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    Le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, inquiet face aux attaques visant les religions © Wikimedia - Koch - MSC

    Burkina Faso: le président dénonce les attaques contre les religions

    Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a déploré, le 14 octobre 2019, la multiplication des attaques de groupes terroristes contre les confessions religieuses dans son pays depuis quelques mois.

    Le dernier cas en date a eu lieu le vendredi 11 octobre, lors de la prière du soir, dans une mosquée à Salmossi, au Nord-Est du Burkina Faso. "Des confessions religieuses font de plus en plus l’objet d’attaques terroristes ces derniers temps dans notre pays. Des fidèles sont assassinés en plein exercice de leur foi", a dénoncé le président Kaboré, sur le site de la présidence du Burkina Faso.

    "Ces attaques visent à

    fragiliser notre vivre-ensemble et la cohésion sociale, que nous ont légués nos

    ancêtres, et que nous devons préserver à tout prix", a déclaré le chef

    d’Etat burkinabé. "C’est l’occasion pour moi d’exhorter les Burkinabè,

    toutes confessions religieuses et toutes origines sociales et communautaires

    confondues, à rester unis et solidaires", a-t-il poursuivi. Selon lui, les

    religions sont "des vecteurs de tolérance", et "ces attaques

    barbares et crapuleuses renseignent sur la nature de l’ennemi, que nous devons

    combattre, dans un engagement individuel et collectif de tous les

    instants".

    Un couvre-feu décrété

    Au total, depuis début septembre,

    près d’une cinquantaine de personnes, dont six gendarmes ont été tués dans des

    attaques de groupes terroristes au Nord et au Nord-Est du pays. Face à cette

    aggravation de l’insécurité dans ces région, le gouverneur de la région du

    Louroum a décrété le 14 octobre, un couvre-feu de 45 jours, allant de 18h

    à 6h du matin. La mesure, qui s’étend du 15 octobre au 14 novembre 2019,

    interdit toute circulation des personnes durant la tranche horaire indiquée.

    Au cours de l'année, les

    attaques avait eu lieu le 12 mai à Silgadji, au cours de laquelle un prêtre

    catholique du diocèse de Kaya et cinq fidèles ont été tués dans une église à

    Dablo. Auparavant, le 29 avril, un pasteur et cinq fidèles ont également péri

    dans une église protestante, à Silgadji. (cath.ch/ibc/gr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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