évêque pour la région diocésaine de Neuchâtel, se présente et livre à cath.ch sa vision de sa charge.
«Tout n’est pas écrit, tout n’est pas établi, laissons la place à l’Esprit-Saint"
«Tout n’est pas écrit, tout n’est pas établi, laissons la place à l’Esprit-Saint. Faire ce saut dans la foi, si on réfléchit uniquement avec son intellect, peut paraître effrayant. Mais en y regardant de plus près, le saut dans la confiance n’est-il pas précisément la caractéristique première de la foi chrétienne?, s’interroge le diacre permanent. Depuis que je suis né, la foi m’a conduit à des endroits où je ne pensais pas aller. J’ai choisi comme devise d’ordination 'Avance au large, n’aie pas peur'. Elle ressort assez fréquemment ces temps-ci.»
«Le collège St-Charles m’a ancré dans la foi»
A 51 ans, Marié, père de quatre enfants, Romuald Babey a déjà un riche parcours personnel, professionnel et ecclésial.
Le passage au Collège St-Charles à Porrentruy, entre l’âge de 12 et 20 ans, a été une première étape importante pour le jeune Jurassien. «Ces années m’ont ancré dans la foi, en côtoyant des enseignants et des prêtres qui ont posé des balises sur mon chemin». Vers 18 ans, le collégien songe au séminaire et à la théologie, mais finalement le désir de fonder une famille prévaut. Après une tentative en médecine, il s’oriente vers des études de lettres classiques à Berne et à Neuchâtel.
Enseignant et directeur d’école
En 1995, encore étudiant, il commence à donner des cours à l’école secondaire du Val-de-Travers. Il complète sa formation pédagogique et devient enseignant titulaire. Il s’installe avec sa famille à la Chaux-de-Fonds.
En 2003, il déménage à Fleurier. En 2011, il devient directeur-adjoint, puis en 2015, directeur général des écoles du Val-de-Travers qui comptent 1’500 élèves et 150 professeurs. Un poste qu’il occupera jusqu’en 2019.
"En 2019, j’ai souhaité m’investir davantage dans l’Eglise en y travaillant de manière professionnelle. Cela a été un grand saut."
Au plan ecclésial, son itinéraire passe d’abord par la paroisse du Sacré-Coeur, à la Chaux-de-Fonds. «J’ai été nommé délégué pour AD2000, une grande démarche diocésaine lancée par Mgr Bernard Genoud. J’ai mieux découvert l’Eglise diocésaine et le ministère de diacre. J’ai alors été sollicité pour ce parcours, mais cela n’était pas encore mûr. Nous avions prévu avec ma femme d’avoir encore d’autres enfants. J’ai donc attendu 2009 pour me lancer dans la formation en vue du diaconat.»
Premier diacre permanent à Neuchâtel
Une formation qui aboutit en 2013 à son ordination comme premier diacre permanent catholique pour le canton de Neuchâtel, tout en conservant son activité de directeur d’école.
«En 2019, j’ai souhaité m’investir davantage dans l’Eglise en y travaillant de manière professionnelle. J’ai proposé mes services au vicaire épiscopal. J’ai, depuis septembre 2019, deux mandats comme responsable de la pastorale de la santé au plan cantonal et comme agent pastoral à la paroisse de Fleurier. Cela a été un grand saut.»
Un diacre permanent ne peut pas s’engager sans l’accord de sa femme
Sa famille qui avait déjà accepté de le suivre dans l’aventure du diaconat permanent a également été d’accord de faire ce saut. Il n’est en effet pas concevable qu’un diacre marié s’engage sans l’accord de son épouse. Comme le salaire d’un agent pastoral dans le canton de Neuchâtel n’est clairement pas celui d’un directeur des écoles, sa femme a accepté de reprendre une activité professionnelle dans un EMS.
Leurs quatre enfants, aujourd’hui âgés entre 15 et 22 ans, ont eu des réactions différentes. «Mon fils aîné m’a dit d’attendre la retraite; ma fille m’a interrogé sur la nature de ce travail; la troisième m’a dit: 'Le plus important c’est que tu sois heureux dans ce que tu fais'; la dernière a été touchée mais n’a pas dit grand chose. Ma femme s’est fait une philosophie: 'si c’est Dieu qui l’appelle, je ne peux pas aller contre.'»
Pour couronner l’ensemble, Romuald Babey s’est lancé dans une licence en théologie, en ligne, auprès de Domuni Universtas des dominicains de Toulouse. «C’est fantastique, car avec cette formation toutes les pièces du puzzle de ma vie se mettent ensemble pour former un magnifique paysage de la foi.»
Observer d’abord
Même s’il connaît de l’intérieur l’Eglise de Neuchâtel, Romulad Babey veut commencer par observer selon le principe 'voir-juger-agir'. «Je ne veux pas arriver avec de gros souliers en prétendant transformer le canton.»
"Être une Église pauvre avec peu de ressources peut être vécu comme une chance"
A ses yeux, le premier aspect concerne les relations entre la vingtaine d’agents pastoraux laïcs et la quinzaine de prêtres, répartis en quatre unités pastorales (UP). «Mon premier projet est de créer des liens plus forts entre nous. Nous sommes tous des baptisés qui devons porter ensemble la responsabilité de l’Eglise. Cela me paraît essentiel, d’autant plus que plusieurs départs laissent des trous qu’il faudra combler en faisant appel à des compétences diverses des prêtres des agents pastoraux laïcs et des paroissiens.»
Pour le nouveau représentant de l’évêque, le fait d’être une Eglise pauvre avec peu de ressources peut être vécu comme une chance par tous pour devenir plus acteur de sa communauté. La démarche synodale diocésaine, qui va se mettre en place, doit permettre d’aller dans cette direction.
Commander aux prêtres
Concrètement le vicaire épiscopal, l’abbé Pietro Guérini, va retourner dans son diocèse de Bergame, en Italie. Certaines de ses tâches liées à son ministère sacerdotal ne pourront pas être reprise par un diacre ou un laïc, constate Romuald Babey. Elles seront redistribuées au doyen et aux curés modérateurs. .
Le diacre est bien conscient que le fait de commander à des prêtres et des curés peut poser des difficultés, puisqu’ils préféreraient généralement avoir un pair en face d’eux. Mais «on doit se parler et dialoguer. J’ai aussi l’avantage que le vicaire épiscopal m’a déjà invité à la réunion des prêtres. Nous nous connaissons donc assez bien.» En outre dans la nouvelle organisation, l’évêque auxiliaire, Mgr Alain de Raemy, s’occupera plus spécifiquement des prêtres pour le diocèse. Lorsque cela sera nécessaire, une rencontre à trois pourra se faire.
Travailler en équipe
«Les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas clérical et que je n’attire pas tout le pouvoir à moi, mais que j’essaye de le partager. L’image qui me parle le plus du diacre est celle du Christ lavant les pieds de ses apôtres, le soir du Jeudi-Saint», insiste Romuald Babey.
«A ma demande, j’occuperai le poste de représentant de l’évêque à 50% (avec François Perroset comme adjoint à 50%) et je garderai l’autre 50% en pastorale. Je ne veux pas quitter le terrain, j’en ai besoin. Je ne veux pas rester enfermé dans un bureau à inventer je ne sais quoi. Je souhaite travailler en équipe.»
Lien avec la Fédération catholique-romaine
Le deuxième rôle du représentant de l’évêque est de faire le lien avec la Fédération catholique romaine de Neuchâtel (FCRN) l'organe administratif et financier de l'Eglise dans le canton, selon le concordat avec l’Etat. Là encore, la chose lui semble sur de bons rails «Nous devons faire beaucoup d’efforts pour trouver les fonds nécessaires à notre fonctionnement. Le fait que nous partageons nos locaux du vicariat à Neuchâtel avec la FCRN facilitera cette collaboration.» Son activité de responsable des aumôneries de la santé l’a en outre déjà mis en contact avec des nombreuses instances et institutions cantonales.
Transversalité au plan diocésain
A la veille de son entrée en fonction, Romuald Babey insiste encore sur la dimension diocésaine. «Nous sommes un diocèse avec quatre cantons et non pas quatre évêchés (ou cinq en comptant le Deutschfreiburg). J’entends travailler main dans la main et de manière transparente avec l’évêque. En tant que représentants de l’évêque, nous sommes intégrés au Conseil épiscopal.» Pour lui, «le fait que nous soyons pères et mères de famille apportera à cet organe quelque chose de nouveau. Nous sommes en prise directe avec la société.»
«Très honnêtement, je n’ai pas entendu de réactions critiques à l’annonce de ma nomination»
Romuald Babey a pu fait l’expérience de la transversalité voulue par Mgr Charles Morerod, évêque de LGF, lors de la pandémie de coronavirus. «Nous avons établi des échanges entre responsables de la pastorale de la santé des divers cantons. Ce que nous ne faisions pas auparavant. Nous avons pu discuter sur nos pratiques et se donner mutuellement des impulsions.» Une démarche qu’il entend poursuivre et élargir à d’autres domaines. (cath.ch/mp)
Félicitations des protestants
«Très honnêtement, je n’ai pas entendu de réactions critiques à l’annonce de ma nomination», répond Romuald Babey. Peut-être ne m’ont-elles pas été dites directement? J’ai même reçu de la paroisse réformée du Val-de-Travers, avec qui nous travaillons beaucoup, une belle lettre de félicitations. Cette histoire oecuménique doit se poursuivre. Il ne faut pas oublier non plus l’Eglise catholique-chrétienne qui a son siège à la Chaux-de-Fonds.» MP
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Michel Racloz: une présence de l'évêque en terres vaudoises
Michel Racloz a été choisi comme "représentant de l'évêque" pour la région diocésaine Vaud, à la suite de l'abbé Christophe Godel, vicaire épiscopal. Il désire être "un témoin et un garant de la fraternité" au sein du plus grand canton romand, fort de plus de 800'000 habitants, dont 215'000 catholiques.
De vicaire épiscopal à représentant de l'évêque, quels sont les enjeux liés à ce changement opéré par Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg? Interview de Michel Racloz, qui reçoit cath.ch dans le jardin du vicariat épiscopal, au Chemin des Mouettes 4, à Lausanne.
Y a-t-il des particularités vaudoises liées à votre mission?
Michel Racloz: La réalité vaudoise me tient très à cœur. Les défis des représentants de l'évêque sont différents selon les régions diocésaines. Depuis 2012 au service du vicariat de l’Église catholique du canton de Vaud (ECVD), j'ai appris à gérer la dimension des relations institutionnelles, de l'œcuménisme, de l'interreligieux, en particulier les missions d'aumônerie dans l’éducation, la formation, la santé et la solidarité. J'ai répondu à l'appel de l'évêque avec la conscience des enjeux internes à l'Église, mais aussi des défis à relever avec les autres Églises chrétiennes dans le canton.
Comment concevez-vous votre nouvelle responsabilité?
Je souhaite avant tout intensifier la culture de la reconnaissance, de la confiance mutuelle entre les baptisés, hommes et femmes, et renforcer la collaboration entre agents pastoraux qu’ils soient ministres ordonnés ou laïcs. Je veux également prendre en compte le plus possible les effets de la pandémie sur la vie des gens. Comment, en tant qu’Église, contribuer à cette sortie de crise et aider à reconstruire un monde plus juste, plus solidaire? D’autres impulsions du pape me tiennent à cœur: le respect de la création, l'appel à la fraternité universelle, la présence aux plus fragiles, entre autres.
"Je souhaite intensifier la culture de la reconnaissance entre agents pastoraux, ordonnés ou laïcs"
Comment les tâches du vicaire épiscopal seront-elles transférées au représentant de l'évêque?
Depuis 26 ans que je suis au service de l'ECVD, j'ai connu un évêque auxiliaire et 4 prêtres qui ont occupé la fonction de vicaire épiscopal. Chacun y a mis des accents différents ou a interprété sa fonction de manière variée, selon des réalités du terrain qui ont beaucoup changé, mais aussi en fonction d’accents pastoraux plus personnels. Autrement dit, ce n'est pas parce qu'ils étaient des ministres ordonnés qu'ils ont agi de la même manière. La distinction à faire avec ce qui est de l’ordre du ministère ordonné est très clair dans ma tête et dans celle des autres représentants. Nous sommes des laïcs, avec nos propres charismes, au service d’un ministère que l’évêque nous confie, autrement dit des "disciples-missionnaires", selon l’expression du pape François, avec une responsabilité spécifique dans une église locale.
Il y a quand-même des tâches qui étaient directement liées au vicaire épiscopal…
Dans le ministère de vicaire épiscopal, il y a effectivement différentes tâches propres au ministère ordonné comme les confirmations ou l'installation des curés modérateurs et des curés. Certaines tâches seront prises en charge par les évêques et d'autres par des prêtres doyens. C'est une des conséquences de la nomination de laïcs au niveau des régions, et cela sera construit dans une cohérence diocésaine. Pareil pour la messe annuelle à la cathédrale de Lausanne, nous pourrions envisager un tournus entre les curés modérateurs de Lausanne, par exemple.
Cette nomination de représentant, la voyez-vous comme une valorisation des laïcs par l’évêque?
Je la vois plus comme une marque de confiance et de reconnaissance à l'égard de personnes qui ont été discernées comme adéquates pour réaliser ce service au niveau des régions diocésaines.
"Pour mener les bons discernements, il faut une diversité de regards, de compétences et de charismes autour de la table"
Que répondre à ceux qui craignent que ce poste favorise la cléricalisation de laïcs?
Que le répondant soit laïc ou ministre ordonné, l'enjeu est lié à la manière d'exercer la gouvernance. Aussi je veillerai à ce que nous soyons tous ensemble au service de l’espérance chrétienne auprès de nos contemporains. Le monde d'aujourd'hui est de plus en plus complexe et instable. Pour mener les bons discernements, il faut une diversité de regards, de compétences et de charismes autour de la table. C'est aussi une manière d'éviter certaines formes d'abus ou de dérives. Une de mes intentions est de travailler, à tous les niveaux, de manière plus transversale et collégiale. Je me réjouis de collaborer avec de nombreux partenaires.
Avez-vous des projets concrets liés à votre nouvelle responsabilité?
Je rêve du développement d’une Église hospitalière et interculturelle, qui offre en toute simplicité des espaces de spiritualité et d’accompagnement pour rejoindre nos contemporains en recherche de sens ou désespérés. De manière générale, un de mes apports – en empruntant les mots du pape François –, c'est d'initier les bons processus, avec la diversité des personnes. Nous souhaitons entrer dans la démarche synodale que lancera le pape en octobre prochain durant cette année 2021-2022.
"Je rêve d’une Église hospitalière et interculturelle, qui offre des espaces pour rejoindre nos contemporains"
Nous pouvons rejoindre les catholiques les plus pratiquants à travers les activités des paroisses, nous pouvons aussi rejoindre d'autres publics par les aumôneries, mais il y a aussi les catholiques un peu plus à distance de nos Églises et, surtout, le 40 % de la population vaudoise qui se dit sans appartenance religieuse. C'est un vrai défi de savoir quelles nouvelles initiatives pastorales peuvent être lancées. Et c'est une intuition de Mgr Morerod de dire que de nouveaux pôles régionaux pourraient permettre de créer de nouvelles initiatives.
Qu'est-ce que sont ces pôles?
Dans le canton de Vaud, nous avons déjà de très grandes paroisses, il s'agit donc davantage de pôles "thématiques". Autour de la basilique Notre-Dame, en plein centre-ville, de la paroisse Sainte-Thérèse animée par la communauté des Béatitudes, qui attirent des jeunes au-delà du territoire paroissial. Il y aura bientôt l’Espace Maurice Zundel à Lausanne. Ou la mission polonaise de Villeneuve qui attire des Polonais de toute la région.
Est-ce que l'accompagnement des prêtres du canton de Vaud fait partie du cahier des charges?
Il m'est déjà arrivé d'accompagner des prêtres par le passé en distinguant ce qui relève du ministère confié et de la vie presbytérale. En tant que représentant, c'est peut-être un point un peu sensible. Certains prêtres m'ont déjà fait part de leur souci d'être accompagnés. Une de mes responsabilités est d'être en dialogue avec nos évêques et les curés modérateurs et de mettre en place les bons dispositifs pour que les prêtres soient heureux dans leur ministère. Bien des prêtres m’ont beaucoup apporté et donné, en particulier leur confiance. J’ai grandi grâce à eux. Je désire les soutenir pour qu’ils puissent vivre leur ministère essentiel à notre Église.
Michel Racloz, en Afrique, à l'université et à la rue
Fils de parents missionnaires dans une Église évangélique, Michel Racloz naît en Angola en 1969. Arrivé à Lausanne en 1970, Michel grandit au sein d'une famille chrétienne, œcuménique et engagée dans la diaconie. Passionné de foot et d'échecs, il étudie les sciences sociales et pédagogiques à l'Université tout en s'impliquant auprès des personnes de la rue. Il s'engage comme animateur socio-culturel à Renens. Il devient catholique et se marie avec Erica en 1991. Il étudie la théologie à Lyon dès 1996.
Père de trois enfants, il prend la responsabilité du département Solidarités de l'ECVD en 2006. Après avoir obtenu un CAS (Certificate of Advanced Studies) en éthique sociale de travail, il est appelé par l'abbé Marc Donzé à rejoindre l'équipe du vicariat en 2012. Il obtient encore un diplôme en leadership équitable et bienveillant au quotidien en 2018. En 2021, il est nommé par Mgr Morerod comme représentant de l'évêque, succédant au vicaire épiscopal Christophe Godel. GR
Comment concevez-vous vos rapports avec les politiques et la société vaudoise?
Depuis 2012, comme délégué du vicaire épiscopal, et maintenant, comme représentant de l'évêque, je conçois les rapports comme un dialogue, comme un partenariat avec le monde politique et les autres institutions. La fonction de la représentation, c'est plus que serrer des mains et d'être visible. C'est souvent devoir suivre des dossiers qui prennent plusieurs années à être finalisés.
Le représentant de l'évêque est donc à mi-chemin entre le terrain et l'évêque.
Une de mes tâches est d'avoir cette vision institutionnelle, panoramique et "stratégique" pour la réalisation des diverses missions de l'Eglise. Je la construis dans le dialogue avec les acteurs d'institutions sur le terrain et dans le dialogue avec l'évêque et le conseil épiscopal, la Fédération ecclésiastique catholique romaine du canton de Vaud (FEDEC-VD) et d'autres instances. Nous portons ensemble la responsabilité de la mission de l'Eglise et une responsabilité institutionnelle par rapport au nombre de baptisés qui s'engagent bénévolement et par rapport aux employés – plus de 260 salariés, pour un budget annuel d'à peu près 29 millions. (cath.ch/gr)
Comment Michel Racloz voit la région diocésaine du canton de Vaud
"En plus d'être composé de treize Unités pastorales et trois UP inter-cantonales, dont certaines peuvent regrouper plus de 20'000 âmes, il y a des spécifiés vaudoises, comme la région du Chablais – vaudoise et valaisanne – qui fait partie du diocèse de Sion. Nous intensifions les collaborations interdiocésaines. Il faut tenir compte de la grande densité de population sur les bords du Léman, entre Nyon et Villeneuve. Certaines équipes pastorales sont nombreuses, avec huit à dix agents pastoraux avec de plus en plus d’agents pastoraux impliqués dans la pastorale linguistique.
Dans la société civile
L'Eglise catholique dans le canton de Vaud collabore avec le monde de l'éducation, la formation, la santé ou la solidarité. Elle assure un service d'aumônerie œcuménique dans plus de 200 institutions. En grande partie dans les EMS, mais aussi dans les gymnases et les écoles professionnelles. La plupart sont des services de l'État. Il y a plus de vingt domaines dans lesquels l'Église catholique vaudoise collabore avec les départements de l'État.
Engagements
Les agents pastoraux de la région diocésaine Vaud sont au nombre d’environ 240. Nous travaillons de plus en plus de manière transversale, intercantonale, interdiocésaine et œcuménique. 50% en territoriale et mission linguistique, 40% en pastorale catégorielle, et 10% dans les forces cantonales de la conduite, de l'information et du secrétariat général, des prestations de soutien. Notre Eglise cultive son inter-culturalité, avec l'intégration de personnes migrantes dans les paroisses. A noter que plus de 40% des catholiques vaudois sont issus de l'immigration.
Renouvellement
Un des grand enjeux: le renouvellement des forces pastorales. Cette année, 25 personnes sont dans la dynamique de la formation initiale ou en tout début de ministère. Ces 5 prochaines années, plus de trente équivalents plein temps (environ 40 personnes) partiront à la retraite. Il faudra les remplacer et il y aura aussi quelques départs naturels." GR
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LGF: Mgr Morerod envoie ses représentants
Les représentants de l'évêque nommés en mai dernier pour le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF) ont officiellement reçu leur mandat des mains de Mgr Morerod, évêque du diocèse, dans la semaine du 23 au 30 septembre 2021. Des célébrations à Fleurier, Fribourg et Renens ont permis à Mgr Morerod d’introniser ses nouveaux représentants.
Par Maurice Page et Bernard Hallet
Nommées en mai dernier, Céline Ruffieux et Sœur Marie Emmanuel ont été officiellement instituées dans leur charge lors d'une messe à l’église du Christ-Roi à Fribourg, le 29 septembre 2021. La première pour la région diocésaine de Fribourg, la seconde pour la vie consacrée.
Une religieuse et une psychologue
L'évêque de Lausanne Genève et Fribourg (LGF) a relevé l'engagement des deux femmes qu'il a invitées à faire avec lui "le saut dans la foi" de cette réorganisation du fonctionnement de l’Église diocésaine. Céline Ruffieux, avec sa formation d'enseignante et de psychologue, son expérience de mère de famille, apportera ses compétences à l'Église fribourgeoise.
Sœur Marie-Emmanuel, en tant que religieuse hospitalière a soigné les gens de ses mains, notamment pendant ses 35 ans de vie au Rwanda. Toutes les deux sont des femmes qui "ne se prennent pas la tête, mais ont les pieds bien sur terre".
Au jour de la fête des saints archanges, Michel Gabriel et Raphaël, l'évêque a relevé qu'être envoyé comme messagers du Seigneur est une belle vocation pour tous les chrétiens.
Après l'homélie, les deux 'candidates' ont été appelées dans le chœur pour renouveler leur profession de foi et entendre lecture de leur mandat. L’évêque les a ensuite bénies et agrégées à son gouvernement par un baiser de paix 'covid-friendly' sous les applaudissements de l'assemblée.
A l'issue de la célébration, Patrick Mayor, président de la corporation ecclésiastique catholique du canton de Fribourg a relevé qu'avec ces nominations "les temps changent dans une Église qui peine parfois à être en phase avec son temps".
Comme il se doit, à Fribourg, la célébration s’est achevée sur le chant de Nouthra Dona di Maortsè: "Nous avons bien raison d’avoir confiance en vous pour appuyer dans les mauvais moments et nous garder dans le bon chemin".
Urgence climatique et catholique
Michel Racloz et Dorothée Thévenaz Gygax ont reçu leur mandat le 30 septembre 2021, en l'église Saint-François de Renens (VD). Le premier pour la région diocésaine de Vaud et la seconde pour l’écologie.
"Le temps presse et l'urgence climatique de notre époque est aussi une l'urgence catholique et spirituelle ainsi que l'urgence à revoir le fonctionnement en l’Église", a lancé Marie-Denise Schaller, présidente de la la Fédération ecclésiastique catholique romaine du canton de Vaud (FEDEC-VD), à l’intention des deux représentants de l’évêque officiellement intronisés par Mgr Charles Morerod.
"Cette nouvelle voie ne t’éloigne pas et ne te coupe pas de ton parcours", a ajouté la présidente de la FEDEC. Michel Racloz connaît en effet bien les rouages de l’Église catholique vaudoise et sa longue expérience, notamment dans la solidarité, l'œcuménisme et le dialogue interreligieux devrait l’aider à "façonner l’habit" de représentant de l'évêque qu'il est le premier à revêtir.
Haute responsabilité
Il pourra compter sur la foule d’amis qui le soutiennent et sur la fédération, lui a assuré Marie-Denise Schaller, mais "cela n’enlève rien à la haute responsabilité d’aller rechercher nos frères et sœurs en détresse spirituelle", a ajouté la présidente.
Une de ses collègues au sein de Action de Carême a salué l'engagement de Dorothée Thévenaz Gygax, actuelle responsable du secteur Sensibilisation et coopérations à l'œuvre d’entraide catholique. Son engagement au service du climat et des plus pauvres, dans la droite ligne de l’encyclique Laudato si’ du pape François lui permettra de mener son projet à bien.
Michel Racloz et Dorothée Thévenaz ont reçu, sous les applaudissements d'une centaine de personnes, le mandat de représentant de l'évêque des mains de Mgr Charles Morerod, évêque du diocèse de Lausanne Genève et Fribourg (LGF) qui les a remerciés de faire ce saut dans la foi.
"Le Seigneur est là"
Faisant allusion aux lectures du jour, Mgr Morerod les a encouragés à "'traduire' la bonne nouvelle, pour que l’on ait conscience de la présence du Seigneur. Cela implique d’appeler et de former des personnes qui sauront trouver la bonne nouvelle et la transmettre dans un monde qui peine à espérer". "Le Seigneur est là, c’est pour cela que nous pouvons entreprendre quelque chose si non, nous agiterons du vent", a conclu l’évêque de LGF.
"J'ai pleinement confiance, c’est une question de foi", a indiqué Michel Racloz. "Nous n'avons pas le choix: on ne peut pas poursuivre comme avant. Notre Église a vécu des crises graves à cause des abus de certains. Cela appelle à une coresponsabilité. C’est un des grands élans de la dimension diaconale, complémentaire dans l’annonce de l'Évangile, notamment dans le 'aller vers' déjà vécu dans la pastorale de la solidarité, de la santé", a noté Michel Racloz.
"L'écologie prend son sens dans la relation. C’est donc un beau mandat pour entrer en relation avec tout ce qui se fait dans le diocèse et approfondir notre lien à la Création", s’est réjoui Dorothée Thévenaz Gygax. La nouvelle représentante de l'évêque pour l’écologie doit constituer un groupe de travail avec des personnes de différents cantons et de différentes pastorales "pour ne pas être hors sol".
Romuald Babey
Romuald Babey a, quant à lui, reçu son mandat des mains de l'évêque lors de la messe du 23 septembre à Fleurier. Le diacre est donc le "Représentant de l'évêque" pour cinq ans, dans la Région diocésaine de Neuchâtel. Il a pour mission la coordination des personnes et activités liées à la pastorale dans la région diocésaine et la représentation auprès des autorités civiles, ainsi que des autres confessions et religions. Ce poste fait partie d’un processus en évolution. (cath.ch/cath-ne.ch/mp/bh)
01/07/2021
Le représentant de l'évêque, Romuald Babey, veut 'avancer au large'
En mars 2021, Mgr Morerod m’a sollicité pour être son représentant dans le canton de Neuchâtel, en me disant: «Voulez-vous faire ce saut dans la foi avec moi?».
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LGF: une nouvelle représentante de l’évêque pour la prévention
Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF), a nommé Mme Mari Carmen Avila représentante de l’évêque pour la prévention des abus d’ordre sexuel, d’autorité ou spirituels. Elle est entrée en fonction le 1er novembre 2022, communique le diocèse le 3 novembre.
Mari Carmen Avila, membre de la communauté des consacrées du Regnum Christi en Suisse (branche féminine des légionnaires du Christ) et a été nommée pour un mandat de six ans à la coordination des questions liées à la prévention à travers le diocèse. Cette ancienne directrice de l’école du Châtelard (Montreux) a été choisie pour son savoir-faire en gestion de crises dans des communautés religieuses.
Elle devra s’occuper non seulement de la prévention d’abus d’ordre sexuel, mais également d’abus d’autorité, d’abus spirituels, de tendance à certaines addictions (alcoolisme, etc.), Mme Avila devra aussi s’occuper de l’accompagnement des personnes en difficulté.
Un groupe de travail sur la prévention
Mari Carmen Avila s’appuiera sur les réflexions et l’aide d’un groupe de travail sur la prévention. Celui-ci œuvre depuis juin 2022 afin de cibler les besoins et les priorités en termes de prévention dans le diocèse. Un code de conduite, qui aborde les questions d’abus d’autorité et est destiné à tout employé (agent pastoral) dans le diocèse, est en cours d’élaboration, sur l’initiative de la partie germanophone du diocèse avec l’aide de l’association LIMITA. Au sein de ce groupe de travail, divers contacts ont été pris avec des entreprises, institutions étatiques ou internationales, services RH, psychologues, afin de mettre en commun les initiatives liées à la prévention.
Expérience dans l'enseignement
Née en 1959 à Mexico, de nationalité mexicaine et espagnole, Mari Carmen Avila est membre de la Fédération Regnum Christi. Outre une bonne expérience dans l’enseignement et la direction d’écoles tant en Suisse qu’en Italie, elle a obtenu une licence de design industriel et une licence en éducation à l’Université Anáhuac à Mexico. Mari Carmen Avila est également diplômée en sciences religieuses à l’Athénée pontifical Regina Apostolorum, à Rome.
Elle a fait partie, durant huit ans du premier gouvernement général des consacrées du Regnum Christi. Elle y a collaboré avec le cardinal Velasio de Paolis, le cardinal Gianfranco Ghirlanda et le Père Agostino Montan à l’élaboration du nouveau droit propre pour le Regnum Christi , la formation des directrices de communauté, les étapes initiales et les statuts de la Fédération Regnum Christi. En 2021, elle a été nommée visitatrice canonique de la Fraternité Eucharistein et est l’une des assistantes ecclésiastiques pour le renouvellement de cette communauté.
Depuis 2012, la prévention a été portée sur la question des abus d’ordre sexuel, avec notamment la demande de l’évêque de signaler tout abus à la justice civile, l’étude historique sur l’institut Marini (institut sous la juridiction de l’évêque où ont été commis des abus sur enfants), la création de commissions d’écoute aux victimes, la mise sur pied d’une charte diocésaine contre les abus d’ordre sexuels.
Avec la nomination de Mme Avila Mgr Morerod, souhaite renforcer ces initiatives, et l’élargir aux abus d’autorité qui y sont intrinsèquement liés. (cath.ch/com/bh)
Précédentes nominations
Une série de nominations de «représentant.e.s de l’évêque» pour une meilleure synergie au sein du diocèse ont déjà eu lieu.
-pour la région diocésaine de Vaud: M. Michel Racloz
-pour la région diocésaine de Fribourg (partie francophone): Mme Céline Ruffieux
-pour la région diocésaine de Fribourg (partie germanophone): Mme Marianne Pohl-Henzen
-pour la région diocésaine de Neuchâtel: M. Romuald Babey
-pour la région diocésaine de Genève: Mme Fabienne Dubouloz-Gigon
-pour la vie consacrée: Sr Marie-Emmanuel Minot
-pour la culture de l’appel, les vocations et la formation des séminaristes: abbé Nicolas Glasson (vicaire épiscopal)
-pour l’écologie: Mme Dorothée Thévenaz Gygax
-pour la formation: M. Philippe Hugo
LGF
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Fabienne Gigon, nommée représentante de l'évêque à Genève
Nommée représentante de l’évêque à Genève, un poste qu’elle occupera à partir du 1er septembre 2022, Fabienne Gigon a accepté de faire ce 'saut dans la foi’. “Je me dis qu’ensemble nous pouvons aller de l’avant, même s’il s’agit d’un défi, explique-t-elle à cath.ch. Il y a dans l’Église à Genève toutes les ressources et compétences nécessaires. Il s’agit de les mobiliser et de les activer.”
Fabienne Gigon succède à l'abbé Pascal Desthieux, vicaire épiscopal pour le canton de Genève depuis février 2016. L'abbé Desthieux prendra la charge de curé de la basilique Notre-Dame de Genève.
Propos recueillis par Maurice Page
De quel milieu familial provenez-vous?
Fabienne Gigon: Je suis née à Genève, dans une famille qui a su favoriser mon épanouissement spirituel en me donnant l’opportunité de vivre ma foi, notamment à travers la catéchèse hebdomadaire ce qui m’a permis d’avoir un lien régulier avec ma foi. Mes parents nous encourageaient et priaient avec ma sœur et moi le soir. J’hérite d’un cadeau de mes parents. C’est quelque chose dont on n’a peut-être pas la mesure tant que l’on y a pas goûté.
Votre parcours est un peu atypique.
Oui, j’ai étudié la chimie et enseigné pendant dix ans dans un collège et école de commerce à Genève tout en menant en parallèle des recherches attachées au Service des soins intensifs des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). A côté de ces activités professionnelles, j’ai eu un engagement pour la catéchèse, ici dans la paroisse de Notre-Dame qui est celle de mes années de catéchèse.
A un moment donné, vous avez accepté un engagement professionnel en Eglise.
Après plusieurs années de bénévolat, j’ai reçu un premier appel de diverses personnes de la paroisse qui m’ont demandé si je ne pourrais pas envisager un engagement professionnel au service de l’Eglise. A force de questions réitérées, je me suis interrogée sérieusement. Aux HUG, j’avais aussi des contacts réguliers avec l’aumônerie œcuménique. Je me suis alors rendu compte que les moments où je vibrais le plus étaient ceux en lien avec ma foi. Après un discernement personnel et communautaire, j’ai décidé de ce changement personnel. Et nous sommes parties dans l’aventure, et l’Eglise et moi, en 2015.
“Mettre mon énergie au service de la Parole de Dieu a été au centre de mon discernement”
J’ai complété alors ma formation à ce qui était alors l’Institut de formation aux ministères (IFM), à Fribourg où j’ai obtenu mon diplôme en 2018. Je suis aujourd’hui collaboratrice au Service cantonal de catéchèse, où j'assure notamment la co-direction du Centre œcuménique de catéchèse(COEC) et diverses autres tâches et responsabilités dans le domaine catéchétique.
Ce choix qui n’a pas dû être forcément facile...
Quand j’ai annoncé mon changement professionnel à certains de mes collègues à l’hôpital, un médecin m’a dit: “En fait tu es partie de la matière et tu vas dans le spirituel”. Il y a vu un fil rouge assez clair. Ce qui n’est pas faux. La connaissance de la matière vise à approfondir le cœur des choses. Pour moi, approfondir le cœur de l’être humain est devenu un intérêt plus grand. Mettre mon énergie au service de la Parole de Dieu a été au centre de mon discernement. J’avais le désir d’en faire profiter un plus grand nombre, si j’ose le formuler ainsi.
Votre nouvel engagement est donc un appel dans l’appel.
Oui, ce nouvel appel prolonge le premier que j’ai reçu. Il répondait au désir de mon cœur. Je me suis dit qu’il y avait un nouveau défi à relever. Je l’ai accepté aussi parce qu’il se passe dans un cadre sécurisant, puisque je rejoins une équipe et que d’autres personnes l’ont déjà éprouvé avant moi dans les autres cantons du diocèse. Je ressens leur soutien. Enfin, je rejoins une équipe qui connaît parfaitement le terrain.
Par rapport à d’autres personnes, votre expérience peut sembler encore assez brève?
Oui et non, je suis une enfant de Genève qui fréquente et pratique les divers milieux d’Eglise depuis toujours pour ainsi dire. J’ai eu beaucoup de contacts par mes stages et mes lieux d’engagements. J’ai aussi des liens dans le monde professionnel, car dans le service où je travaille, nous sommes attentifs à être le plus en lien possible avec les paroisses et le terrain.
“Je crois vraiment dans la collaboration. Il y a dans l’Église à Genève toutes les ressources et compétences nécessaires”
A Genève, nous avons aussi une Assemblée des agents pastoraux laïcs qui est un lieu d’échange important. Le Centre œcuménique m’a ouvert plus avant les liens avec le monde protestant. Déjà au moment où j’ai commencé mon travail professionnel en Église, je connaissais beaucoup de monde. Ce qui m’a permis une transition en douceur. J’espère qu’il en sera de même avec cette nouvelle charge.
Vous êtes jeune, femme et laïque pour un poste réservé naguère à des prêtres expérimentés, comment le vivez-vous?
C’est un 'saut dans la foi’, pour reprendre les termes de notre évêque Mgr Charles Morerod. Je compte sincèrement sur l’Esprit-Saint. Je crois vraiment dans la collaboration. Il y a dans l’Église à Genève toutes les ressources et compétences nécessaires. Il s’agit de les mobiliser et de les activer. Je me dis qu’ensemble nous pouvons aller de l’avant, même s’il s’agit d’un défi.
Quant à ma jeunesse, si je regarde la société civile et les amis avec lesquels j’ai étudié, je constate qu’ils prennent des responsabilités sans que cela ne pose problème ou questionne.
Le chemin se fait en marchant. Face à cette nouveauté, il faudra certainement faire des corrections ou au moins des ajustements. Nous sommes “ad experimentum”, on cherche, on teste, on regarde.
Le poste ressemble à celui de manager général et de responsable des ressources humaines.
Je suis encore en train de définir le cadre de cette fonction qui n’a pas de cahier des charges détaillé. Ce qui se dessine dans les autres cantons va nous aider, ici à Genève. De ce que j’ai compris du souhait de Mgr Morerod, c’est d’avoir quelqu’un qui le représente, mais aussi qui lui rapporte la vie du terrain. Cette double direction est importante. L’aspect de management est sans doute présent. C’est un plan sur lequel j’ai le désir de me former.
“En tant que femme laïque, j’arrive avec un regard autre. Les choses seront différentes”
En chaussant les bottes de 'vicaire épiscopal’, ne craignez-vous pas le risque de cléricalisation?
Cela n’est évidemment pas possible en ce qui concerne l’aspect lié au sacerdoce ministériel, la célébration de la liturgie ou des sacrements. En tant que femme laïque, j’arrive avec un regard autre. Les choses seront de toutes façons différentes. Le risque de ‘cléricalisme’ dans le sens d’une autorité mal comprise est néanmoins toujours présent. Je suis heureuse d’être dans une équipe avec une modération et une 'correction fraternelle' pour éviter ce danger.
Craignez-vous des réactions négatives à l’annonce de votre nomination?
Cela me paraît inévitable qu’il n’en y ait pas! Pas trop nombreuses, j’espère. L’être humain n’aime pas le changement. Donc forcément le risque de frottements existe. C’est là-dessus qu’il faudra travailler. Avec l'équipe que je rejoins, je souhaite me mettre à l’écoute des demandes et besoins.
Le Processus synodal occupe actuellement l’Eglise et le diocèse. Comment le voyez-vous?
Pas mal d’initiatives ont eu lieu à Genève pour divers publics et milieux. Prier ensemble, dire, échanger, rêver est toujours fructueux. Je pense qu’il faut rester modéré dans ses attentes et plutôt se mettre dans une attitude de reconnaissance pour les espaces d’échange ouverts, pour faire ce petit bout de chemin ensemble. Si nos attentes sont disproportionnées, nous serons déçus.
“Je suis d’une génération qui n’a pas connu la méfiance ou l’animosité entre protestants et catholiques”
L’Eglise catholique est universelle, c’est une de ses richesses, et elle a besoin de temps pour avancer. On ne peut pas faire l’économie de respecter et de soigner les divers courants qui la composent. Il faut de la patience. Il y a de la place pour tous. Nous avons toutes et tous à nous convertir pour ne pas être dans le jugement qui 'dévisage' l’autre mais dans un regard qui 'envisage' autrui. C’est dur parfois.
A Genève l’aspect œcuménique est important. Comment voyez-vous la collaboration avec les protestants?
Très bien! C’est une richesse. Je serai très attentive pour développer les liens et les collaborations. Je suis d’une génération qui n’a pas connu la méfiance ou l’animosité entre les confessions. Qu’il puisse y avoir encore parfois des ressentiments me peine. A Genève, nous vivons des impulsions de personnes qui ont mis en place les divers et nombreux services œcuméniques, par exemple dans la catéchèse ou les aumôneries. Rester dans ce désir de ‘faire ensemble’ demande un effort, car nous sommes vite rattrapés par notre petite cuisine et nos problématiques propres. La communion n’est cependant pas une fusion.
On vous connaît aussi comme aumônière militaire. Allez-vous continuer?
Oui, a priori, je vais conserver cette activité, comme d’ailleurs mon engagement au sein de la Plateforme interreligieuse de Genève (PFIR) et celui de membre de la Commission de bioéthique de la Conférence des évêques suisses (CBCES). (cath.ch/mp)
Fabienne Gigon
Née en 1984 à Genève, Fabienne Gigon est détentrice d’une thèse de doctorat en sciences biomédicales, avec mention bioéthique, consacrée aux projets anticipés de soins (directives anticipées, personne de confiance, etc.) chez des patients subissant d'importantes chirurgies (2014). Après avoir enseigné la chimie au Collège et Ecole de Commerce André-Chavanne à Genève (2007-2017), et avoir été assistante de recherche aux soins intensifs des Hôpitaux Universitaires de Genève (2007-2015). Fabienne Gigon s’est formée comme animatrice pastorale (2015-2018) à l’Institut de formation aux ministères (IFM - actuel CCRFE) où elle a réalisé un diplôme sur l’engagement des bénévoles. Elle est aujourd’hui collaboratrice au Service catholique de catéchèse de Genève, avec des mandats de co-directrice du Centre œcuménique de catéchèse (COEC), membre de la Commission de bioéthique de la Conférence des évêques suisses, déléguée catholique romaine à la Plateforme Interreligieuse de Genève et capitaine aumônier de l’Armée suisse. LGF
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Soeur Marie-Emmanuel, consacrée à la vie consacrée
Nommée pour cinq ans depuis le 1er septembre 2021 comme représentante de l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg pour la vie consacrée, Soeur Marie-Emmanuel Minot, ancienne supérieure générale des Hospitalières de Sainte Marthe, à Fribourg, explique sa tâche auprès des religieux et religieuses. Cath.ch l’a rencontrée à l’occasion de la Journée de la vie consacrée du 2 février.
«Pour moi cette tâche est une ouverture à la réalité d’autres congrégations que la mienne. L’écoute m’apporte personnellement beaucoup et je crois que les communautés sont assez contentes que j’aille les visiter», estime Soeur Marie-Emmanuel.
La vie consacrée est une réponse à un appel
«La vie consacrée est d’abord et avant tout une réponse à un appel. Elle ne vient pas de notre propre initiative. Cela vaut la peine lorsqu’on se sent heureux de répondre à cet appel», insiste celle qui est entrée chez les Hospitalières de Fribourg en 1966. Les facettes de la vie consacrée sont multiples depuis les moniales cloîtrées jusqu’aux vierges consacrées en passant par les religieuses apostoliques.
«Ma première tâche comme représentante de l’évêque à la vie consacrée est l’écoute des communautés et des personnes»
Il faut aussi rappeler que les congrégations apostoliques ont été fondées pour répondre à un besoin social de leur époque, dans l’enseignement, la santé, le social, la presse etc. Aujourd’hui, la plupart des ces tâches ont été reprises par la collectivité publique. «L’apport des consacrés, au-delà de la vie professionnelle est alors de refléter le visage du Christ, y compris pour les non-pratiquants ou les non-croyants. Nous avons lancé une enquête pour voir comment les personnes consacrées s’engagent de manière salariée ou bénévole au sein de la société», note la religieuse.
Confrontées à la disparition
Journée de la vie consacrée
Sur l’initiative du pape Jean Paul II, depuis 1997, la journée de la vie consacrée a lieu chaque année le 2 février. L’objectif de cette journée est de mieux connaître et apprécier la vie consacrée.« En contemplant le don de la vie consacrée, l’Église contemple sa vocation la plus profonde, celle de n’appartenir qu’à son Seigneur, La vie consacrée a pour mission prioritaire de garder vivante dans l’Église la forme historique de vie assumée par le Fils de Dieu quand il est venu sur cette terre. » soulignait Jean Paul II.
Alors que beaucoup de communautés religieuses sont confrontées aujourd’hui à leur disparition à plus ou moins brève échéance, Soeur Marie-Emmanuel se veut positive: «On me pose souvent la question. Pour moi ce n’est pas déprimant. Nous savons que nous allons mourir, mais il faut le regarder d’un point de vue positif et tout ce que nous laissons comme héritage dans notre lieu de vie et d’apostolat. Il s’agit de valoriser tout ce qui a été fait.»
A l’écoute des communautés et des personnes
«Ma première tâche comme représentant de l’évêque à la vie consacrée est l’écoute des communautés et des personnes», explique Soeur Marie-Emmanuel. Le champ d’action est vaste, il couvre les communautés féminines et masculines, apostoliques et contemplatives, mais aussi les communautés nouvelles et les vierges consacrées.
«Au départ, je ne savais pas trop à quoi cela correspondrait en pratique. Avec l’expérience, je constate que cette tâche occupe environ le tiers de mon temps, mais c’est variable et irrégulier. Soit on me sollicite, soit je propose une rencontre. Du côté de l’évêché, on peut aussi me signaler une communauté en difficulté. Mgr Morerod m’a confiée une fois la visite canonique d‘un monastère. Une autre fois, j’ai été déléguée pour présider les élections dans une communauté.»
En cas de difficulté, ou de demande particulière, la religieuse en parle à l’évêque qu’elle rencontre de temps en temps. «Quand j’ai appris la dissolution du Verbe de Vie, je me suis dit: ‘qu’en est-il des membres provenant du diocèse de LGF?’ J’ai contacté Mgr Touvet (le commissaire apostolique chargé de l’affaire NDLR) pour lui dire que j’étais à disposition. A la suite de cela, une personne s’est manifestée auprès de moi et nous avons pu avoir un échange sur son avenir», illustre Soeur Marie-Emmanuelle.
«Les femmes sont beaucoup plus nombreuses dans la vie consacrée que les hommes, mais j’ai été très bien reçue chez eux aussi», se réjouit Soeur Marie-Emmanuelle.
Aider à la prise de décision
Le cahier des tâche de la représentante de l'évêque à la vie consacrée touche aussi aux questions liées aux abus spirituels et sexuels. «Je ne suis pas membre de la Commission d’écoute des personnes victimes d’abus sexuels commis en contexte ecclésial (CASCE), mais j’ai été convoquée une fois lorsqu’un religieux a été impliqué dans un abus.»
"Je ne prends pas de décision, ni sur les personnes, ni sur les biens. Mais je peux parfois servir de médiatrice."
La représentante de l’évêque n’a aucun pouvoir de décision dans les communautés qu’elle visite. «Je suis là pour conseiller, pour aider à la prise de décision. Je ne donne pas de solutions, mais je peux apporter mon expérience personnelle et communautaire.»
Soeur Marie Emmanuel se souvient par exemple d’une religieuse âgée farouchement opposée à l’idée de rejoindre un EMS pour religieuses. «Les liens créés m'ont permis de la convaincre d’aller faire une visite dans deux des maisons qui accueillent des religieuses âgées. Elle est revenue enthousiasmée, prête à faire ses valises dès le lendemain.»
Un relais entre les communautés et le diocèse
Le relais se fait aussi à travers les divers organes qui regroupent les communautés religieuses par canton ou au niveau de la Suisse romande. «Je suis par exemple invitée aux assemblées de l’Union des supérieures majeures de Suisse romande (USMSR). Il s’agit alors de faire le pont avec le diocèse et d’échanger des informations.»
Plusieurs communautés religieuses dépendent aussi d’un ordre international qui a ses autorités propres en Suisse ou à l’étranger. «Dans ces cas-là, mon rôle de conseil et plus limité. Il s’agit surtout de rencontres fraternelles.»
Un autre aspect du cahier des tâches concerne la transmission aux communautés des informations utiles dans le domaine de la pastorale et de la spiritualité, mais aussi sur les questions pratiques concernant la gestion des biens immobiliers, les restaurations ou la conservation des archives. «Mais là encore, je ne prends pas de décision, ni sur les personnes, ni sur les biens. Je peux parfois servir de médiatrice entre les communautés et les instances diocésaines ou civiles, afin de dépasser les malentendus.»
"Globalement, les religieuses s’estiment plutôt à leur place dans ce qu’elles font."
Place des femmes dans l’Eglise
Interrogée sur la place des femmes dans l’Eglise et en particulier des consacrées, Soeur Marie-Emmanuel note des opinions évidemment très variées. «Mais dans mon activité de représentante de l'évêque pour la vie consacrée, je n’ai pratiquement jamais entendu de revendications pour le sacerdoce ou même le diaconat féminin. Globalement, les religieuses s’estiment plutôt à leur place dans ce qu’elles font. Mais ils faut dire qu’elles sont assez rares à être encore dans des activités professionnelles. La question dépend aussi du contexte. Les revendications sont nettement plus fortes en Suisse alémanique par exemple.»
Un conseil épiscopal à deux
Les conseils épiscopaux thématiques crées récemment par Mgr Morerod ont tous une équipe de travail. Ce qui n’est pas le cas pour la vie consacrée. En tant que représentante, Soeur Marie-Emmanuel peut néanmoins compter sur l’aide de Soeur Marie-Brigitte des Ursulines que l’évêque a nommé pour la seconder. “Pour l’heure, nous formons un conseil épiscopal à deux! rit-elle. Soeur Marie-Brigitte n’a pas la possibilité de faire des visites, mais apporte ses conseils et son soutien. Pour moi c’était important de ne pas être seule. Par exemple nous avons préparé ensemble une lettre aux consacrés après la révélation des soupçons d’abus sexuels reposant sur l’ancien évêque Mgr Bernard Genoud.» (cath.ch/mp)
De Villefranche à Fribourg

Soeur Marie-Emmanuel Minot, ancienne supérieure générale des Hospitalières | DR
Née à Villefranche-sur-Saône, dans le Beaujolais, Marie-Emmanuel Minot a d’abord fait une formation d’infirmière. C’est dans ce cadre qu’elle a connu les hospitalières de Beaune.
Il se trouve qu’à ce moment là, une religieuse Hospitalière de Fribourg était venue à Villefranche pour un remplacement à l’hôpital. “J’avais des un désir de partir en mission et j’ai appris que les Hospitalières de Fribourg avait des projets d’établissements dans le tiers monde. C‘est ainsi que je suis arrivée à Brünisberg, aux portes de Fribourg en 1966. J’ai complété ma formation comme sage-femme.”
En 1970, les trois premières hospitalières de Fribourg sont arrivées au Rwanda. En 1973, Soeur Marie Emmanuel fera partie de la seconde volée de deux soeurs. Elle restera dans le ‘pays des milles collines’ jusqu’en 2008, au moment où ses consoeurs l’élisent comme supérieure générale. Elle occupera cette charge pour trois mandats de quatre ans jusqu’en 2020. Aujourd’hui elle est encore membre du Conseil. Entre-temps les soeurs Hospitalières de Fribourg ont fait souche au Rwanda et aujourd’hui les religieuses africaines forment plus des deux tiers de la congrégation. MP
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LGF: Dorothée Thévenaz Gygax nommée «représentante pour l’écologie»
Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF), a nommé Dorothée Thévenaz Gygax, actuelle responsable du secteur Sensibilisation et coopérations à Action de Carême, représentante de l’évêque pour l’écologie. Elle aura pour mission de porter la thématique de l’écologie au niveau du diocèse.
La nomination de Dorothée Thévenaz Gygax fait suite à une série de nominations de «représentant.e.s de l’évêque», qui tend à une meilleure synergie au sein du diocèse, note l’évêché dans un communiqué du 30 septembre 2021.
L’écologie, une question cruciale
«La situation de l'environnement et de la manière dont nous sommes en relation avec le reste de la nature est préoccupante, souligne le diocèse. L’encyclique Laudato si’ du pape François a montré les dimensions spirituelles et sociales de cette question cruciale».
Fort de ce constat, Mgr Morerod a décidé de nommer une personne en charge de la question de l’écologie au sein du diocèse. La mission de Dorothée Thévenaz Gygax sera donc de coordonner les activités et réflexions autour de l’écologie au sein du diocèse, en lien avec un groupe de personnes qui sera institué, ainsi qu’avec des instances extérieures.
Elle recevra son mandat le 30 septembre 2021 en l’église Saint-François d’Assise de Renens (VD). (cath.ch/com/rz)
Mère de deux garçons, Dorothée Thévenaz Gygax habite à La Tour-de-Peilz (VD) et travaille depuis plus de 17 ans pour l’œuvre d’entraide catholique Action de Carême, à Lausanne. Elle a passé son enfance à Attalens, en Veveyse, avant de fréquenter le Collège de Bulle et d’obtenir un master en ethnologie, psychologie sociale et cognitive et géographie à l’Université de Neuchâtel.
En 2016, elle complète sa formation par un brevet fédéral de formatrice d'adultes. Les études, les thématiques d’Action de Carême, les voyages sur le terrain avec des organisations partenaires du Sud, son engagement au sein du Laboratoire de transition intérieure l’ont poussée à une réflexion sur sa relation avec le Vivant et cette articulation entre justice sociale et justice climatique.
Elle est également engagée dans le projet des Conversations carbone, qui s’adresse à toute personne voulant progresser vers un mode de vie plus sobre en réduisant son empreinte carbone. Enfin, elle est aussi membre du comité de la commission nationale Justice et Paix.
cath.ch avait réalisé son portrait en 2019. RZ
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