Papa Francesco e la Chiesa Contemporanea — Approfondimenti 2
Storie di fede, incontri e momenti significativi della comunità cristiana. Analisi e risorse per la comunità.
Immeuble de Londres: la défense veut invalider des décrets du pape François
Vénérée dans le Jura, Jeanne de la Bosse n'est pas (encore) canonisée
Camp de jeunes
F.X. Putallaz: «Chacun témoigne de la loi naturelle, même sans le savoir»
«Les médias de service public doivent rester hors des carcans du marché»
Carol Beytrison: «J’ai vite compris que l’aumônerie est un lieu d’humanisation»
Immeuble de Londres: les parties civiles défendent les rescrits de François
«En prison, j’ai remis à Dieu mon besoin d'être aimé»
Célébration œcuménique dans le «Moutier jurassien»
Francine Carrillo: la calligraphie ou la grace d'une lettre vivante
Les Béatitudes sont le «banc d'essai du bonheur», déclare Léon XIV
Après l’éboulement de 2025, une nouvelle église sera construite à Blatten (VS)
Spectacle marionnettes
Léon XIV donne un nouvel élan à la Fondation Jean Paul II pour le Sahel
«Les émissions religieuses de la SSR font partie de l’offre culturelle menacée»
Roger Puati: avec la traite négrière, les Églises ont trahi le message du Christ
Papa Francesco e la Chiesa Contemporanea — Approfondimenti 2
Storie di fede, incontri e momenti significativi della comunità cristiana. Analisi e risorse per la comunità.
Immeuble de Londres: la défense veut invalider des décrets du pape François
Dans le procès en appel de l’immeuble de Londres, la défense a tenté une dernière fois le 5 février 2026 de faire invalider des décrets du pape François. Elle voudrait obtenir par ce moyen l’annulatio
Vénérée dans le Jura, Jeanne de la Bosse n'est pas (encore) canonisée
Vénérée comme une sainte dans le Jura, Jeanne de la Bosse ne l’est jamais devenue. Entrée dans les ordres, elle est décédée il y a 400 ans au couvent des Annonciades de Pontarlier. Jeanne Froidevaux, de son vrai nom, était connue loin à la ronde pour ses dons mystiques que l’on disait extraordinaires. Un prêtre s’est dit prêt à porter le dossier de béatification… avant une canonisation?
14
mars
Jeunes
Camp de jeunes
Paroisse de Fribourg
16:00
F.X. Putallaz: «Chacun témoigne de la loi naturelle, même sans le savoir»
Qu’est-ce que la «loi naturelle» selon la théologie chrétienne? Quelle est son sens, son importance pour le monde actuel? De vastes questions auxquelles le philosophe valaisan François-Xavier Putallaz donne des éléments de réponses.
«Les médias de service public doivent rester hors des carcans du marché»
Le 8 mars 2026, la population suisse est appelée à se prononcer sur la réduction à 200 francs par an de la redevance pour les médias audio-visuels. Outre le licenciement de milliers de personnes, cette coupe massive dans le budget de la SSR pose des questions de fond sur le rôle des médias de service public. Le point avec Michel Porret, professeur émérite de l’Université de Genève.
Carol Beytrison: «J’ai vite compris que l’aumônerie est un lieu d’humanisation»
Ils travaillent en grande partie derrière des barreaux. Qu’est-ce qui motive ces aumôniers des prisons?Co-responsable de l’Aumônerie œcuménique des prisons à Genève, Carol Beytrison a «naturellement» intégré ce service il y a deux ans. Une mission émotionnellement éprouvante parfois, mais qui lui procure de profondes joies. «On peut cheminer vers la liberté tout en étant dans un lieu fermé», assure-t-elle.
Immeuble de Londres: les parties civiles défendent les rescrits de François
Lors de la sixième audience du procès en appel de l’affaire dite 'de l’immeuble de Londres’, au Vatican le 4 février 2026, les représentants des parties civiles et du Bureau du promoteur de justi
«En prison, j’ai remis à Dieu mon besoin d'être aimé»
Quand les portes de la cellule se ferment derrière lui pour sa première journée en prison, Thomas se dirige droit vers la fenêtre. Sur le mur de droite, il voit un petit calendrier biblique. Aussitôt il se dit «un truc du genre: ‘Dieu est là et m’attend.’ J’ai fait demi-tour et sonné pour parler à un gardien. Et j’ai directement demandé à voir un aumônier et un psychologue.»
Célébration œcuménique dans le «Moutier jurassien»
Le 18 janvier 2026, une célébration œcuménique aura lieu à Moutier dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Un événement qui prend une signification particulière cette année avec le passage de la ville du canton de Berne au Jura.
Francine Carrillo: la calligraphie ou la grace d'une lettre vivante
Decouvrez cette video: Francine Carrillo: la calligraphie ou la grace d'une lettre vivante. Un regard unique sur des thematiques liees a la foi et a la culture.
Les Béatitudes sont le «banc d'essai du bonheur», déclare Léon XIV
«Ceux qui s’attendent à ce que les tyrans soient toujours maîtres sur la terre sont surpris par les paroles du Seigneur», a déclaré le pape Léon XIV lors de l’Angélus ce 1er février 2026. Critiquant l
Après l’éboulement de 2025, une nouvelle église sera construite à Blatten (VS)
L’éboulement du 28 mai2025a détruit la majeure partie du village valaisan de Blatten, y compris l’église, qui a disparu sous les éboulis et la glace. Unenouvelleéglisesera construite au coeur du nouveau village.
30
juin
Familles
Spectacle marionnettes
Salle paroissiale de Montreux
18:00
Léon XIV donne un nouvel élan à la Fondation Jean Paul II pour le Sahel
En dotant la Fondation Jean-Paul II pour le Sahel de nouveaux statuts le 5 février 2026, le pape Léon XIV donne un nouvel élan à cette organisation investie dans la lutte contre la désertification et
«Les émissions religieuses de la SSR font partie de l’offre culturelle menacée»
La Conférence des Gouvernements de Suisse occidentale (CGSO) a annoncé le 26 janvier 2026 à Lausanne sa ferme opposition à l’initiative populaire «200 francs, ça suffit!» (initiative SSR). Les représentants des gouvernements des cantons de Vaud, Genève et du Jura ont notamment souligné la menace que fait peser l’initiative sur l’offre religieuse de l’audiovisuel public.
Roger Puati: avec la traite négrière, les Églises ont trahi le message du Christ
Durant quatre siècles, les puissances européennes ont déporté des dizaines de millions de personnes du continent africain pour en faire des esclaves en Amérique. DansChristianisme et traite des noirs(Ed. Vérone), le théologien et pasteur Roger Buangi Puati analyse le positionnement des Églises, complices du commerce négrier, avant de s’engager peu à peu pour l’abolition de l’esclavage.
Immeuble de Londres: la défense veut invalider des décrets du pape François
Dans le procès en appel de l’immeuble de Londres, la défense a tenté une dernière fois le 5 février 2026 de faire invalider des décrets du pape François. Elle voudrait obtenir par ce moyen l’annulation du premier procès.
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Immeuble de Londres: les parties civiles défendent les rescrits de François
Lors de la sixième audience du procès en appel de l’affaire dite 'de l’immeuble de Londres’, au Vatican le 4 février 2026, les représentants des parties civiles et du Bureau du promoteur de justice ont défendu la validité de rescrits (décrets) du pap …
Procès de l'immeuble de Londres: des rescrits du pape François contestés
Les audiences du procès en appel de l'affaire dite de 'l'immeuble de Londres' ont repris le 3 février 2026. La matinée a été consacrée aux exceptions soulevées par les avocats de la défense concernant les rescrits du pape François ayant élargi les po …
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Le Tribunal de district de Zurich a condamné Sanija Ameti, ex-membre des Vert'libéraux du canton, à une peine avec sursis, pour atteinte à la liberté de croyance et des cultes, le 28 janvier 2026. Elle avait tiré en 2024 sur une image pieuse représen …
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Le pape Léon XIV a nommé sœur Raffaella Petrini membre de la Commission des matières réservées, a annoncé la salle de presse du Saint-Siège le 3 février 2026. Il s’agit de la première femme à siéger d
Vénérée dans le Jura, Jeanne de la Bosse n'est pas (encore) canonisée
Silvia Freda, pour cath.ch
Ce vendredi soir, onze marcheurs bravent le froid pour rejoindre la chapelle de La Bosse. La super-Lune baigne le paysage de clarté. Comme si le ciel voulait éclairer le chemin des pèlerins. À l’intérieur de la bâtisse, le diacre Philippe Charmillot, initiateur de la marche, relève un fait inouï: «Même sans relique ni tombe à La Bosse, le souvenir de Jeanne s’est transmis de génération en génération. Et déjà en 1719, cette chapelle lui a été dédiée.»
Quatre siècles ont passé, et la dévotion demeure. Ces 400 ans du décès de Jeanne de la Bosse ont été célébrés les 5, 6 et 7 décembre 2025 à Saignelégier (JU). Avec une marche nocturne jusqu’à la chapelle qui lui est dédiée, le premier jour, la lecture d’extraits de l’ouvrage en cours de traduction le lendemain, puis une messe en son hommage, le dimanche.
Née aux Franches-Montagnes, le 15 août 1596, jour de l’Assomption, Jeanne de la Bosse fascina jusqu’à son confesseur, le jésuite Étienne Parisot, qui lui consacra une biographie. L’ouvrage est aujourd’hui en cours de traduction en français contemporain. Pour raviver son souvenir, la faire invoquer et rendre possible, enfin, sa canonisation
Qui était Jeanne? Elle ne vivra que vingt-neuf ans. Mais quelles années! «Elle n’avait pas le port d’une fille de village, mais celui d’une princesse», écrit Etienne Parisot. Elle était belle et intelligente, «l’une des plus intelligentes filles de son temps», selon un futur doge de Gênes, relate encore son confesseur dans la biographie qu’il lui a dédiée et intituléeLa vie de la vierge sœur Marie Hyacinthe.
Grande, bien proportionnée, cheveux blonds, elle avait les yeux gris, le teint pâle. «Sa beauté était si frappante, que dans les rues de Pontarlier, il fallait lui donner une compagne, car les jeunes hommes ne pouvaient s’empêcher de l’approcher», raconte Martin Nicoulin, historien, auteur deJeanne de La Bosse, une «sainte» du Jura(Éd. Saint-Augustin, 2022) et à l’origine de la traduction en français contemporain de la biographie consacrée à Jeanne par Etienne Parisot.
«À quinze ans, le drame éclate. On la marie de force. Elle lance ce cri légendaire: ‘On me marie, mais je ne me marie pas!’» raconte-t-il. «Après six mois sans consommation du mariage, l’official de l’évêque de Bâle déclare le mariage nul.»
Quatre ans plus tard, à dix-neuf ans, à la suite d’un songe, Jeanne entre chez les Annonciades de Pontarlier. «Elle choisit de se mettre du côté des sœurs converses, des filles de milieu modeste», relève Pascale Erbeia-Froidevaux, présidente de l’association «Jeanne de La Bosse». À elle la cuisine, le jardin, le soin des malades. Ainsi commence sa vie mystique sous le nom de Sœur Marie Hyacinthe.
Le Christ lui donne la communion
«Elle avait une intime et continuelle familiarité avec Notre Seigneur Jésus-Christ, sa très sainte Mère, les Anges et les Saints», relève Etienne Parisot. Le Christ lui apparaît constamment. Il lui donne la communion de ses propres mains. Jeanne s’en étonne. «Elle me demandait si telles choses pouvaient longuement durer.» La Vierge Marie intervient jusque dans son quotidien. «Elle disait que la très sainte Vierge l’aidait à faire les offices du monastère, et même au réfectoire.»
Un jour, gravement atteinte dans sa santé, Jeanne reçoit la visite de la Mère du Christ. «Par un simple contact, elle avait été guérie», rapporte son confesseur. Dieu lui apparaît «au fond de l’âme, comme dans un beau ciel dégagé de toutes nuées». Le confesseur conclut: «Il me semble que le Paradis était descendu en son âme.»
Mal comprise et malmenée
Pourtant, face à ces phénomènes, Jeanne est mal comprise, malmenée par ses consœurs. Et son confesseur avance d’abord longtemps avec méfiance. Il redoute l’illusion, évoque le «démon de midi». Puis, avec le recul, il admet son erreur. Il avoue même que trop prudent, il a laissé échapper des faits admirables de cette sœur vertueuse. Un aveu tardif où la méfiance bascule en conviction.
Malgré sa foi ardente, la jeune femme qu’il guidait spirituellement n’avait rien d’une mystique austère. «Elle avait un côté joyeux, très jurassien», mentionne Martin Nicoulin. «Elle disait d’ailleurs ne pas aimer les gens aux humeurs aigres. Elle affirmait que les religieuses trop scrupuleuses souffrent ‘d’une maladie’, ‘qu’Il faut presque un miracle du bon Dieu pour les corriger’.»
«Ô qu’il ferait bon mourir à cette heure!»
Jeanne traverse sa dernière année très affaiblie. Sans se plaindre. Face à la mort, nulle crainte: «Ô qu’il ferait bon mourir à cette heure!», répète-t-elle impatiente de voir Dieu. Le 6 décembre 1625, elle s’éteint avec un doux sourire, le jour de la Saint Nicolas, avec lequel Etienne Parisot relève un même jeûne pratiqué dès le berceau les mercredis et vendredis. A l’annonce de sa mort, la Mère supérieure s’exclame: «Nous avions un trésor caché dans notre monastère!»
Douze ans après seulement, en 1637, conscient d’avoir côtoyé une figure exceptionnelle, Etienne Parisot publie sa biographie en français et non en latin, fait rarissime pour un jésuite. «De cette manière, c’était aux gens simples qu’il s’adressait», observe Pascale Erbeia-Froidevaux. «Il entreprend ce travail à la toute fin de sa vie», fait remarquer Martin Nicoulin. «Le livre paraît en 1637, l’année même de sa mort.» In extremis, donc. «Et en 1708, Jeanne figure déjà dans l’encyclopédie des saints de Bernard de Vienne et devient une star de la chrétienté catholique francophone» souligne-t-il.
Rencontre avec une femme fascinante
Comment Martin Nicoulin, qui a ravivé sa mémoire en 2022, a-t-il rencontré Jeanne? «Par une histoire de famille. Un jour, on me demande une causerie lors d’une réunion des Froidevaux, la lignée de mon épouse et celle de Jeanne. Je me suis alors rappelé un livre sur les saints du Jura, signé Pierre-Olivier Walzer et paru en 1979», se remémore-t-il. «Cet éminent professeur de littérature française à l’Université de Berne lui consacre 30 pages admiratives. Quand elle parlait de théologie, elle le faisait mieux que les jésuites! C’était une mystique comme Thérèse d’Avila.»
Pierre Froidevaux, autre descendant de la lignée, lui demande ensuite une conférence. L’historien de cœur plonge dans les archives. À Porrentruy, il retrouve l’acte de baptême de Jeanne. «Une main y a ajouté en latin:Ex habetur Beata, autrement dit, ‘On la tenait pour bienheureuse’.»
Une dette envers Jeanne
Ce même Pierre Froidevaux relance la dévotion en 2014, lors de l’inauguration d’un portrait de Jeanne, aujourd’hui visible au fond de la chapelle. Ce jour-là, «il témoigne d’une guérison inexpliquée», relate sa fille Pascale Erbeia-Froidevaux. «Enfant, gravement blessé sous une charrue, mon père est envoyé prier à l’église de Saignelégier par sa tante. Des décennies plus tard, avant une opération de la hanche, le médecin regarde ses radios et s’étonne: ‘Comment faites-vous pour marcher?’» Pierre Froidevaux comprend qu’il a une dette envers Jeanne et entreprend des démarches pour la faire canoniser.
«Mon père prend dès lors contact avec le cardinal Cottier, à Rome», poursuit sa fille. «Le cardinal lui répond: ‘Si vous voulez relancer la canonisation, commencez par vous assurer qu’elle est connue’.»
L’espoir d’une canonisation
Pierre Froidevaux n’était pas le premier à croire à sa sanctification officielle, empêchée par l’Histoire, la première fois par la Révolution française, puis par l’intégration de l’ancien Évêché de Bâle au canton de Berne. En 1983, le chanoine Fernand Boillat, professeur de philosophie à Porrentruy et expert au Concile Vatican II, relançait déjà sa cause dans la revueGrandir, comparant Jeanne à Mozart. «Si un enfant peut être un génie artistique, pourquoi une jeune fille ne pourrait-elle pas devenir sainte?» Il écrivait également cette phrase que Martin Nicoulin «adore citer»: «Si le pape Jean Paul II me demandait ce qu’il pourrait faire pour la Suisse, je lui dirais de déclarer bienheureuse Jeanne de la Bosse.» Mais Jean Paul II ne le fit pas.
Toutefois, quarante ans plus tard, la cause avance enfin un peu. «Miracle! Lors de la messe du 7 décembre 2025 en hommage à Jeanne à Saignelégier, l’abbé René Malaba s’est dit prêt à porter le dossier de béatification», s’enthousiasme Pascale Erbeia-Froidevaux. «L’entendre dire qu’il était d’accord d’être le postulateur de la cause de Jeanne a été un bonheur!»
En attendant, la traduction en français actuel de la biographie de 1637 se poursuit, portée notamment par Martin Nicoulin et Chantal Barras-Froidevaux, elle aussi de la famille de Jeanne. La parution est prévue à l’été 2026. Quatre siècles après sa mort, Jeanne échappera enfin à l’oubli. (cath.ch/sf/bh)
Des miracles après sa mortLors de sa mort, des faits extraordinaires se produisent. Son confesseur Étienne Parisot rapporte «qu’au moment de son trépas, Dieu lui mit sur le visage le sourire, signe de joie et de bonheur», chose «fort rare en ce passage». Au même instant, des prêtres et religieux éloignés ressentent une consolation intense et inexpliquée. L’un d’eux «sentit une si extraordinaire consolation et amour de Dieu en son cœur, qu’il était comme tout ravi et hors de soi».Une religieuse voit Jeanne «régnante et bienheureuse en Paradis». Une autre, malade depuis dix mois, reçoit intérieurement l’ordre d’écrire ce qu’elle sait de Sœur Marie-Hyacinthe. Elle obéit et retrouve aussitôt ses forces. Un doute la saisit, la maladie revient. Elle reconnaît l’origine de la guérison, celle-ci disparaît. «Alors elle reconnut clairement que si elle avait recouvré la santé, c’était par le moyen de la bonne Sœur Marie-Hyacinthe.»D’autres grâces suivent. «Plusieurs personnes de qualité ressentirent en leurs âmes une haute estime de son bonheur et de la gloire dont elle jouissait, et sentaient une grande consolation.» Pour Etienne Parisot, ces faits constituent «les témoignages donnés par Dieu à la vertu de cette dévote Vierge». SF
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03/02/2026 - 15:45
Soeur Raffaella Petrini à la commission d'évaluation des marchés financiers
Le pape Léon XIV a nommé sœur Raffaella Petrini membre de la Commission des matières réservées, a annoncé la salle de presse du Saint-Siège le 3 février 2026. Il s’agit de la première femme à siéger d
14
Mar
Jeunes
Camp de jeunes
Paroisse de Fribourg
16:00
Venez nombreux a cet evenement organise par notre communaute paroissiale.
Lieu: Paroisse de Fribourg. Entree libre.
F.X. Putallaz: «Chacun témoigne de la loi naturelle, même sans le savoir»
Le Sénat français a rejeté, le 21 janvier 2026, le projet ‘d’aide à mourir’ qui prévoyait la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie. Le dernier épisode seulement des vastes débats qui divisent nos sociétés. Alors que notre monde, qui change à grande vitesse, est en recherche de boussoles éthiques, le concept de «loi naturelle» souvent utilisé dans l’Eglise catholique resurgit. Mais de quoi parle-t-on réellement?
Certains estiment que la question du bien et du mal est seulement une affaire de culture et que l’homme est seul à même de la déterminer…François-Xavier Putallaz:Un tel relativisme des valeurs heurte le bon sens: si tout un chacun est indigné par un viol ou se montre solidaire lors d’un drame, c’est évidemment parce que le bien et le mal transcendent les cultures et les époques. Chacun témoigne donc de la loi naturelle, même sans le savoir.
De plus, si on déterminait arbitrairement ses valeurs en fonction de sa propre culture ou de sa petite subjectivité, aucun dialogue ne serait possible, puisque chaque individu prétendrait posséder «sa vérité», et avoir raison tout seul du fait qu’il le ressent ainsi.
«C’est par nature que l’être humain gère la nature»
«C’est par nature que l’être humain gère la nature»
Un tel relativisme sape les fondements de la démocratie, laquelle suppose au contraire une recherche en commun des meilleures solutions. Le processus démocratique présuppose donc qu’on s’appuie sur des valeurs qui constituent le cadre indispensable pour toute société. Il y a urgence à clarifier ce cadre préalable. Or notre situation culturelle s’y prête bien: on perçoit mieux aujourd’hui qu’il faut respecter ce qui est naturel.
La difficulté provient du fait que le terme «nature» comporte plusieurs sens: le monde environnant, la flore et la faune, l’essence humaine, ou le non-artificiel. Il faut donc tenir ceci: c’est par nature que l’être humain gère la nature; il revient à l’être humain de perfectionner des techniques qui aillent dans le sens des finalités de la nature et organiser des sociétés respectant les exigences de la nature humaine.
La loi naturelle ne serait donc pas liée à la nature au sens biologique du terme? En ce sens, les découvertes scientifiques sur l’humain et le milieu naturel peuvent-elles avoir une influence sur ces conceptions?Puisque nous parlons ici de «la nature humaine», il est évident que l’être humain participe au monde biologique, mais il ne s’y réduit pas pour autant. Par son esprit, il émerge de la matière qu’il comprend par son intelligence et organise avec sa libre volonté. On appellera alors «loi naturelle» les inclinations foncières de son être: ses yeux sont faits pour voir, son intelligence pour saisir la vérité. En aucun cas la loi naturelle ne se réduit à une nécessité biologique: elle est au contraire le reflet dans la raison humaine des inclinations radicales de son être et de son environnement. C’est pourquoi l’intelligence est requise pour adapter à chaque époque et dans chaque situation les exigences imprescriptibles de sa nature. Les découvertes scientifiques bien sûr y contribuent.
La loi naturelle permet-elle de définir ce qui est juste ou non sur des sujets tels que le suicide assisté, l’avortement, l’homosexualité…?La loi naturelle éclaire la conscience de chacun sur ce qui est bien ou mal. Mais elle le fait sans rigidité, car, étant intelligible et intériorisée, elle présuppose toujours le relais de la raison humaine et le progrès historique.
«On ne voit pas que chaque préférence individuelle doive s’ériger en norme universelle»
«On ne voit pas que chaque préférence individuelle doive s’ériger en norme universelle»
Or dans le suicide assisté, on prétend soulager la souffrance d’un malade en éliminant ce malade; il est toujours loisible de le faire, mais toute personne sensée admettra qu’un tel acte ne relève en aucun cas de la médecine et du soin. Pareillement, étant donnée la nature de l’animal humain, la finalité de sa sexualité est à la fois orientée vers la procréation et l’amour mutuel. Or ces axes fonciers de la nature humaine se trouvent interprétés selon les cultures et individualisés selon les personnes; d’où le respect dû aux individus.
Cependant, on ne voit pas que chaque préférence individuelle doive s’ériger en norme universelle et se substituer aux finalités de la vie en couple. Le «mariage pour tous» lui-même ne rend-il pas curieusement hommage à la loi naturelle, puisque, constituant un couple, il suppose deux personnes seulement, sur l’exact modèle de la complémentarité entre homme et femme?
La loi naturelle peut-elle être détachée de la foi, de l’Évangile?La loi naturelle est inscrite dans le cœur de chacun, et aucun subterfuge n’est à même de l’éradiquer. Antérieur à l’Évangile, l’exemple par excellence en est grec et païen: c’est celui d’Antigone qui, à l’encontre d’un décret promulgué par le roi Créon, assure une sépulture décente à son frère. Elle en paiera le prix et sera condamnée à mort, enterrée vivante. La loi de la conscience intérieure est plus puissante que toutes les violences humaines, fussent-elles soutenues par de mauvaises lois.
«On ne voit pas que chaque préférence individuelle doive s’ériger en norme universelle»
«On ne voit pas que chaque préférence individuelle doive s’ériger en norme universelle»
La loi d’Antigone est dite «naturelle», car elle est inscrite au plus profond du cœur humain. Elle se trouvera plus tard explicitée par la loi juive qui lui donnera une formulation explicite («Tu ne tueras pas», y compris toi-même) et la dépassera sans la nier: telle est la loi ancienne. Cette dernière elle-même trouvera son accomplissement inouï dans la loi nouvelle, celle de l’Évangile: la grâce procure les moyens efficaces de l’accomplir, par la charité et l’amour de Dieu, de soi et du prochain. Socle réceptif de la grâce, la loi naturelle est donc rappelée par l’Église, à temps et à contretemps, car elle est porteuse d’espérance.
La loi naturelle peut-elle agir comme un «forum commun» entre croyants et non croyants au sein de la société? Peut-elle servir de cadre de référence, notamment sur le plan juridique?Lorsque, en 1999, la Constitution suisse réitère dans son Prologue qu’elle est promulguée «au nom de Dieu Tout-Puissant», elle ne suppose pas que tous les citoyens soient chrétiens et ne verse en aucun cas dans une forme de théocratie. Elle souligne seulement avec réalisme que toutes nos lois humaines sont enracinées dans une loi antérieure et non écrite, qui dépasse les simples consensus et permet la démocratie: la loi naturelle (par exemple le respect de la dignité humaine), socle de toutes les dispositions légales, transcende les opinions politiques et rend possible la diversité respectueuse des opinions.
Or la foi agit comme un écrin qui protège et favorise cette loi naturelle, reflet dans nos intelligences de la loi éternelle inscrite dans la création. La loi naturelle, si on la comprend bien, n’est donc pas une option parmi d’autres: toujours présente, elle requiert d’être expliquée, afin que chacun, croyant ou non, comprenne pourquoi il y adhère spontanément.
La loi naturelle peut-elle, selon vous, être utilisée pour contrer des tendances totalitaristes sur le retour et la remise en cause des droits de l’homme?La loi naturelle a trouvé une magnifique expression dans la déclaration des droits de l’homme de 1948. Il s’agit très exactement d’une «déclaration» qui, loin d’être créatrice, rend manifeste les exigences imprescriptibles inscrites dans le cœur humain: offusquées durant la Guerre, il s’agissait urgemment de les promulguer de manière explicite.
«Les véritables droits de l’homme ne seront protégés et renforcés qu’à condition d’être considérés comme des expressions de la loi naturelle»
«Les véritables droits de l’homme ne seront protégés et renforcés qu’à condition d’être considérés comme des expressions de la loi naturelle»
La tendance actuelle est à une inflation qui, au lieu d’expliciter de tels droits et les renforcer, tend au contraire à en inventer arbitrairement de nouveaux: les désirs subjectifs deviennent alors des revendications et ces revendications s’érigent en pseudo-droits. Ceux-ci en viennent ensuite à brimer la liberté des personnes. Par exemple, le projet de loi française sur l’euthanasie (pudiquement appelée «aide à mourir») ne ménage aucune clause de conscience pour les pharmaciens. Ces derniers n’auront d’autre issue, comme Antigone, que de rendre hommage à la lumière naturelle par une grave objection de conscience. Une telle prétendue loi est évidemment une régression démocratique.
Puisquel’euthanasien’est aucunement un droit, le paradoxe est donc sournois: c’est au nom de pseudo-droits humains que s’immiscent dans nos démocraties des tendances totalitaires inquiétantes.
En réalité, les véritables droits de l’homme ne seront protégés et renforcés qu’à condition d’être considérés comme des expressions de la loi naturelle. Telle est l’urgence novatrice de notre temps: penser le fondement des droits de l’homme et en témoigner par des actions crédibles. (cath.ch/rz)
François-Xavier Putallaz, philosophe, était professeur titulaire à l’Université de Fribourg. Membre du comité de rédaction de Nova et Vetera, il a été nommé à l’Académie pontificale Saint Thomas d’Aquin. Son dernier livreLa déroute de la raison. Les enjeux du suicide assistéest sorti aux Editions du Cerf (Paris) en 2024. RZ
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Zimbabwe: les évêques catholiques dénoncent un projet de loi sur l’avortement
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Léon XIV encourage la Marche pour la vie à Washington
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«Les médias de service public doivent rester hors des carcans du marché»
Pour les tenants de l’initiative, les médias de service public constituent un système obsolète et trop dispendieux. Réduire de moitié les moyens de la SSR viserait à l’obliger de se concentrer sur ses tâches prioritaires. Décapiter la SSR c’est mettre en danger la cohésion nationale et livrer la population à l’influence des chaînes privées étrangères, répondent les opposants.
Le service public est un élément fondamental des démocraties.Michel Porret*:Il regroupe des tâches de l’Etat comme la sécurité, la police, la justice, la santé, l’éducation et l’information. Il offre des services aux bénéficiaires avec des coûts assumés par la communauté. L’information n’est certes pas une tâche régalienne de l’Etat, au sens qu’elle lui appartiendrait en propre comme la sécurité, mais elle est néanmoins un pilier d’une société libérale telle qu’elle est conçue depuis la Révolution française.
Avec pour fondement le droit à la liberté expression contre l’arbitraire du pouvoir.Le droit à la liberté d’expression est consacré dans l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. C’est un droit moral et politique sur lequel est assise la démocratie. Dans presque tous les pays, il est aujourd’hui inscrit dans la constitution. Depuis le début du XIXe siècle, la nécessité de disposer d’organes de presse indépendants est considérée comme indispensable à la démocratie.
Avec pour la presse le rôle de 4e pouvoir.Le 4e pouvoir participe à l’équilibre construit entre le gouvernement et la société. En permettant la comparaison et la confrontation des opinions, il garantit la séparation des pouvoirs, dans les sociétés démocratiques modernes, parfois mise à mal aujourd’hui encore par certains chefs d’État ou de gouvernement.Depuis le deuxième quart du XXe siècle, la radio puis la télévision sont devenues des médias essentiels pour la société suisse. La Confédération leur a accordé un régime de ‘concession’ afin de préserver leur indépendance face à des intérêts immédiats de propriétaire privés.
La radio et la TV ont joué un rôle significatif pour la culture romande.Entendre une voix commune, régulière à une certaine heure de la journée est important pour forger une identité linguistique et culturelle. Mon grand-père faisait partie des premiers ‘chasseurs de sons’ qui parcouraient le canton de Neuchâtel pour recueillir des témoignages des habitants et de éléments de patrimoine. Ainsi s’est constitué un socle commun.
L’initiative «200 francs ça suffit!» s’attaque de manière frontale au service public et à la SSR.Fragiliser la SSR c’est s’attaquer à un droit moral et politique considéré jusque-là comme ‘intouchable’ parce que fragile. La situation actuelle aux États-Unis en livre un triste exemple. Des monuments de la presse sont aujourd’hui menacés et attaqués par des médias qui s’alignent sur le pouvoir. Prétendre que les médias de service public en Suisse seraient des nids de gauchistes ne repose sur aucune réalité.
Un des arguments des initiants est de lutter contre la baisse du pouvoir d’achat des Suisses.Dans un des pays les plus riches du monde, considérer la SSR et donc le payement de la redevance comme un ‘luxe’ que la population suisse ne pourrait plus s’offrir est une position pour le moins curieuse. Pour 135 francs par ménage et par an, on lance une vaste offensive démagogique. Cet argument financier ne tient pas vraiment. Les initiants ont autre chose en tête.
Mortelle audience, on achève bien le service publicChristian Ciocca, ancien producteur et présentateur d’émissions parlées et musicales sur Espace 2, a pris la plume pour rédiger un pamphlet en faveur des médias de service public. Sous le titreMortelle audience, on achève bien le service public,ce récit, sous forme d’enquête policière et journalistique, retrace les péripéties qu’a subies la chaîne culturelle RTS Espace 2 dès 2020.De restructurations en suppressions d’émissions, la chaîne culturelle a subi un changement de cap dont l’issue augure mal de l’avenir des programmes et des savoirs. La qualité des rendez-vous médiatiques a été sacrifiée aumainstreamgénéralisé déplore l’auteur. MP
Ils seraient plutôt les tenants de l’ultralibéralismeCet assaut du libéralisme contre l’information et la culture est pernicieux et dangereux. Ces biens immatériels ne sont pas des marchandises comme un morceau de savon ou une voiture simplement régis par les lois du marché de l’offre et de la demande. L’enjeu est énorme. Le fait que les journaux gratuits sont en train de crever devrait d’ailleurs nous alerter.La défense du service public ne devrait pas nécessiter de grandes thèses et de grands débats. L’histoire et la tradition de médias devraient suffire à nous convaincre de la nécessité de les maintenir en dehors des carcans du marché.
On parle aussi des changements de consommation liés au développement d’internet et des réseaux sociaux qui rendraient obsolètes les médias de service public.La tyrannie de l’immédiateté du numérique constitue un défi. Mais contrairement aux médias qui fonctionnent au nombre de clics et à l’aune de l’émotion et du sensationnalisme propres aux réseaux sociaux, les médias de service public peuvent et même sont tenus de prendre le temps de la recherche, de la vérification, de l’analyse. Le traitement du tragique incendie du barde Crans-Montanale jour de l’an en a offert un exemple assez flagrant. L’information doit se ‘fabriquer’ avec prudence et rigueur. En abandonnant le temps de la réflexion, on se livre à toutes les dérives.Dans le même sens, on peut rappeler que les médias de service public jouent un rôle essentiel pour la formation des journalistes et des techniciens de la communication.
Vous défendez aussi le caractère universel des médias de service public.A l’inverse des réseaux sociaux qui enferment l’utilisateur dans le cercle restreint de ses intérêts personnels, les médias de service public offrent une large ouverture intellectuelle vers d’innombrables sujets. Ils sont comme une bibliothèque ou même un ‘sanctuaire’ culturel. Et cela a un coût démocratique. Malheureusement cela n’est plus une évidence pour certains. (cath.ch/mp)
*Michel Porret est professeur émérite ordinaire d’histoire moderne à l’Université de Genève. Ses travaux portent sur le Siècle des Lumières, l’État, le droit de punir, la culture juridique et l’histoire culturelle de la bande dessinée. Il préside depuis 2015 les Rencontres internationales de Genève.
L’acceptation de l’initiative '200 francs ça suffit' mettrait en péril la présence des contenus religieux et spirituels sur les médias de service public, estime, le 21 janvier 2026, 'Vox Ethica', le service éthique et société de la Conférence des évêques suisses.
J.J. Friboulet: «Le service public redistribue les richesses»
Qu’est-ce que l’Eglise catholique pense du service public? Cette notion rejoint-elle les principes chrétiens? L’économiste et historien des idées Jean-Jacques Friboulet donne son éclairage sur ces questions.
Le service 'Vox Ethica' de la CES contre l’affaiblissement de la SSR
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«Les émissions religieuses de la SSR font partie de l’offre culturelle menacée»
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Carol Beytrison: «J’ai vite compris que l’aumônerie est un lieu d’humanisation»
De retour à Genève, sa ville natale, après des années d’absence, Carol Beytrison est devenue en l’espace de trois ans aumônière des prisons de Champ-Dollon et de la Brenaz,vierge consacréeet, depuis septembre 2025, adjointe de Fabienne Gigon, la représentante de l’évêque pour la région diocésaine de Genève. Elle vit son engagement spirituel auprès des détenus du canton avec à la fois ardeur et sérénité.
Travailler en milieu fermé n’est pas donné à tous. Pourquoi avoir choisil’Aumônerie œcuménique des prisons (AOP)?Carol Beytrison:C’est vrai, c’est un univers fermé, où se vit une certaine forme de violence, où l’on peut entendre des cris, des alarmes, même si nous ne sommes jamais inquiétés en tant qu’aumôniers. J’ai commencé par un stage. Quand on travaille en prison, on se rend vite compte si on est fait pour ça.
J’avais eu, en Bretagne, une expérience en milieu d’Église avec des jeunes abîmés par la vie, avec un parcours compliqué. Ils avaient connu la rue ou des violences dans leur famille, mais ils avaient fait, chacun à sa manière, une rencontre forte avec le Christ et ils avaient envie de mieux connaître sa Parole. J’avais eu beaucoup de plaisir à me mettre au service de cet élan de vie. Or quand je suis venue me présenter à l’Église à Genève, avec le souhait de travailler avec des populations marginalisées, la responsable de l’aumônerie des prisons s’apprêtait à prendre sa retraite. Intégrer l’équipe m’a paru naturel.
Où se passent vos rencontres avec les détenus? Allez-vous les voir dans leurs cellules parfois pour présenter vos offices?Non, nous n’avons pas accès aux cellules, et cela fonctionne surtout par le bouche-à-oreille. Nos entretiens se déroulent dans des bureaux que nous avons dans les centres de détention, que nous avons pu aménager pour en faire des lieux chaleureux.
Les rendez-vous sont toujours pris sur demande des détenus. Nous ne pouvons pas en prendre l’initiative, même quand quelqu’un de l’extérieur nous le demande. C’est pour éviter tout ce qui s’apparenterait à du prosélytisme, d’autant plus que beaucoup de musulmans font appel à nos services.
Les personnes qui vous contactent sont-elles animées par une recherche de sens ou cherchent-elles plutôt un espace de parole?C’est variable. Quand j’ai débuté, plusieurs jeunes de Champ-Dollon sont venus me voir avec une motivation spirituelle. D’autres viennent parce qu’ils ont besoin de sortir de leur cellule et de parler. J’ai assez vite compris que l’aumônerie est aussi un lieu d’humanisation. On peut toujours accompagner les personnes, même sans parler de religion ou de spiritualité. Le simple fait d’être dans une relation d’humain à humain est déjà important pour eux.
Et pour ceux qui le désirent, on discute de Dieu. Les musulmans parlent souvent plus spontanément de leur relation à Dieu, de l’importance de la prière et de la nécessité de réparer leurs actes à la sortie, par des aumônes aux pauvres par exemple.
Chez les chrétiens, la question de la rédemption revient aussi. Certains se demandent si Dieu peut leur pardonner leurs actes, s’ils ont encore le droit de prier. Heureusement, il y a des passages dans la Bible très parlants à ce sujet, comme le bon larron à qui Jésus dit: «aujourd’hui tu seras avec moi au paradis». C’est un beau message d’espérance pour quelqu’un qui est en prison!
Dans l’évangile de Matthieu (25-36), Jésus a cette phrase: «J’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.» Que signifie-t-elle pour vous?Jésus s’identifie aux prisonniers et c’est très touchant. Une des souffrances des personnes détenues, c’est d’avoir le sentiment d’être méprisées, mises à l’écart, oubliées de ceux et celles qui vivent à l’extérieur. Or le Christ pense à eux. Il ne les oublie pas! En tant qu’aumôniers, c’est ce que nous désirons transmettre aux détenus. Quoique vous ayez fait, vous êtes aimés par Dieu et vous valez la peine que quelqu’un vienne à votre rencontre.
Le regard que le Christ pose sur chacun est toujours un regard qui élève. Il est important de le leur transmettre pour les aider à retrouver leur dignité. J’essaye de leur montrer toutes les choses positives qu’ils ont fait dans leur vie. Je suis très ›paroles encourageantes’, elles font tellement de bien!
Une autre thématique forte, qui revient souvent durant les entretiens et les ateliers que nous organisons, c’est que le Christ est venu pour que nous soyons libres. On peut cheminer vers la liberté tout en étant dans un lieu fermé. En tant qu’aumônier, nous sommes désireux d’aider les détenus à faire émerger leur liberté intérieure, à en prendre soin, même en prison, dans le présent de leur vie. Malgré la culpabilité, la colère…
«Vous sommes désireux d’aider les détenus à faire émerger leur liberté intérieure, à en prendre soin, même en prison»
«Vous sommes désireux d’aider les détenus à faire émerger leur liberté intérieure, à en prendre soin, même en prison»
Il y a un parcours spirituel à faire pour aider la personne à réaliser qu’elle n’est pas que ce qu’elle a fait. C’est important qu’elle prenne conscience de la gravité de l’acte qu’elle a posé mais que sa vie ne s’arrête pas là. Finalement, c’est plus compliqué avec ceux qui restent dans le déni et n’assument pas leurs responsabilités.
Ces hommes et ces femmes ont été jugés par les autorités judiciaires et mis à l’écart de la société. La possibilité que vous leur offrez d’accéder à un espace de non-jugement est donc particulièrement important?Oui, et ils l’expriment très bien. Déjà, ils n’ont plus l’impression d’être dans la prison. C’est un lieu où règnent la bienveillance, la confiance et le secret professionnel. Ils savent que rien de ce qui se dit au sein du bureau de l’aumônerie ne sera relayé ailleurs. C’est très précieux dans ce milieu. Même avec un codétenu avec qui ils s’entendent, ils ne sont jamais sûrs que ce qu’ils confient ne sera pas ensuite utilisé contre eux ou répandu plus loin.
N’y a-t-il jamais des demandes d’informations de la part du barreau?Si cela se produit, c’est plutôt sur demande du détenu ou de son avocat. Nous évitons de témoigner devant un tribunal pour ne pas être confronté à des questions qui relèvent du secret professionnel. C’est vite fait de franchir la ligne quand on est interrogé par des professionnels du monde judicaire! La ligne que l’AOP s’est donnée, c’est de se limiter à des attestations de suivi en aumônerie, après accord de la personne concernée.
Vous récoltez de nombreuses confidences. Comment vous positionnez-vous par rapport à leurs peines? Pouvez-vous vraiment rester neutre?Je suis très heureuse que nous n’ayons pas à décider du vrai ou du faux, de la validité ou pas d’un jugement! Parce que, c’est vrai, un lien s’établit avec ces personnes, même si on ne peut pas parler d’amitié étant donné que tout se déroule dans un cadre précis. J’en accompagne certaines depuis que je suis arrivée, avec des entretiens parfois hebdomadaires et qui durent trois-quarts d’heure.
Il faut être bien connecté à ses propres émotions pour éviter de réagir trop spontanément. On pourrait, par exemple, se sentir révoltée face à telle ou telle situation qui n’avance pas plus vite. Mais notre position doit être neutre. L’idée n’est pas de surenchérir ni de se mettre du côté du détenu. Il s’agit juste d’accueillir sa colère et qu’il puisse l’exprimer.
Certaines personnes qui entrent en détention sont vraiment seules. C’est une peine supplémentaire?Oui, pour ceux qui ne bénéficie pas d’un réseau extérieur ou qui ne parlent pas français, c’est encore plus compliqué, même si la solidarité se joue entre les détenus. On leur propose de contacterl’ASVIDET, l’association des visiteurs et visiteuses en prison, avec qui nous sommes en lien, pour qu’ils aient au moins une visite régulièrement. Cela participe vraiment à l’humanisation.
Y a-t-il des gens qui recherchent votre aide une fois sortis de prison?En fait, certains formulent cette demande quand ils y sont encore. Ils ne savent pas comment va être leur vie à l’extérieur. Finalement, une fois dehors, ils retrouvent leur famille, leurs amis, et ils ont surtout envie de passer à autre chose. De notre côté, nous les préparons à leur sortie en leur donnant les noms d’institutions qui peuvent prendre le relais.
Récolter toutes ces confidences et travailler derrière les barreaux doit être éprouvant. Comment vous ressourcez-vous?Quand je sors de l’établissement, je marche un peu à pied. Cela me laisse le temps de laisser la prison derrière. J’ai intégré assez rapidement qu’il était inutile que je ramène tous ces problèmes à la maison. Le fait que je n’ai pas le droit de faire des démarches dehors pour assister les détenus m’aide beaucoup à prendre de la distance.
Il y a néanmoins des situations qui me touchent plus, quand j’accompagne des personnes qui ont des enfants par exemple. Ou quand quelqu’un en prison perd un proche et s’effondre. J’ai perdu mon père il y a deux ans, mais j’ai pu l’accompagner durant des semaines, au jour le jour. Tant qu’on n’est pas entré dans le système carcéral, on ne se rend pas compte à quel point c’est violent, traumatisant même, d’être coupé de ses proches, de ses enfants.
Paradoxalement, je ressens toutefois beaucoup de joie à la fin de ma journée. Non pas parce que je sors de la prison, mais parce que j’ai pu offrir aux détenus un espace où ils ont pu être eux-mêmes et évoquer avec eux ce qui leur fait du bien. (cath.ch/lb)
L’Aumônerie œcuménique des prisons (AOP) de GenèveElle regroupe les aumôniers mandatés par les diverses Églises chrétiennes du canton. Les aumôniers assurent une présence dans les centres de détention de Genève, soit Champ-Dollon et la Brenaz – où ils assurent des célébrations tous les dimanches -, Curabilis et la Clairière. Ils assurent aussi des permanences quotidiennes pour des entretiens personnels et proposent des activités en groupe (partages bibliques, soirées ciné-débat, ateliers artistiques).L’AOP est actuellement composée d’une équipe de cinq personnes, incluant un prêtre, le jésuite Béat Altenbach. Côté catholique, la co-responsabilité du service est assurée par Carol Beytrison et Véronique Bregnard. Ce service ne disposant pas d’un aumônier musulman, l’équipe œcuménique assure aussi une présence auprès des détenus musulmans, qui composent près de 70% de la population carcérale de Champ-Dollon et de la Brenaz. Un imam, bénévole, organise des prières le vendredi.Comme tout agent pastoral, côté catholique, les aumôniers des prisons suivent une formation biblique et théologiques de base. Ils reçoivent en outre une formation à l’écoute centrée sur la personne. LB
L’espace multicultuel de la prison de la Brenaz se dévoile le temps d’une soirée
Ils travaillent en grande partie derrière des barreaux. Qu'est-ce qui motive ces aumôniers des prisons? Co-responsable de l’Aumônerie œcuménique des prisons à Genève, Carol Beytrison a «naturellement» intégré ce service il y a deux ans. Une mission émotionnellement éprouvante parfois, mais qui lui procure de profondes joies. «On peut cheminer vers la liberté tout en étant dans un lieu fermé», assure-t-elle.
«Les prisonniers ont été mes maîtres»
«Je n'ai pas peur d'utiliser ces termes: Thomas a vécu un chemin de résurrection.» Durant cinq ans, Christine Lany Thalmeyr a accompagné Thomas dans sa recherche spirituelle, du temps où celui-ci se trouvait en prison et qu’elle était aumônière. cath …
«En prison, j’ai remis à Dieu mon besoin d'être aimé»
Quand les portes de la cellule se ferment derrière lui pour sa première journée en prison, Thomas se dirige droit vers la fenêtre. Sur le mur de droite, il voit un petit calendrier biblique. Aussitôt il se dit «un truc du genre: 'Dieu est là et m’att …
Eric Imseng: «On prive les détenus de liberté, mais pas de vie»
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Etats-Unis: un évêque dispense de la messe ceux qui craignent d'être arrêtés
Mgr Earl Fernandes réagit à l'intensification des contrôles par les autorités dans la ville de Colombus, à l'est des Etats-Unis. L’évêque du lieu a pris la décision de dispenser de la participation aux messes les fidèles qui risquent la détention et …
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Immeuble de Londres: la défense veut invalider des décrets du pape François
Dans le procès en appel de l’immeuble de Londres, la défense a tenté une dernière fois le 5 février 2026 de faire invalider des décrets du pape François. Elle voudrait obtenir par ce moyen l’annulation du premier procès.
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Immeuble de Londres: le promoteur de justice doit se retirer du procès en appel
Sous la pression des avocats de la défense – notamment ceux du cardinal Angelo Becciu – qui avaient demandé sa récusation, le promoteur de justice (procureur) du Vatican, Alessandro Diddi, figure clé de l’accusation dans le procès de l’affaire dite « …
2026: les mutations se poursuivront au Vatican
Entre la fin du Jubilé, la tenue d’un consistoire, la perspective des nominations importantes ou la publication d’une première encyclique, les perspectives sont nombreuses pour le pape Léon XVI en 2026. L’agence I.Média fait un tour d’horizon.
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«En prison, j’ai remis à Dieu mon besoin d'être aimé»
Grand, intense et à l’allure plutôt classe, Thomas (prénom d’emprunt), dans la cinquantaine, témoigne volontiers de son parcours dans des églises ou lors de séminaires, de manière franche et directe, «pour être utile à d’autres, notamment les jeunes». Sa route l’a conduit en prison dans les années 2010, mais aussi à la rencontre de Dieu et au baptême.
Dès ses six ans, Thomas est placé par sa mère dans un internat catholique. Adolescent, il gagne un autre internat plus spécifiquement jésuite. Si ces années scolaires ne le marquent pas d’un point de vue religieux, il en garde un grand sentiment de liberté.
Un père absent et une mère dure
«Ma mère était catholique, mais elle ne m’a rien transmis de ce côté-là. Elle nous a placés très jeunes, ma sœur et moi, dans des écoles catholiques pour que nous puissions avoir une ›bonne éducation’ et pour ne pas avoir à nous gérer durant la semaine. Elle nous a eus, je pense, trop tôt, à l’âge de 19 ans, et nous n’avons pas connu notre père. Elle était très sévère et avait beaucoup de frustration, de colère et de souffrance en elle.» À la maison, les punitions sont nombreuses, et parfois même les coups.
L’internat chez les jésuites lui permet de faire de bonnes études, du sport, d’acquérir des valeurs positives dans une atmosphère bienveillante et de fréquenter toutes les couches sociales. «Les parents payaient la scolarité de leurs enfants en fonction de leurs revenus. Mes deux meilleurs potes étaient un paysan des alentours de Charleroi et un petit bourgeois du centre-ville de Bruxelles.» Il en gardera une capacité à se sentir partout à l’aise.
Encouragés par ses oncles, il entreprend des études en sciences économiques. Mannequinat, breakdance, sport, fêtes: Thomas vit une jeunesse stimulante, voire tumultueuse. Les relations avec sa mère (aujourd’hui décédée) s’enveniment. Peu avant ses 18 ans, suite à un conflit entre eux, le jeune homme lève la main sur sa mère, et celle-ci le met à la porte, avec rien dans les poches. L’argent que ses grands-parents avaient versés sur un compte durant des années a été vidé par la maman.
«Je lui ai fait un procès, car j’estimais qu’un parent doit soutenir son enfant pendant qu’il est aux études, mais je l’ai perdu car elle a dit que j’étais un mauvais fils. Elle a rappelé que j’avais fait une semaine de prison à la suite d’une petite arnaque. Je me suis fait ratatiner. Ma mère était mannequin et avait une agence d’hôtesse. Elle connaissait beaucoup de monde et de bons avocats.»
Faconde et pics d’adrénaline
Durant 17 ans, Thomas ne verra plus sa mère. Il abandonne les études et gagne sa vie en intégrant un réseau de vente dans la rue de petites BD «maisons», en Belgique, en France, puis en Suisse où le commerce cartonne. «On avait la tchatche, on était marrants, mais on bossait dur aussi, hiver comme été.» Un mode de vie qu’il adoptera dix ans durant. Il se marie aussi, à 21 ans à peine. Le couple tient quatre ans.
Thomas reconnaît avec regret qu’il n’était pas facile à suivre. Durant la vingtaine d’années qui précédera son emprisonnement, ses relations avec les femmes suivront le même schéma, explique-t-il. Attiré par ce qui procure de l’adrénaline, il s’enflamme au départ, puis s’ennuie vite et finit invariablement par tromper sa compagne et la quitter, pour faire un temps la fête «comme un fou». «Je les ai faites souffrir, malgré, moi car je ne savais pas fonctionner autrement à l’époque.»
Une recherche désordonnée d’amour
La thérapie et le chemin catéchuménat entrepris en prison lui permettent aujourd’hui de comprendre les raisons de ce schéma répétitif. «J’avais besoin d’amour et j’allais chercher auprès des femmes l’assurance que j’étais aimable, digne d’être aimé. C’est le cliché égotiste de tous les gens qui n’ont pas été assez aimés par leurs parents. Sauf que j’ai été trop loin, puisque que j’ai fini en prison.»
«J’allais chercher auprès des femmes l’assurance que j’étais aimable, digne d’être aimé.»
«J’allais chercher auprès des femmes l’assurance que j’étais aimable, digne d’être aimé.»
À Genève, Thomas reprend – et termine cette fois – des études dans un autre domaine (non précisé par mesure de confidentialité: ndlr) qui le comble professionnellement et dans lequel il exerce toujours. Il rencontre une nouvelle compagne et devient papa en 2007. Mais cela ne suffit toujours pas à l’ancrer. Au contraire. «Ma femme a accouché à la maison et cela a duré 36 heures. Devant ses souffrances, j’ai vrillé. Cela m’a ramené à ma propre enfance sans père.»
Ne manquez pas: «Les prisonniers ont été mes maîtres»,le deuxième volet de ce reportage, publié le 9 février sur cath.ch
Une porte d’église s’ouvre à son passage
Au même moment, sa grand-mère de cœur décède d’un cancer fulgurant, sans qu’il n’ait trouvé le temps d’aller la voir et de lui présenter son fils. «Je me suis rendu compte de la tristesse que j’avais en moi en passant un jour devant l’église St-Joseph aux Eaux-Vives. La porte munie d’un détecteur s’est ouverte à mon passage, et je suis entré. Je me suis assis au fond et je me suis écroulé en sanglots. Ma grand-mère m’est revenue en tête. Ça m’a fait du mal de me rendre compte qu’elle était morte sans avoir connu son arrière-petit-fils.»
Pour Thomas, c’est là le premier signe que Dieu lui a adressé. Mais sur le moment, il ne le perçoit pas ainsi. «Tous mes problèmes personnels que je n’avais jamais voulu régler, que j’avais noyés sous la construction d’un personnage, dans l’alcool, la drogue ou la fumette, tout cela a explosé lors des deux ans qui ont précédé ma condamnation.»
Il commet plusieurs délits de gravité croissante et se retrouve à chaque fois en garde à vue, mais, sous l’effet de l’alcool et de la drogue, sans aucun souvenir des événements qui l’y ont conduit. Il a mal au dos et à l’épaule, et il rentre souvent ivre mort chez lui. En 2009, il est finalement arrêté, conduit au centre pénitencier genevois de Champ-Dollon le temps du jugement, puis, condamné à huit ans de prison (qui seront ramenés à cinq ans et demi).
Découverte de soi et conversion
Quand les portes de la cellule se ferment derrière lui, Thomas se dirige droit vers la fenêtre et voit un petit calendrier biblique. Un autre signe de Dieu, pour lui. «J’ai sonné pour parler à un gardien. Et j’ai directement demandé à voir un aumônier et un psychologue.»
Commence pour lui un long chemin de découverte de soi et de conversion religieuse. Tout le long de son séjour en prison, il est accompagné par des psychologues et par des aumôniers, en particulier par Christine Lany Thalmeyr, ancienne responsable de l’Aumônerie œcuménique des prisons de Genève, qui devient sa marraine.
Toujours aussi entier, Thomas s’attelle avec sérieux et constance à ce nouveau défi. Sa thérapie cognitivo-comportementale lui permet de démêler les traumas et de «comprendre ce qu’est l’empathie». Il creuse dans sa colère profonde et dans son besoin de reconnaissance, découvre ses ressources et, avec les aumôniers, l’amour de Dieu. Deux travaux complémentaires pour se reconstruire, estime-t-il.
«Tout reste une histoire d’amour»
«Le parcours religieux touche plus profondément au Mystère. Mais finalement tout reste une histoire d’amour. Quand on a la certitude d’être aimés, nos besoins sont nourris sans qu’il faille se battre pour les réclamer. Et souvent on obtient bien plus qu’en utilisant la force. C’est quelque chose de très puissant, que j’ai appris dans les deux premières années de ma conversion. J’aime transmettre cette conviction quand je témoigne de mon expérience, notamment aux étudiants de la Haute école d’études sociales qui n’ont pas nécessairement accès au vocabulaire religieux.»
Il a une certitude: Dieu sait mieux que lui ce dont il a besoin. «Le chemin, parfois, semble ne pas avoir de sens. Mais Dieu voit plus loin. Il avait envie de me faire venir à lui et il l’a fait de cette manière-là.»
L’image de l’entonnoir
Le lâcher-prise a été un de ses grands apprentissages. «J’étais un maniaque du contrôle et j’avais besoin de paraître, d’être le centre de l’attention, le premier que tout le monde voit, que tout le monde entend. J’étais incapable de rester chez moi tout seul. Mais je me trompais de cible. Quand Jésus dit ›quitte ta mère, quitte ta famille et suis-moi’, il montre que l’amour des parents est un amour de substitution. Le véritable amour, c’est celui de Dieu. J’ai appris à faire confiance à Dieu et je lui ai remis une partie de mon besoin d’être aimé, avec cette certitude qu’il m’aime inconditionnellement.»
«Le chemin, parfois, semble ne pas avoir de sens. Mais Dieu voit plus loin.»
«Le chemin, parfois, semble ne pas avoir de sens. Mais Dieu voit plus loin.»
Thomas utilise parfois l’image de l’entonnoir pour expliquer aux autres ce processus. «J’étais menteur, manipulateur, contrôlant. Je dirigeais tous mes efforts vers un but, le bout serré de l’entonnoir. Je ne laissais personne rentrer dans le champ. Être croyant permet au contraire de renverser l’entonnoir, du plus serré au plus large.»
Un pardon à donner et à recevoir
Un chemin qui passe aussi par le pardon. À sa mère en particulier. «Je rendais ma mère responsable et coupable de mon malheur. Cela justifiait à mes yeux le fait que je sois malheureux, que je puisse boire ou me droguer. Ma mère est venue me voir en prison et j’ai accepté de lâcher ma colère pour avancer, pour assumer mes responsabilités. Mais c’est dur, elle m’habite encore, même si je suis plus calme.»
Et puis, il y a le pardon reçu. L’important travail de remise en question personnel amène Thomas à se dévoiler avec franchise à sa compagne. Celle-ci est venue le voir, alors qu’il se trouvait en détention, deux fois par semaine, dont une fois sur deux avec leur fils. «Elle a été magnifique. Le premier jour où elle m’a rendu visite, je lui ai raconté tous mes mensonges. Elle est tombée des nues. Elle ne savait pas pour la drogue, ni pour mes tromperies et délits. Et elle m’a pardonné d’emblée. Je lui ai promis que j’allais tout régler. En fait, nous avons fait tout ce chemin ensemble.»
S’il ne fréquente plus vraiment les églises, il, continue de prier tous les jours et fait toujours le Carême. Son avenir, il l’envisage avec plus de confiance, car il se sent habité et accompagné par Dieu. (cath.ch/lb)
Ils travaillent en grande partie derrière des barreaux. Qu'est-ce qui motive ces aumôniers des prisons? Co-responsable de l’Aumônerie œcuménique des prisons à Genève, Carol Beytrison a «naturellement» intégré ce service il y a deux ans. Une mission émotionnellement éprouvante parfois, mais qui lui procure de profondes joies. «On peut cheminer vers la liberté tout en étant dans un lieu fermé», assure-t-elle.
«Les prisonniers ont été mes maîtres»
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Célébration œcuménique dans le «Moutier jurassien»
Dans le cadre de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, la Paroisse réformée transfrontalière de Moutier (Par8) et la Paroisse catholique de Moutier (Unité pastorale Vallée de Delémont-Prévôté) proposent chaque année une célébration commune. En 2026, cette dernièrea lieu le 18 janvierà l’église Notre-Dame de la Prévôté de Moutier à 10h.
Une célébration qui a une portée particulière, alors que la commune de Moutier est depuis le 1er janvier sur territoire jurassien. Ses habitants ont en effet voté, le 28 mars 2021, en faveur de leur rattachement au canton à majorité francophone et catholique (alors que Berne est un canton protestant). Un processus qui ne s’est pas fait sans tensions. Une petite majorité de citoyens (54,9%) s’est prononcée pour le passage d’un canton à l’autre.
Une célébration «apolitique»
«Les Églises réformées du Jura ont demandé une célébration qui marquerait le changement de canton», indique à cath.ch l’abbé Christophe Boillat, curé de la paroisse catholique romaine Moutier. Il co-présidera la célébration du 18 janvier avec le pasteur Quentin Jeanneret. Pour autant, les responsables religieux seront très attentifs à ce que la célébration soit «apolitique». «Ce ne sera pas la place des discours», explique Christophe Boillat, qui sait à quel point le thème est «délicat». «La célébration, dans le cadre de la Semaine pour l’unité des chrétiens, aura surtout pour but de réaffirmer la bonne entente et coopération qui existent à Moutier entre protestants et catholiques», assure le curé.
Les changements administratifs sont par contre importants. La paroissede Moutiers’étendant au-delà du territoire communal, elle est devenue une entité bi-cantonale. «Il a fallu clarifier et ajuster nombre de points juridico-financiers», note Christophe Boillat. Une transition qui a nécessité cinq ans d’efforts. (cath.ch/com/arch/rz)
La Semaine de prière pour l’unité des chrétiensChaque année, les chrétiens du monde entier sont invités du 18 au 25 janvier à se remémorer la prière de Jésus à ses disciples: «Que tous soient un (…) afin que le monde croie» (Jn, 17: 21). La manifestation a vu le jour sous sa forme actuelle en 1935, sous l’impulsion du prêtre lyonnais Paul Couturier.
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Après l’éboulement de 2025, une nouvelle église sera construite à Blatten (VS)
Barbara Ludwig, kath.ch / traduction adaptation Maurice Page
Comme de nombreux habitants de Blatten, le président de paroisse, Hans-Anton Ebener, a lui-même perdu sa maison désormais ensevelie sous les décombres ou sous l’eau. Il vit actuellement dans un appartement de vacances dans le village voisin de Wiler.
L’église paroissiale de Blatten était un bâtiment moderne datant de 1985. Immédiatement après le glissement de terrain du 28 mai, on ne savait pas encore dans quelle mesure l’église avait été détruite. Aujourd’hui, la situation est claire: le bâtiment a été entièrement emporté, y compris les fondations, a expliqué à kath.ch Hans-Anton Ebener.
«À ce jour, aucun objet religieux n’a été retrouvé. Il est possible que quelque chose apparaisse lors des travaux de déblaiement», déclare le président de longue date du conseil paroissial de Blatten. Mais l’espoir est mince.
Le glissement de terrain a détruit non seulement l’église mais aussi la salle paroissiale, que les associations villageoises et les particuliers pouvaient louer pour leurs fêtes et qui était mise à la disposition de la commune pour ses réunions, explique M. Ebener.
Des originaux probablement perdus à jamais
Le complexe comprenait aussi un abri pour les biens culturels. «Nous y conservions entre autres les statues originales de la chapelle de pèlerinage de Kühmatt. Par crainte des vols, nous avions installé des copies dans la chapelle. Les statues originales de saint Antoine et saint Maurice, ont probablement disparu à jamais.»
La majorité des quelque 300 habitants de Blatten vivent toujours dans le Lötschental. Ils mènent une vie paroissiale active, même s’ils n’ont plus d’église et assistent à la messe à Ferden, Kippel ou Wiler, avait expliqué à Noël le curé Thomas Pfammatter.
Une nouvelle église dans le futur centre du village
Peu après l’éboulement, les responsables politiques locaux avaient exprimé leur volonté de reconstruire Blatten im Lötschental. Depuis novembre, après la révision de la carte des dangers naturels, on sait où il sera possible de se réinstaller.
Environ 70% du territoire de la commune de Blatten se trouve en zone rouge, où toute construction est interdite. Dans l’ancien centre du village, situé sur une partie plus élevée, environ la moitié du terrain est potentiellement constructible.
Pour les habitants de Blatten, dont la grande majorité est catholique, une église a sa place dans le nouveau village. «Notre idée est que l’église soit construite dans le futur centre du village, à proximité d’autres bâtiments publics», explique le président du conseil paroissial. Il est également prévu de bâtir une salle polyvalente qui pourra être utilisée aussi bien pour les événements paroissiaux que pour d’autres types de manifestations.
«Tout dépend de la route cantonale»
Beaucoup de choses restent cependant en suspens. On ne sait pas où l’église pourra être construite et il n’y a pas encore de projet de construction concret, admet Hans-Anton Ebener. Il faut d’abord déterminer le tracé de la nouvelle route cantonale, encore en cours de planification. «Ce n’est que lorsque l’on saura où passera la route en direction de Fafleralp à travers le nouveau Blatten que l’on pourra délimiter une parcelle qui pourra être envisagée pour la construction de l’église.»
Travaux en 2028?
Les plans prévoient que la construction de la route commence au printemps 2026. Elle devrait être terminée fin 2027. En 2028, les travaux de construction des bâtiments communaux dans le centre du village devraient commencer, dans lesquels la future église sera également intégrée. Le président de paroisse se montre confiant: «Nous pourrons peut-être commencer la construction de l’église en 2028, ou sinon en 2029. Nous espérons que la nouvelle église pourra être consacrée dès 2030.»
Une journée de rencontre avec la population organisée par la commune et la commission de reconstruction a eu lieu le 7 février. La paroisse, quant à elle, réfléchira à l’aspect de la future église. Un concours d’architecture sera peut-être organisé. «Mais ce ne sont que des idées pour l’instant. Rien n’est encore décidé.»
L’assurance paierapour l’église
Le projet ne devrait pas être compromis par des raisons financières. D’une part, l’église détruite était assurée. D’autre part, des fonds sont déjà collectés pour la reconstruction. «Nous avons déjà reçu un peu plus de 1,5 million de francs de dons. Si l’on ajoute à cela l’indemnisation de l’assurance, cela devrait presque suffire.» De très nombreux dons proviennent de paroisses. Les réformées ont été particulièrement généreuses, se réjouit le président du conseil. (cath.ch/kath.ch/mp)
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Jun
Familles
Spectacle marionnettes
Salle paroissiale de Montreux
18:00
Venez nombreux a cet evenement organise par notre communaute paroissiale.
Lieu: Salle paroissiale de Montreux. Entree libre.
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«Les émissions religieuses de la SSR font partie de l’offre culturelle menacée»
«Des milliers de personnes en Suisse romande attendent chaque dimanche matin la retransmission de la messe ou du culte sur la RTS. Comment évaluez-vous l’éventuelle disparition d’une telle offre qui répond aux besoins spirituels d’une partie de la population?» «Les émissions religieusesfont partie de toutes cette dimension culturelle qui serait clairement menacée en cas d’acceptation de l’initiative», a répondu Christelle Luisier Brodard à la question de cath.ch. La présidente du Conseil d’État du canton de Vaud était l’une des trois représentants de gouvernements de Suisse occidentale présents à la conférence de presse. Celle-ci s’est déroulée au Centre de formation au journalisme et aux médias (CFJM), à Lausanne.
Danger sur la cohésion nationale
La Conférence des Gouvernements de Suisse occidentale (CGSO) a présenté devant une quinzaine de journalistes ses arguments contre l’initiative «200 francs, ça suffit!», qui sera soumise au peuple suissele 8 mars prochain. Une acceptation du texte et un abaissement de la redevance de 335 à 200 francs entraînerait une réduction de 54% du budget de la SSR, ont rappelé les élus. Une déflagration qui aurait forcément pour effet une diminution drastique des moyens et donc de l’offre du service public audiovisuel national.
«Il est bien sûr impossible de dire actuellement comment se répercuteraient les coupes dans les prestations de la SSR», a relevé Christelle Luisier Brodard. Il est toutefois certain qu’un ›oui’ le 8 mars aurait des effets nuisibles inéluctables sur la couverture régionale. Un problème, car «le service public n’a de légitimité que s’il demeure solidement ancré dans toutes les régions linguistiques de la Suisse. De fait, il joue un rôle central dans la préservation de la cohésion nationale», ont noté les représentants de gouvernements.
Pour des citoyens justement informés
La cohésion nationale a été un mot-clé de la conférence de presse. Christelle Luisier Brodard, Nathalie Fontanet, conseillère d’État du canton de Genève, et Stéphane Theurillat, Ministre du canton du Jura, ont rappelé que la Suisse s’était construite sur la reconnaissance de sa diversité. «Le traitement de l’actualité locale et régionale ainsi que les émissions et partenariats dans les domaines du sport et de la culture constituent un enjeu essentiel pour les minorités linguistiques et les régions périphériques», ont insisté les représentants cantonaux.
Pour que le système de fédéralisme et de démocratie directe puisse fonctionner, il est indispensable que les citoyens soient capables de se forger librement leurs propres opinions. Pour cela, un audiovisuel public de qualité est nécessaire. «La réduction de la redevance à 200 francs fragiliserait fortement la production d’une information journalistique plurielle, de qualité et indépendante. Cela compromettrait la capacité des médias publics et privés à garantir à l’ensemble de la population une information fiable, indispensable pour le bon fonctionnement du débat démocratique et pour lutter contre lesfake newscirculant dans les réseaux sociaux.» D’où l’importance d’un média national indépendant et neutre. «La SSR fonctionne avec une logique différente, qui n’est pas celle de la course au profit», a commenté Christelle Luisier Brodard.
Le seul média qui appartient à tous les Suisses
«Une redevance à 200 francs affecterait tout le tissu social», a en outre prévenu Stéphane Theurillat. La SSR est dans de nombreuses régions de Suisse, et notamment le Jura, au cœur d’un vaste réseau économique. Des milliers d’emplois seraient menacés en cas de baisse de la redevance. Sans compter une perte en innovation et formation journalistique et numérique dont la SSR est le moteur. «La SSRest le seul média qui appartient à tous les Suisses», a martelé Nathalie Fontanet.
La Genevoise a mis l’accent sur la valorisation du patrimoine culturel rendu possible par le service public. «Il s’agit de l’un des seuls moyens de transmettre les traditions, fêtes populaires, expressions artistiques qui font vivre notre pays.» Elle a pointé le rôle des archives, qui font office de mémoire collective et conservent l’identité culturelle de la Suisse.
La réputation de la Suisse en jeu
Au-delà des frontières, Nathalie Fontanet a mis en garde contre l’affaiblissement du «soft power» helvétique. Plus de 800’000 Suisses de l’étranger dépendent des informations de Swissinfo, un média également financé par la redevance. Grâce au partenariat avec TV5 Monde, la RTS est en outre retransmise dans le monde entier. Autant de dispositifs qui renforcent la visibilité de la Suisse dans le monde et qui serait mis à mal en cas d’acceptation de l’initiative. «C’est également la réputation de notre pays à l’international qui est en jeu», a averti la conseillère d’État genevoise.
Rien n’est gratuit
Mais qu’en est-il de la charge financière de la redevance, sur les ménages modestes notamment? Stéphane Theurillat a rappelé les nombreuses prestations offertes par la SSR, notamment les retransmissions d’événements culturels ou sportifs. Si le service public n’avait plus les moyens de les diffuser, les personnes devraient se tourner vers des acteurs médiatiques privés aux prestations souvent coûteuses. «De toute façon, rien n’est gratuit», a renchéri Nathalie Fontanet, qui a rappelé que dans de nombreux domaines, dont la santé, la qualité avait un coût. Stéphane Theurillat pense, finalement, qu’une prise de conscience doit se faire dans la population, qui ne se rend souvent pas compte de ce qu’elle perdrait en cas d’une acceptation de «200 francs, ça suffit!». (cath.ch/com/rz)
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Roger Puati: avec la traite négrière, les Églises ont trahi le message du Christ
Matthias Wirz – Adaptation: Carole Pirker/RTS religion
Originaire la République démocratique du Congo (RDC), Roger Puati (voir encadré) est arrivé en Suisse il y a presque 40 ans. Il y est devenu enseignant et pasteur, jusqu’à sa retraite, il y a un peu plus de trois ans. Depuis ses études de théologie à Genève, il s’est spécialisé dans la thématique de l’esclavage des Noirs en Amérique.
Dans la réédition de son livre paru l’automne dernier, il reprend sa thèse de doctorat, en l’enrichissant de ses recherches plus récentes, en particulier celles concernant le positionnement des Églises face à la traite négrière.
On parle de traite triangulaire concernant la traite des Noirs. Comment se met-elle en place?Roger Buangi Puati: Des armateurs négriers préparent des bateaux et viennent en Afrique. Ils y embarquent les captifs enchaînés qui ont été rassemblés dans des entrepôts que les Européens ont construits sur les côtes africaines de l’Atlantique. Leurs bateaux voguent ensuite vers les Amériques, les Caraïbes et le grand continent américain. Arrivés sur place, les esclaves sont vendus aux planteurs, au prix des denrées comme le café, le cacao, le sucre, etc. Les négriers repartent ensuite avec ces denrées vers le continent européen pour les vendre. Voilà le principe de la traite et du commerce triangulaire.
A partir du XVIᵉ siècle, ce système va se perpétuer, pour près de quatre siècles…Exactement. Pour les esclaves, les conditions de travail sont très dures. Ils se lèvent très tôt, se couchent très tard et se nourrissent de racines, de tubercules, juste de quoi survivre pour pouvoir travailler. Avec une telle alimentation et un tel traitement, ils ne peuvent pas vivre au-delà de quatre ou cinq ans! Et à la moindre faute, on les fouette, on sectionne aussi parfois leurs tendons pour effrayer les autres esclaves.
Combien de personnes ont-elles été concernées par cette traite négrière?Durant les quatre siècles où elle a sévi, les minimalistes parlent de 13 à 14 millions de personnes et les maximalistes, de 100 millions d’êtres humains. Selon l’étude que j’ai menée, j’arrive à une fourchette de 25 millions. Mais pour un Africain qui arrivait dans les Amériques, entre cinq et sept mourraient en route. Comme c’était souvent les plus vigoureux qui étaient capturés et déportés, l’Afrique a vraiment été vidée de sa force vitale.
«Pour un Africain qui arrivait dans les Amériques, entre cinq et sept mourraient en route.»
«Pour un Africain qui arrivait dans les Amériques, entre cinq et sept mourraient en route.»
On pense à la responsabilité des puissances coloniales comme l’Espagne, le Royaume-Uni ou la France. La Suisse n’est pas épargnée: même ses intellectuels ont soutenu la traite négrière, tel Louis Agassiz, professeur à Harvard et théoricien de l’inégalité des races. Qui était cet homme?C’était un Fribourgeois parti de la Suisse vers les Amériques. Il avait ses propres esclaves, sur lesquels il faisait des expériences et des études dites «scientifiques». Il dénudait les esclaves et les photographiait sous toutes leurs coutures, pour démontrer l’infériorité de l’homme Noir. Il est très connu et adulé un peu partout dans le monde. Il n’y a pas une grande ville, en Amérique ou en Europe, qui n’ait une place ou une rue Agassiz.
En Suisse aussi?Oui, nous avons, en effet, le Agassizhorn (le pic Agassiz, une montagne des alpes bernoises, ndlr). Nous avons mené une campagne avec le professeur Hans Fässler de Saint-Gall pour débaptiser cette montagne. Malheureusement, les deux communes concernées ne l’ont jamais accepté. Mais il n’y a pas qu’Agassiz. Les cantons de Berne et de Soleure, par exemple, avaient des parts dans la traite négrière. Et des personnalités en lien avec cette traite existaient dans quasiment tous les cantons, que ce soit à Neuchâtel, Genève ou Vaud. Le Château de Prangins, par exemple, a été construit grâce à l’argent de la traite négrière.Comment décrire le rôle des Églises dans la vente ou l’achat d’esclaves noirs?Chaque période de l’histoire a ses aveuglements, et cet aveuglement faisait de l’homme noir quelqu’un d’inférieur. Ne nous voilons pas la face: l’aspect physique a joué un rôle important dans les délibérations des Églises pour décider que les Noirs n’avaient pas d’âme et qu’ils pouvaient être asservis. Lorsque la traite négrière commence, l’Église catholique bénit ces commerces. Elle encourage et absout même les négriers qui participent à ce trafic. C’est beaucoup plus tard, avec la Réforme protestante, que les lieux de délibération deviennent pluriels et qu’on peut savoir ce que pensent les catholiques et les protestants.
«L’aspect physique a joué un rôle important dans les délibérations des Églises pour décider que les Noirs n’avaient pas d’âme.»
«L’aspect physique a joué un rôle important dans les délibérations des Églises pour décider que les Noirs n’avaient pas d’âme.»
Dans un texte du Synode datant de 1637 (voir encadré 2), l’Église réformée de France reconnaissait la pratique de l’esclavage et de la traite des Noirs…À l’époque, la place de l’Église dans les sociétés européennes était centrale. L’Église réformée de France ne pouvait pas condamner l’esclavage. On interprète donc les textes pour dire que Dieu, lui-même, a déjà décidé que le Noir est esclave, et que nous n’avons pas donc pas à révoquer ce genre de textes. Beaucoup se sont appuyés là-dessus, avec une exégèse sans aucune base théologique…
Vous êtes originaire de la RDC. C’est un cas que vous connaissez bien…En effet, au XIVe siècle, le roi du Royaume du Congo, Nzinga Nkuwu, fait venir les premiers missionnaires. On ne parle pas encore de traite négrière, donc l’Église va se construire sans problème… jusqu’à la date fatidique de 1492, avec l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique et le début de la traite négrière. Et là, tout bascule.
Quels changements s’opèrent alors?À partir de là, même les prêtres dévolus à construire l’Église chrétienne du Congo vont s’adonner à la vente de leurs propres paroissiens! Ceux qui avaient une âme et que l’on venait évangéliser, tout d’un coup, ils la perdaient, parce qu’on devait les vendre. Cette chrétienté, la première en Afrique subsaharienne, va ainsi être anéantie par cette sombre histoire de la traite négrière.
«Même les prêtres dévolus à construire l’Église chrétienne du Congo vont s’adonner à la vente de leurs propres paroissiens!»
«Même les prêtres dévolus à construire l’Église chrétienne du Congo vont s’adonner à la vente de leurs propres paroissiens!»
Les Églises ont collaboré à la traite des Noirs, mais certains chrétiens ont aussi été les premiers à soutenir les idées qui ont permis, à partir du XIXesiècle, d’abolir le système de l’esclavage…Effectivement, ce sont plutôt les Églises radicales ou marginales, comme celle des Quakers en Angleterre, qui ont commencé à lutter contre l’esclavage. Quand ils arrivent en Pennsylvanie, leur leader, George Fox, est le premier à s’élever contre la traite négrière. Il ne veut pas voir des membres de son église posséder des esclaves. Selon lui, Dieu n’a créé qu’une seule humanité et la couleur de peau ne peut pas justifier l’esclavage des Noirs. Ils sont nos frères, dit-il. Plus question de les asservir. Nous sommes alors au XVIIᵉ siècle, mais l’esclavage ne sera aboli qu’au milieu du XIXᵉ.
Les Quakers étaient donc des pionniers…Oui, ils ont anticipé le mouvement. Lors de la traite négrière, le christianisme a trahi le message du Christ, mais ce même christianisme va aussi produire un mouvement de lutte pour la dignité des êtres humains. Cela dit, l’abolition de l’esclavage est due en premier lieu aux mouvements de résistance des esclaves eux-mêmes, parce que les troubles devenaient constants dans les plantations et que les esclaves n’en pouvaient plus de leurs conditions de vie atroces.
Retrouvez l’entretien complet sera rediffusé sur RTS Espace 2 dans l’émission radio «Babel».
Comment aborder la question de la réparation qu’il faut accorder aux populations africaines, face à ce qu’elles ont subi durant tous ces siècles?Ce sont des questions juridiques complexes. Tout crime contre l’humanité est définitivement irréparable. Mais si «réparation» signifie la reconnaissance de cette histoire et des crimes commis, beaucoup d’États européens résistent à la reconnaître. Il s’agit donc pour eux d’assumer les crimes commis. L’Europe doit aussi accepter de ne pas monopoliser le narratif de cette histoire, parce que les victimes ont prioritairement droit et voix au chapitre. Enfin, il s’agit de pouvoir indemniser ceux que l’on reconnaît comme victimes.
Parce que la traite négrière et l’esclavage a généré beaucoup d’argent…Oui, mais on ne peut pas hériter de la richesse produite par cette traite en faisant mine d’ignorer qu’une part de cet héritage doit revenir à l’Afrique, car elle y a grandement contribué. Malheureusement, cette reconnaissance n’existe pas. Il faut qu’elle vienne, parce qu’on répète les mêmes crimes, mais sous d’autres formes.
«L’Afrique, réservoir d’hommes, hier, et réservoir de matières premières, aujourd’hui, le cycle continue…»
«L’Afrique, réservoir d’hommes, hier, et réservoir de matières premières, aujourd’hui, le cycle continue…»
C’est-à-dire?La RDC est un pays dont le sous-sol est immensément riche. On arme un pays voisin par les puissances européennes dont les dirigeants se réclament chrétiens. Ils financent cette guerre qui a fait dix millions de morts en 29 ans. Et cela n’émeut pas la communauté internationale. On doit briser ces chaînes pour que l’Afrique ne soit plus celle dont on prend le sang pour que les autres vivent, alors qu’elle-même se meurt. L’Afrique, réservoir d’hommes, hier, et réservoir de matières premières, aujourd’hui: le cycle continue. (cath.ch/cp/bh)
Christianisme et traite des noirs, Roger Buangi Puati, Vérone Editions, 2025.
Pasteur et écrivainNé le 8 juillet 1957 à Tshela, dans la province de Kongo central en RDC, Roger Buangi Puati est un écrivain, pasteur et théologien congolais. En 1987, il s’installe en Suisse où il obtient un master en théologie à l’Université de Genève, avec une spécialisation en histoire de la traite négrière. Aujourd’hui retraité, il a mené une double carrière de pasteur dans une paroisse Lausannoise de l’Église évangélique réformée du canton de Vaud et de professeur à l’École d’études sociales et pédagogiques de Lausanne et à l’Université populaire africaine à Genève. En tant que Maître de conférences, il a participé à plusieurs colloques internationaux et a publié plusieurs ouvrages. CP
L’Égliseréformée reconnaissait l’esclavageSelon cet extrait d’un texte du Synode de l’Église réformée de France de 1637, la traite des Noirs n’est pas contraire à la tradition biblique: «Quoi que les hommes aient un droit d’acheter et de garder des esclaves et que cela ne soit pas condamné par la parole de Dieu, néanmoins, parce qu’on abuse de ce droit-là et qu’il s’est glissé insensiblement une coutume très inhumaine, cette assemblée exhorte les fidèles de ne pas abuser de cette liberté d’une manière qui soit contraire aux règles de la charité chrétienne, et de ne pas remettre ces infidèles au pouvoir des barbares qui pourraient les traiter inhumainement, mais de les donner à des chrétiens débonnaires.» CP
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