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    Le Synode sur la synodalité, lancé par le pape François en 2021, cherche à rendre l'Église plus participative

    Rapport du groupe de travail post synodal sur la formation des prêtres

    En février 2024, après la première assemblée du Synode sur la synodalité, le pape François avait créé dix groupes de travail, complétés ensuite par deux autres groupes et trois commissions. Leur mission? Approfondir certaines questions importantes soulevées lors du processus synodal. Tous ces groupe...

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    Le Synode sur la synodalité, lancé par le pape François en 2021, cherche à rendre l'Église plus participative
    Actualités

    Rapport du groupe de travail post synodal sur la formation des prêtres

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    Synode: ce que dit le rapport du groupe de travail sur «le cri des pauvres»

    La monogamie est «exaltée» dans les textes sacrés, souligne le SCEAM dans son rapport de mars 2026
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    Synode: l’Église ne devrait plus admettre de nouveaux baptisés polygames

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    Le Synode sur la synodalité, lancé par le pape François en 2021, cherche à rendre l'Église plus participative © Vatican Media

    Rapport du groupe de travail post synodal sur la formation des prêtres

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    En février 2024, après la première assemblée du Synode sur la synodalité, le pape François avait créé dix groupes de travail, complétés ensuite par deux autres groupes et trois commissions. Leur mission? Approfondir certaines questions importantes soulevées lors du processus synodal. Tous ces groupe...

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    Le synode a souligné l'importance de la présence chrétienne dans le monde numérique © Pixabay

    La présence de l’Église est essentielle dans le monde numérique

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    Le groupe numéro 5, de «la participation des femmes à la vie et à la direction de l’Église», a rendu un rapport sévère © Vatican Media

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    Écouter les pauvres, même quand ils ne font que murmurer... © Hermanitas del Cordero

    Synode: ce que dit le rapport du groupe de travail sur «le cri des pauvres»

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    La monogamie est «exaltée» dans les textes sacrés, souligne le SCEAM dans son rapport de mars 2026 © Freepick

    Synode: l’Église ne devrait plus admettre de nouveaux baptisés polygames

    Le rapport de la commission catholique sur «Le défi pastoral de la polygamie» a été publié le 24 mars 2026. Réalisé par des membres du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et Madagascar (SCEAM), il propose des pistes pour l’évangélisation des familles polygames sur le continent africain.

    Le rapport de 26 pages, rédigé en français, se penche sur le cas des «aspirants au baptême vivant en situation de polygamie» et encourage un accompagnement pastoral vers l’abandon de la pratique polygame en cas de demande de baptême. Il rappelle que la polygamie en Afrique relève presque exclusivement de la polygynie, c’est-à-dire une famille dans laquelle un homme a plusieurs conjointes. Elle est autorisée par la loi dans 30 pays africains – et dans 20 pays d’Asie, principalement ceux fortement islamisés.

    Apportant un éclairage historique et anthropologique à ce phénomène, le rapport explique que, dans la plupart des sociétés africaines, «seule la première femme a le statut d’épouse», même si cette réalité a évolué dans les régions islamisées. Il note aussi le rôle politique et social de la polygamie, qui sert traditionnellement à assurer une importante descendance, constituer des alliances ou à affirmer sa puissance, ou encore qui doit assurer la protection d’une épouse et des enfants d’un proche décédé.

    Les formes modernes de la polygamie

    Il est enfin rappelé que la polygamie ne concerne pas que l’Afrique, même si c’est sur ce continent qu’elle est le plus «visible». Sont mentionnés l’essor du «polyamour» et d’autres formes «postmodernes» de polygamie.

    Le SCEAM note que ces dernières années la polygamie est décrédibilisée en Afrique, notamment par l’évangélisation, mais aussi par la montée du féminisme et les progrès scientifiques qui font baisser la mortalité infantile. «Pour autant, elle demeure vivace», assurent les experts africains, qui notent que souvent la polygamie est «voilée» sous une forme de concubinage multiple. Ils soulignent qu’elle convient aussi aux femmes dans des sociétés où «le divorce est vu comme une catastrophe».

    Polygamie et monogamie dans la Bible

    La commission rappelle ensuite l’existence de la polygamie dans l’Ancien Testament, d’Abraham à Salomon et ses «700 femmes et 300 concubines», mais elle montre cependant combien la monogamie est «exaltée» dans les textes sacrés, notamment par les prophètes. Ainsi, les experts estiment que Dieu agit avec «pédagogie» et amène l’homme polygame à découvrir la valeur de la monogamie, qui apparaît dans le Nouveau Testament.

    Jésus «rappelle que le mariage voulu par Dieu est monogamique», notent-ils, lorsqu’il affirme que les époux «ne feront qu’une seule chair» — un enseignement confirmé par saint Paul dans ses épîtres. C’est sur ces bases qu’est fondée la théologie chrétienne du mariage, qui doit être tournée vers la fécondité biologique et spirituelle et qui se trouve confrontée au phénomène de la polygamie en Afrique.

    Confrontation et accompagnement

    Cette réalité s’est imposée pour les premiers missionnaires en Afrique, pour qui «christianiser et occidentaliser allaient quasiment de pair», note le document, qui explique pourquoi ils ont été particulièrement actifs dans la lutte contre la polygamie, et non dans l’accompagnement de ceux qui la pratiquent. Un tournant s’opère finalement sous le pontificat de Paul VI – notamment lors de son voyage en Ouganda en 1969 – lorsque le pontife italien met l’accent sur la possibilité d’un catholicisme africain, qui coïncide avec le lancement du SCEAM.

    Ce dernier va étudier la question et la rapporter à Rome à plusieurs reprises, notamment lors des Synodes – ceux sur la famille en 2014 et 2015, puis ceux sur la synodalité en 2023 et 2024, lors desquels va être mis l’accent sur l’accompagnement pastoral.

    Les réponses pastorales actuelles à la polygamie

    Le SCEAM note l’existence de quatre types d’accompagnement actuellement: le premier est l’encouragement à choisir la première épouse ou l’épouse favorite au moment du baptême, qui est pratiqué dans plusieurs diocèses, mais nécessite de prendre soin des épouses abandonnées et de leurs enfants. Le second est le statut de «catéchumène permanent», qui intègre les époux dans l’Église sans les baptiser ni leur donner l’accès aux sacrements, mais en leur permettant formellement de rester avec leurs conjoints tout en encourageant le baptême de leurs enfants.

    Le troisième cas est le baptême de la femme, qu’on considère comme une «victime d’une relation polygame», et qui est accompagnée par l’Église dans cette épreuve. Enfin, le dernier cas est celui de la «polygamie voilée», dans laquelle les relations multiples sont libres (sans mariage). Cette situation très répandue «est dommageable pour la société et l’Église, même si elle ne pose pas de problème doctrinal», note le document. Elle représente en revanche un vrai défi pour les femmes isolées avec enfants, «mal vues» dans la société comme dans la communauté chrétienne.

    Une évolution qui passe par la valorisation de la femme

    Évaluant ces diverses pratiques, le document estime que «baptiser un polygame qui va continuer à le demeurer donnerait toute l’apparence de légitimer cette irrégularité». Le SCEAM insiste donc sur l’importance d’orienter vers «le choix de l’abandon de la polygamie», en prenant soin que les polygames soient «minutieusement préparés» et se libèrent des «entraves culturelles» qui les poussent à avoir plusieurs partenaires. «L’Église ne baptisera pas un polygame sur la base d’une promesse ou qui va continuer à l’être même après la réception de ce sacrement», est-il précisé.

    Pour permettre cette évolution, le rapport insiste sur l’importance de la formation des fidèles mais aussi sur la valorisation des femmes dans la pastorale, notamment auprès des veuves – mariées parfois à un parent disposant déjà d’une épouse. «La polygamie peut être liée à la fragilité de la situation morale et socio-économique de la femme», est-il souligné. (cath.ch/imedia/cd/lb)

    Dix groupes de travail
    En février 2024, après la première assemblée du Synode sur la synodalité (octobre 2023), ce processus visant à rendre l’Église moins cléricale et plus participative, le pape François avait créé dix groupes de travail, complétés ensuite par deux autres groupes et trois commissions. Les premiers rapports de ces groupes ont commencé à être publiés au début du mois de mars. Le rapport de la commission du SCEAM sur la polygamie est le cinquième à être publié.

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