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  • Comme ses ancêtres, Joseph réalise que Dieu vient le visiter pour pleinement réaliser le projet qu’il porte au cœur
    Comme ses ancêtres, Joseph réalise que Dieu vient le visiter pour pleinement réaliser le projet qu’il porte au cœur © Egbert-Kodex, Reichnau/Trier - Stadtbibliothek Trier

    Homélie du 22 décembre 2019 (Mt 1, 18-24)

    Chers auditeurs, c’est une joie pour moi de m’adresser à vous de cette église de Notre-Dame-de-la-Paix, à La Chaux-de-Fonds. La Chaux-de-Fonds fait frontière avec les rives du Doubs. Dimanche dernier, si vous avez déjà suivi la messe radiodiffusée, vous avez entendu parler d’une grande figure qui a marqué la vie des contrées du Doubs : saint Ursanne.

    Saint Joseph : pas un saint si ordinaire !


    Ce dimanche, une autre figure de sainteté nous est présentée, non en raison d’un anniversaire, mais simplement parce que l’évangile nous parle de lui : saint Joseph. Il est encore plus éloigné de nous dans le temps que saint Ursanne. Pour saint Joseph, on ne sait pas vraiment quand il est né, quand il est mort… ou plutôt entré au ciel. Je n’ai jamais entendu parler d’un anniversaire de l’entrée au ciel de saint Joseph. Il y a juste une date pour sa fête, le 19 mars, ou la fête de saint Joseph travailleur, le 1er mai. Deux fêtes pour un saint, c’est déjà pas mal !

    C’est

    vrai que saint Joseph n’est pas un saint si ordinaire. Il est le papa de Jésus,

    le Christ, notre Seigneur. Oui, Jésus est bien son enfant, car c’est lui,

    Joseph qui lui donne son nom de « Jésus » comme l’ange le lui a dit.

    Donner

    le nom, c’est la prérogative du papa dans le judaïsme ancien et dans beaucoup

    de civilisations encore aujourd’hui. Rappelez-vous : quand il s’est agi de

    donner son nom à Jean, le cousin de Jésus, on voulait l’appeler Zacharie, comme

    son père. Elisabeth proteste : « non ! Il s’appellera :

    Jean ! ». Face à l’insistance d’Elisabeth, la famille consulte

    Zacharie. Il est devenu muet. Il se fait donner une tablette et écrit : « son

    nom est Jean ! » provoquant la stupeur générale. Zacharie n’avait sans

    doute pas pu expliquer que c’est un ange qui lui avait révélé le nom de

    l’enfant.

    Donc

    j’imagine que quand Marie et Joseph sont allés au temple pour la circoncision,

    on a dû aussi s’étonner du nom donné à l’enfant par Joseph : Jésus. Joseph

    aurait dû l’appeler du même nom que lui. C’est son fils aîné, du moins au

    regard des hommes.

    Joseph : un homme juste qui aime Marie


    Il y a des tas de surprises dans les événements que nous commençons à célébrer ces jours-ci. Et d’abord, il y a eu la douloureuse surprise de Joseph. Quand sa femme, avec qui il n’habite pas encore, rentre du séjour auprès de Zacharie et Elisabeth, Joseph remarque que Marie est enceinte. On ne sait pas s’il y a eu échange de paroles à ce sujet entre eux. Marie a-t-elle essayé d’expliquer l’incroyable ? En tout cas, Joseph ne croit pas à une naissance extraordinaire. Pour lui, elle a un enfant d’un inconnu. Donc il faut la renvoyer. Cela est inévitable.

    Mais

    Joseph aime Marie. Et il est un homme juste. Alors, il décide de ne pas la

    répudier publiquement. Drôle de conception de la justice dans la tête de

    Joseph. Quand on agit en homme juste, on agit en pleine lumière. Et voilà qu’il

    se met à planifier de répudier Marie en secret.

    C’est

    que la loi est claire. On le rappellera un jour à Jésus : Moïse a ordonné

    de lapider ces femmes-là. Voilà la justice de Moïse, la justice de Dieu ! C’est

    tout du même pour un juif pieux comme Joseph ! Et voilà que curieusement,

    Joseph, l’homme juste, sent qu’il doit permettre à Marie d’échapper à cette

    justice !

    se révèle toute la grandeur de la personne de Joseph. Il n’est pas un homme

    juste par l’observance rigoureuse des règles et des lois qu’on lui a apprises.

    Il est un homme juste, car il a un cœur qui sait écouter ce que Dieu lui dit au

    fond de lui-même. Il allait déjà dans la bonne direction, Joseph. Mais quand

    même ! Epouser une femme portant l’enfant d’un autre, ça, il ne le pouvait

    pas. Alors, il avait trouvé l’échappatoire à cette loi qu’il n’arrivait pas à

    concevoir comme juste : renvoyer Marie en secret.

    Avant

    Joseph, Osée, le prophète, avait épousé une prostituée notoire. Il l’avait fait

    à la demande explicite de Dieu, pour manifester son amour pour son peuple qui

    se conduit comme une prostituée à son égard. Osée avait agit ainsi pour révéler

    la folie de l’amour de Dieu pour l’humanité.

    Pour

    lui, Joseph, aussi, il fallait une confirmation de Dieu qu’il pouvait épouser

    Marie et que cet enfant devait devenir le sien, car il n’avait qu’une certitude

    pour le moment : il n’y était pour rien dans son enfantement.


    Vous me direz : l’histoire d’Osée, une très belle histoire ! Et cette histoire, on peut y croire. Mais l’histoire de Joseph, trop belle histoire pour être vraie.

    Une naissance inattendue

    Mais

    voilà qu’un texte ancien du prophète Isaïe avait déjà annoncé que Dieu

    deviendrait « Dieu avec nous » par une naissance inattendue, non

    d’une prostituée, mais d’une jeune fille, et une jeune fille, à l’époque,

    normalement, elle est vierge. Quand on a traduit Isaïe en grec, le traducteur biblique

    a utilisé « parténos », vierge.

    Alors

    certainement, personne n’aurait imaginé tel scénario, mais les chrétiens, quand

    ils ont entendu cette histoire, ont pu la croire. Joseph, le premier a pu la

    croire, car un ange la lui a confirmée.

    Saint Paul nous dit que Jésus, « selon la chair, est né de la descendance de David. Mais, selon l’Esprit de sainteté, il a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts. Il est Jésus, Christ, notre Seigneur ». Il est notre Seigneur par sa résurrection, ça, c’est le noyau de notre foi. En dehors de cette foi, nous ne serions plus chrétiens. Mais si Dieu a révélé que Jésus est le Fils de Dieu, le Seigneur, par sa résurrection, n’est-ce pas qu’il l’avait fait son Fils dès sa conception ?

    Voilà l’incroyable que Joseph a été amené à croire… l’incroyable que Dieu nous révèle par la belle histoire de cet homme, Joseph, un homme juste, qui a donné sa chance à Marie, qui est devenu le plus comblé des pères : il a pu donner le nom le plus étonnant à un enfant, à un fils d’homme : « Dieu sauve ! ». Lui, Joseph, le premier, a compris que cet enfant était vraiment le Fils de Dieu qui nous sauve.

    Nous aussi, accueillons-le dans la foi et avec joie, l’Emmanuel. Nous vivrons avec cette certitude : quoi qu’il arrive sur la route de notre vie, nous sommes déjà sauvés en lui.

    4e Dimanche de l’Avent
    Lectures bibliques : Isaïe 7, 10-16; Psaume 23; Romains 1, 1-7; Matthieu 1, 18-24

    La mosaïque du Bon Pasteur au mausolée de Galla Placidia, à Ravenne VIe siècle

    Homélie du 26 avril 2026
    (Jn 10, 1-10)

    Abbé Christophe Konopka

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    | © B. Lopez/Evangile et peinture

    Homélie du 19 avril 2026
    (Lc 24, 13-35)

    Père Sixtus Takang, CSSp.

    Chapelle de Lorette, Cointrin, GE

    Jésus dit à Thomas:

    Homélie du 12 avril 2026
    (Jn 20, 19-31)

    Mgr Alexandre Ineichen

    Basilique de l'Abbaye de Saint-Maurice, VS

    Homélie TV de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Frère Franck Dubois, dominicain

    Chapelle du couvent Saint-François, Paris

    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Homélie de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Père Philippe M. Schönenberger

    Eglise Sainte-Claire, Carouge, GE

    Deux katchkars, des croix de pierre typiques de l'Arménie

    Homélie du Vendredi-Saint 3 avril 2026
    (Jn 18,1 - 19,42)

    Abbé Paulino Gonzalez

    Eglise  Saint-Pierre, Fribourg

    | © Evangile-et-peinture

    Homélie du 29 mars 2026
    (Mt 26, 14 - 27, 66)

    Abbé Boniface Bucyana

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    Homélie du 22 mars 2026
    ( Jn 11, 1-45)

    Abbé Martin Glusek

    Eglise Saint-Jean l’Evangéliste, Cressier sur Morat, FR

    La Samaritaine et Jésus/photo:evangile-et-peinture.org

    Homélie du 8 mars 2026
    (Jn 4, 5-42)

    Abbé Daniel Agbeti

    église Saint-Laurent, Villaraboud, FR