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  • Homélie du 20 février 2011

    Homélie du 20 février 2011

    Prédicateur : Père Jean-Marie Lussi

    Date : 20 février 2011

    Lieu : Abbaye d'Hauterive, Posieux

    Type : radioN'est-il pas naturel de se défendre quand on est attaqué ? N'est-il pas naturel de détester ceux qui nous font du mal ? Mais Jésus vient révéler une morale nouvelle, qui surpasse nos manières habituelles d'agir. Les hommes, dit Jésus, peuvent vivre entre eux la solidarité, qui n'est pas mauvaise mais qui est insuffisante quand elle ne dépasse pas les affinités naturelles.Dans la suite du Sermon sur la montagne, Jésus oppose à nouveau des affirmations anciennes à ses propres paroles : « Vous avez appris qu'il a été dit... eh bien moi je vous dis... ». Ses interlocuteurs ne sont plus confrontés seulement à une trace écrite. Les voici en face de la parole vive, celle qui ne reste pas sans effet. Deux versets sont très éclairants : « ... afin d'être vraiment les fils de votre père qui est dans les cieux » et « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Ces deux mentions de « votre » Père nous disent clairement la visée de l'œuvre que Jésus est en train d'accomplir et donc celle de sa parole : engendrer des fils, images, comme lui, du Père invisible. Le propos du Sermon sur la montagne n'est pas d'améliorer les hommes. Jésus tente de révéler à ceux qui l'écoutent leur condition filiale. Il met en chemin un être nouveau qui leur est encore inconnu : la condition de fils et de fils ensemble : « vous ». Fils et donc frères. Consentir à cette condition ne va pas sans consentement à une mort : nous sommes en transformation constante pour accéder avec Jésus et par lui à un autre état : celui de membre du corps unique du Christ. A cause de cela, ce que Jésus énonce semble loin de ce qui est généralement admis et peut paraître absurde à certains. Comment entendre ce discours qui prépare ses auditeurs à un avenir inconnu ?Chacune des affirmations suivantes met en tension le commandement ancien et la parole nouvelle et actuelle de Jésus. « Œil pour œil dent pour dent » : dire cela, c'est vouloir laver un affront en rendant une punition équivalente. C'est appliquer un principe d'équité parfaite, nécessaire dans la loi et aussi psychiquement pour chacun d'entre nous : il importe, en effet, que personne ne soit déprécié en étant livré au caprice de l'autre. Aucun ne vaut plus que l'autre. Il n'en est pas un qu'on puisse blesser, outrager, tuer impunément.Mais Jésus fait appel à une autre mesure. L'amour est toujours en jeu dans la relation à l'ennemi. Jésus ne nous ordonne pas de ne pas avoir d'ennemi. Aimer ses ennemis n'est moralement pas exigible. Jésus nous appelle à accéder à un autre état que nous ne connaissons pas encore : «fils de votre Père ». Il s'agit d'être fils à la façon dont Jésus en parle et d'agir comme le Père.Il ne nous est pas demandé d'aimer sentimentalement. Il s'agit d'un amour tel que Jésus l'a pratiqué, accueillant la vie. Et pour ce qui concerne plus particulièrement les ennemis, nous sommes un peu éclairés : « Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes ». Le soleil et la pluie, la chaleur et l'eau, la lumière, c'est la vie. La vie est donnée aux hommes indépendamment de toute attitude morale de leur part. Même ennemi, l'autre est frère dans la nouveauté du royaume de Dieu et du corps à venir. Voici la direction à prendre.Il s'agit d'une ultime limite : si le Père donne autant pour les bons que pour les méchants, c'est que nos limites, celles que l'on apprend des lois et du monde ne s'imposent pas à lui. Les paroles de Jésus ne constituent pas une nouvelle norme, elles engendrent à une nouvelle vie.« Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait... ». Il faut probablement entrer dans la logique de l'Esprit Saint pour espérer comprendre quelque chose d'une pareille invitation !Que vienne ce souffle de l'Esprit Saint, que vienne ce souffle nouveau sur notre monde et dans notre coeur.Lectures bibliques : Lévitique 19, 1-2, 17-18; 1 Corinthiens 3, 16-23; Matthieu 5, 38-48

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