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    Environ 27 millions de citoyens étaient enregistrés pour les élection législatives du 29 mai 2024 en Afrique du Sud © Keystone/EPA/Kim Ludbrook

    Afrique du Sud: les évêques appellent les politiques à la concertation

    À la suite des élections générales sud-africaines, «calmes et pacifiques», du 29 mai 2024, marquées par une chute historique du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir depuis 30 ans, les évêques du pays, du Botswana et d’Eswatini ont lancé un appel à la retenue aux politiques d’Afrique du Sud.

    Dans une déclaration du 3 juin 2024, la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe (SACBC) a exhorté les partis politiques du pays à «travailler ensemble pour le bien du pays». Les évêques leur demandent d’éviter tout propos et comportements susceptibles de provoquer la violence, la destruction et des pertes de vies humaines, comme les «menaces, les incitations à la violence ou la diffusion de fausses informations pouvant aggraver les tensions».

    Le texte est signé par Mgr Sithembele Sipuka, évêque du diocèse de Umtata et président de la SACBC. Il est «essentiel, que les vainqueurs et les perdants acceptent les résultats des élections, avec élégance et s’abstiennent de toute réaction provocatrice», écrit-il.

    L’ANC devra négocier avec d’autres partis

    Pour la première fois depuis la fin de l’apartheid, il y a 30 ans, l’ANC sera contraint en effet de négocier un accord avec d’autres partis pour mettre en place un gouvernement de coalition. Il n’a récolté ce 29 mai que 40,18% des voix, soit moins des 50% nécessaires pour former un gouvernement.

    «L’accent devrait être mis sur la création d’un environnement propice à l’amélioration du service public, plutôt que de se contenter de célébrer la victoire ou de succomber à l’amertume de la défaite», écrivent les évêques. Et d’ajouter: «Il est de la plus haute importance que toutes les parties et le public réagissent à ces résultats avec paix et respect du processus démocratique».

    Le bon déroulé des élections

    La SACBC se félicite aussi du fait que les élections se sont déroulées dans le calme. Durant cet «événement majeur», le peuple sud-africain a pu exprimer ses préférences sur la manière dont il souhaite être servi, «même si des problèmes mineurs» ont été constatés.

    Selon le directeur du bureau de communication de la Commission Justice et Paix de la SACBC, le Père Stan Muyebe OP, l’Église catholique a déployé 1200 observateurs électoraux à ces élections législatives et provinciales, septième du genre depuis 1994. Plus de 27 millions d’électeurs, dont un grand nombre de jeunes, étaient inscrits sur les listes électorales. Le jour du vote, une délégation conjointe de la SACBC et de la Réunion interrégionale des évêques d’Afrique australe (IMBISA)* a visité plusieurs bureaux de vote dans les neuf provinces. (cath.ch/ibc)

    *L’IMBISA est composée des Églises catholiques d’Angola, du Botswana, d’Eswatini (ancien Swaziland), du Lesotho, du Mozambique, de Namibie, de São-Tomé-et-Principe, d’Afrique du Sud et du Zimbabwe.

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