Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Un sarment de vigne sur un chapiteau de la cathédrale de Bagrati, à Kutaissi, en Géorgie
    Un sarment de vigne sur un chapiteau de la cathédrale de Bagrati, à Kutaissi, en Géorgie © Maurice Page

    Homélie du 8 octobre 2023

    Célestin… quel beau nom ! Célestin est un jeune étudiant passionné d’ornithologie. Il y a trois ans, il a pris contact avec l’Abbaye pour un projet qui lui tenait à cœur. Il nous demandait de pouvoir planter des arbres fruitiers et des arbustes indigènes sur les terrains qui entourent nos vignes sur la colline de Cries pour favoriser certaines espèces d’oiseau menacées. Le but principal de son association étant la promotion de la biodiversité sur ces parcelles, avec une attention particulière donnée aux oiseaux, comme la Pie-grièche écorcheur, le Torcol fourmilier et le Bruant zizi.
    Par leur travail, Célestin et son association ont donc contribué à enrichir l’environnement et donc la qualité de nos vignes, comme l’avaient déjà commencé à faire nos vignerons.

    Et en ces jours de vendanges, notre vigneron Damien me disait être très satisfait de la belle récolte — une récolte céleste — dans ce beau vignoble.

    Pourquoi ma vie est-elle marquée par le péché et le mal ?

    L’ami du prophète Isaïe, dans la première lecture, n’a pas eu le même succès avec sa vigne. Malgré tous les soins qu’il lui a accordés, il n’en récolta que de mauvais raisins.
    Pourquoi donc cette vigne a-t-elle déçu ?
    Pourquoi est-ce que je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas (Rm 7,19) ?
    Pourquoi ma vie est-elle marquée par le péché et le mal ?
    On a entendu le sort peu enviable que le maître de cette vigne réserva à sa propriété.
    Et le prophète Isaïe s’empresse de donner la clef de cette parabole : « La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda ».
    Nous sommes la vigne du Seigneur, c’est nous qu’il chérissait. Il attendait de nous le droit et voici le crime, il attendait la justice et voici les cris…
    Ces paroles ne résonnent-elles pas avec une grande violence au moment où notre Église de Suisse est confrontée à une profonde crise suite aux scandales récemment révélés ? Que de blessures ! — Mais faut-il désespérer ?

    Dans l’Évangile, Jésus reprend la belle image viticole. Cependant cette fois la vendange est magnifique.
    Elle est si belle qu’elle en pervertit le cœur des vignerons qui deviennent des assassins cupides que le maître devra faire périr.
    Quel curieux raisonnement de la part de ces viticulteurs : comment pouvaient-ils réellement croire qu’en assassinant le fils du maître ils pourraient en recevoir l’héritage ? Faut-il que leur raisonnement soit à ce point faussé pour ne pas voir le manque de logique ?
    Voilà un des plus grands drames du péché : il fausse notre vie, nos raisonnements, notre vision du monde ; il obscurcit notre vue, notre justice et notre conscience. De même qu’il trompa Ève au paradis terrestre, de même le diviseur, le diable, se plaît à nous fourvoyer en ce monde.
    La venue du Fils de Dieu parmi nous est le remède, car lui seul peut nous donner de devenir fils du Père. Même si nous l’avons livré à la mort à cause de nos fautes, comme les vignerons homicides, il nous a fait passer du statut d’« employés » à celui de « frères du Christ » et de « fils de Dieu ». Cette grâce du salut nous a été donnée pour que nous vivions des vies transformées, différentes, libérées.
    Et le maître de la vigne confia sa vigne à d’autres vignerons qui lui remirent le produit en temps voulu.

    Vivre selon la grâce du Fils ressuscité

    Alors, qu’allons-nous en faire à présent ? Nous résignerons-nous à nous laisser dominer par le péché, ou vivrons-nous selon la grâce du Fils ressuscité ?
    Que le Seigneur nous donne de vivre selon sa parole pour être les vrais témoins de son salut dans le monde, afin que cette vigne s’étende aux extrémités de la terre et que tous les hommes reçoivent le salut de Dieu !

    Ainsi donc, si nous pouvons parfois désespérer de notre pauvre condition de pécheur ou douter d’un avenir serein pour les générations qui nous suivent, mettons notre espoir en Dieu. Son visage va s’éclaircir et nous serons sauvés…
    La pierre rejetée des bâtisseurs va devenir la pierre d’angle, et la vigne va produire un fruit magnifique.

    Saint Paul nous le dit dans la 2e lecture : « Ne soyez inquiets de rien, mais en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce… Et le Dieu de la paix sera avec vous. » Amen.

    27e dimanche du Temps ordinaire
    Lectures bibliques : Isaïe 5, 1-7 ; Psaume 79 ; Philippiens 4, 6-9 ; Matthieu 21, 33-43

    La mosaïque du Bon Pasteur au mausolée de Galla Placidia, à Ravenne VIe siècle

    Homélie du 26 avril 2026
    (Jn 10, 1-10)

    Abbé Christophe Konopka

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    | © B. Lopez/Evangile et peinture

    Homélie du 19 avril 2026
    (Lc 24, 13-35)

    Père Sixtus Takang, CSSp.

    Chapelle de Lorette, Cointrin, GE

    Jésus dit à Thomas:

    Homélie du 12 avril 2026
    (Jn 20, 19-31)

    Mgr Alexandre Ineichen

    Basilique de l'Abbaye de Saint-Maurice, VS

    Homélie TV de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Frère Franck Dubois, dominicain

    Chapelle du couvent Saint-François, Paris

    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Homélie de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Père Philippe M. Schönenberger

    Eglise Sainte-Claire, Carouge, GE

    Deux katchkars, des croix de pierre typiques de l'Arménie

    Homélie du Vendredi-Saint 3 avril 2026
    (Jn 18,1 - 19,42)

    Abbé Paulino Gonzalez

    Eglise  Saint-Pierre, Fribourg

    | © Evangile-et-peinture

    Homélie du 29 mars 2026
    (Mt 26, 14 - 27, 66)

    Abbé Boniface Bucyana

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    Homélie du 22 mars 2026
    ( Jn 11, 1-45)

    Abbé Martin Glusek

    Eglise Saint-Jean l’Evangéliste, Cressier sur Morat, FR

    La Samaritaine et Jésus/photo:evangile-et-peinture.org

    Homélie du 8 mars 2026
    (Jn 4, 5-42)

    Abbé Daniel Agbeti

    église Saint-Laurent, Villaraboud, FR