Plus de 1'200 entités religieuses, néo pentecôtistes pour l’essentiel, ont de lourdes dettes à l’égard de l’administration brésilienne. Pas de quoi inquiéter le président Jair Bolsonaro cependant, qui a même assuré qu’il voulait "rendre justice aux pasteurs".
Un article du quotidien en ligne Agencia Publica révèle que 1'283
organisations religieuses doivent 460 millions de réaux (près de 110 millions
de francs suisses) à l’administration brésilienne, notamment le fisc. La plus
endettée est l’Église néo pentecôtiste "International de la Grâce de
Dieu", qui doit, à elle seule, une somme dépassant les 30 millions de
francs suisses. Cette dette provient pour l’essentiel du non règlement des
charges patronales liées aux employés de l’entité.
La mansuétude de Bolsonaro
Son fondateur, le missionnaire Romildo Ribeiro Soares, a rencontré le président Jair Bolsonaro à deux reprises en 2019, dont au moins une fois en présence du ministre de l’Economie, Paulo Guedes. Le président Bolsonaro a alors fait preuve de beaucoup d’empathie, évoquant le nécessité de "simplifier la vérification des comptes des entités religieuses" et de "rendre justice aux pasteurs".
Selon plusieurs observateurs de la vie
religieuse et politique du pays, cette mansuétude à l’égard de Romildo Ribeiro
Soares pourrait s’expliquer par le fait que le pasteur anime quotidiennement
l’une des célébrations religieuses télévisées les plus regardées sur la chaîne TV Record, qui a ouvertement soutenu le
candidat Bolsonaro lors de la campagne électorale, en 2018. (cath.ch/jcg/rz)