Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • "Après cela, il cria d’une voix forte: 'Lazare, viens dehors!'» © Flickr/Ted/CC BY-SA 2.0)

    Homélie du 29 mars 2020 (Jn 11, 1 - 45)

    ------------------

    Thème : À qui

    irions-nous, Seigneur ? Tu as les Paroles de la Vie éternelle (Jn 6,68)- Jésus, NOTRE

    PÂQUE

    Ne trouvez-vous pas que notre Carême prend de plus en plus de sens dans la mesure où tout ce que nous avions prévu, plus ou moins préparé tant dans notre quotidien personnel, professionnel, familial que dans les activités religieuses et liturgiques, est déconstruit, nous obligeant à vivre quasiment dans une incertitude quotidienne : que de changements, que d’annulations nous obligeant à innover, à trouver d’autres espaces, à vivre différemment le temps qui passe… mais aussi peut-être à ne pas pouvoir, ni savoir rebondir… Ce Carême a donc tout d’un coup une densité particulière et inédite. Plus nous avançons, bousculés dans notre quotidien et dans notre vie, par cette pandémie, plus notre rapport au monde, aux autres, à nous-mêmes, à notre foi, nos institutions, est interpellé, voire remis en question.

    Une prise de conscience qui laisse passer la lumière

    En fait, nous sommes convoqués croyants et non croyants à revisiter ce que nous vivions jusqu’à présent. La question est, et elle est difficile : comment penser que cette situation grave et sérieuse peut être l’opportunité d’une ouverture au monde différente, d’un nouvel espace, d’une authentique prise de conscience qui laisse enfin passer la lumière car la lumière est là. Elle n’est jamais éteinte et elle ne nous a jamais abandonné ? Et c’est de cette certitude et de cette espérance qu’est fait notre Carême… Et c’est pour cela que nous continuons à avancer.

    Rappelons-nous

    notre chemin depuis un mois environ…

    Une 1ère étape au désert,

    poussé par l’Esprit, et nous réaffirmons avec le Christ notre identité d’enfants

    de Dieu, ensuite avec Pierre,

    Jacques et Jean, nous faisons l’expérience dans notre quotidien de ce

    « déjà là » de la vie éternelle, puisc’était la découverte, au bord du puits avec la samaritaine, de la puissance de

    la Parole comme une eau vive qui nous révèle à nous-même, dans un dialogue de

    vérité avec Jésus. Et encore dimanche

    dernier, au travers de cet aveugle de naissance qui recouvre non seulement la

    vue, sa dignité d’être humain, nous nous reconnaissons avec lui « ami de

    Dieu » devant le Fils de l’Homme qui nous dit : « C’est lui qui

    te parle », l’avons-nous entendu !

    Une Lumière plus forte que les Ténèbres

    Et enfin aujourd’hui, cette 5èmeétape, s’offre à nous, comme les premiers signes d’une plénitude qui vient

    habiter  notre route : une Lumière

    plus forte que les Ténèbres devant le tombeau de Lazare. L’évangile le rappelle

    d’une manière incisive, la mort est désormais vaincue avec tout ce qui s’y

    rattache.

    Revenons à

    l’évangile : Qui est cet homme qui vient de mourir et comment Jésus

    nous rejoint dans notre quotidien, par son attitude et par le dialogue qu’il a

    avec Marthe et Marie ?

    Lazare, qui en

    hébreu, veut dire « Dieu a secouru », est le frère de Marthe et

    Marie. Il est gravement malade et c’est un ami très cher de Jésus mais Jésus

    veut dédramatiser la situation en disant que cette maladie ne conduira pas à la

    mort.

    Jésus est présent à toutes nos réalités

    Pourtant, Lazare meurt. Jésus retourne sur ses pas après avoir tardé d’ailleurs. Il prend un risque car il revient dans un lieu où on a cherché à le lapider. Les choses ne sont pas simples pour lui. Il est totalement homme et totalement Dieu.  Devant la parole de Marthe et Marie « si tu avais été là, Seigneur, il ne serait pas mort », Jésus déplace la question de son absence physique, en réaffirmant combien il est Présent à toutes nos réalités. Celles de Lazare, de Marie, de Marthe et celles d’aujourd’hui. Cette certitude s’exprime clairement dans les mots de Jésus. Il dira : « cette maladie n’aboutira pas à la mort… et je suis heureux pour vous de ne pas avoir été là afin que vous croyiez… car Je suis la Résurrection et la Vie ».

    Jésus ne sera

    pas compris ni par ses disciples ni par Marthe et Marie. Nous le savons, cette

    décision de revenir en Judée avait pour sens non seulement de redonner la vie à

    son ami Lazare mais aussi et surtout de signifier la perspective de sa propre

    mort, laquelle précisément donne la vie et la vie en abondance à la multitude.

    En méditant cet

    évangile nous actualisons pour notre vie de foi, le mystère de la Pâque,

    c’est-à-dire du passage de la mort à la vie.

    Des temps forts de respiration et de libération

    Ces cinq évangiles que nous avons rencontrés tout au long de ce Carême ont creusé en nous des questions, peut-être des doutes mais aussi, nous l’espérons, des temps forts de respiration et de libération. C’est le propre d’un temps de carême de nous aider à grandir et de nous ouvrir à cette expérience d’une liberté dont Dieu est la source.

    Il y a là quelque chose de la joie de la Bonne Nouvelle. Nous avons voulu la partager avec chacune et chacun d’entre vous comme une sorte de résonance à tout ce que nous vivons, de beau et de bien mais aussi, de difficile et de lourd, en particulier actuellement.

    "Vous êtes la lumière du monde

    Nous vous

    souhaitons de vivre une foi incarnée qui n’a pas peur d’entrer dans les

    réalités de notre monde.

    Et aujourd’hui, par ces 12 lumignons sur cet autel, signes de notre humanité dispersée et inquiète, nous avons voulu « crier » cette parole de Jésus « vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 14). Disant cela, il regardait ses disciples, comme il regarde chacune et chacun maintenant, paroissiens de St-Paul bien sûr, mais bien au-delà, vous tous et toutes qui nous écoutez et nous regardez.

    Mais n’est-ce pas cette lumière sur le visage de Pierre qui lui a fait dire : « A qui irions-nous Seigneur, c’est toi qui a les paroles de la vie éternelle » (Jn 6,68).

    Amen

    5ème dimanche de Carême
    Lectures bibliques : Ézéchiel 37, 12-14; Psaume 129, 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8; Romains 8, 8-11; Jean 11, 1-45

    La mosaïque du Bon Pasteur au mausolée de Galla Placidia, à Ravenne VIe siècle

    Homélie du 26 avril 2026
    (Jn 10, 1-10)

    Abbé Christophe Konopka

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    | © B. Lopez/Evangile et peinture

    Homélie du 19 avril 2026
    (Lc 24, 13-35)

    Père Sixtus Takang, CSSp.

    Chapelle de Lorette, Cointrin, GE

    Jésus dit à Thomas:

    Homélie du 12 avril 2026
    (Jn 20, 19-31)

    Mgr Alexandre Ineichen

    Basilique de l'Abbaye de Saint-Maurice, VS

    Homélie TV de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Frère Franck Dubois, dominicain

    Chapelle du couvent Saint-François, Paris

    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Homélie de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Père Philippe M. Schönenberger

    Eglise Sainte-Claire, Carouge, GE

    Deux katchkars, des croix de pierre typiques de l'Arménie

    Homélie du Vendredi-Saint 3 avril 2026
    (Jn 18,1 - 19,42)

    Abbé Paulino Gonzalez

    Eglise  Saint-Pierre, Fribourg

    | © Evangile-et-peinture

    Homélie du 29 mars 2026
    (Mt 26, 14 - 27, 66)

    Abbé Boniface Bucyana

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    Homélie du 22 mars 2026
    ( Jn 11, 1-45)

    Abbé Martin Glusek

    Eglise Saint-Jean l’Evangéliste, Cressier sur Morat, FR

    La Samaritaine et Jésus/photo:evangile-et-peinture.org

    Homélie du 8 mars 2026
    (Jn 4, 5-42)

    Abbé Daniel Agbeti

    église Saint-Laurent, Villaraboud, FR