Le Congrès panafricain sur la divine miséricorde, s’est tenu à Ouagadougou, au Burkina Faso du 18 au 24 novembre. Des prêtres, hommes politiques, chrétiens et les bonnes volonté y ont été invités à vivre leur foi dans «la vérité».
Les quelque 1500 participants à ce
quatrième congrès qui s’est déroulé autour du thème: «La Miséricorde Divine,
une grâce pour notre temps», se sont aussi engagés à promouvoir la spiritualité
de la miséricorde divine par le témoignage et le service, la communication et
la liturgie. Ils ont, en outre, convenu de s’investir avec plus de dynamisme,
pour la vie du groupe de la miséricorde divine dans l’unité et la communion
avec les pasteurs.
Ils ont exhorté les religieux à
être «des prophètes de notre temps, et des avant-gardistes, pour éclairer les
décideurs, dénoncer les égarements et encourager les signes d’espérance».
Les participants ont invité les hommes politiques africains à être de véritables serviteurs et garants du bien commun. Ils les ont aussi appelés à se laisser transformer par l’évangile, à établir un ordre politique, social et économique permettant à l’homme d’affirmer sa dignité et une justice libérée de toute entrave - libre et indépendante du pouvoir exécutif.
Des semeurs d'espérance
Ils ont aussi lancé un appel aux fidèles chrétiens, à être des semeurs d’espérance, à avoir une foi dépouillée de prétentions mercantiles, de quête de puissance. Quant aux jeunes du continent, les participants leur demandé de trouver un sursaut d’orgueil ou de révolte pour construire leur vie, à partir du potentiel qui semble dormir en eux. «L’Afrique n’est pas seulement un marché pour d’autres, elle devra être une opportunité et une espérance pour l’Eglise et pour chaque jeune», ont-ils souligné.
Dans cette optique, ils ont estimé
que les jeunes doivent refuser «le chemin de la facilité, du gain facile»,
et relativiser «le miroir de l’occident, pour que la Méditerranée
n’engloutisse pas l’espoir de l’Afrique», peut-on lire dans les
recommandations, a rapporté le site d’information burkinabè Lefaso.
Les participants qui ont choisi
Libreville, au Gabon, pour abriter le congrès en 2022, étaient venus des quatre
coins de l’Afrique. Le Vatican s’est fait représenter aux assises par un
légataire, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, en
République centrafricaine.
Pour le Cardinal Philippe
Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, ce congrès «s’inspire de la richesse de
la Parole de Dieu, du magister de l’Eglise, en abordant les thématiques
cruciales telles que la pauvreté, les guerres, les conflits, le tribalisme, la
corruption, des maux qui affligent le Continent africain».
Contexte d'insécurité
Les précédents congrès sur la
divine miséricorde en Afrique avaient eu lieu successivement au Nigéria en 2008
et en 2013, puis à Kigali, au Rwanda, en 2016. Celui de Ouagadougou s’est
déroulé dans un contexte d’insécurité et de multiplication d’attaques de
groupes terroristes religieux au Burkina Faso.
Depuis 2016, plus d’une centaine de personnes, civiles, militaires, religieux, ont en effet été tuées dans des violences ciblant tant des chrétiens que des musulmans dans le nord et le nord-est du pays. Eglises et mosquées, n’ont pas été épargnées. Elles sont soit détruites ou incendiées par les assaillants, de présumés membres des groupes musulmans radicaux. (cath.ch/ibc/bh)