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    Les orthodoxes éthiopiens sont inquiets des récentes violences (photo d'illustration) © Peter Haden/Flickr/CC BY 2.0

    Ethiopie: violences contre les chrétiens orthodoxes

    Les chrétiens orthodoxes d’Ethiopie sont vivement inquiets pour leur sécurité, en raison de nombreux actes de violences visant leur communauté depuis l'été 2018. Des dizaines d'églises ont été incendiées, des prêtres et des fidèles tués.

    D'après Radio France

    international (RFI), plusieurs prêtres de la communauté orthodoxe ont été

    tués, des familles déplacées de force et une trentaine d'églises incendiées,

    dans divers lieux d'Ethiopie, depuis juillet 2018. Une centaine de fidèles à

    travers le pays seraient également morts dans ces violences.

    Dans certaines régions, comme celle d’Amhara, au nord, des

    chrétiens ont manifesté dans les rues pour réclamer une protection renforcée de

    leurs lieux de culte, et des actions concrètes contre les assaillants, dont on

    ignore pour l'instant l'identité.

    L’Eglise orthodoxe d’Ethiopie est traversée par une rivalité

    entre les ethnies Amhara et Oromo. Les derniers dénoncent leur marginalisation,

    notamment lors de la liturgie. Face à cette situation, le patriarche Abune

    Mathias, l’un des deux dirigeants de l’Eglise, a mis en garde contre le fait

    que les divisions peuvent détruire la communauté.

    Division et réunification

    Jusqu’au milieu du XXe siècle, l’Eglise orthodoxe d’Ethiopie

    faisait partie de l'Eglise copte orthodoxe d'Egypte. Mais en 1959, les

    Ethiopiens ont décidé de nommer leur propre patriarche. Le premier a été Abune

    Merkorios. Il a été contraint d'abdiquer en 1991, après le renversement du

    régime communiste de Mengistu Haile Mariam par le Front démocratique

    révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF). Il était accusé d’être trop étroitement

    lié au régime déchu. Il s’est alors exilé aux Etats-Unis où il a créé une

    Eglise dissidente. L'Eglise orthodoxe d'Ethiopie non-exilée a alors nommé ses

    propres patriarches à partir de 1992. Abune Mathias est devenu le chef de cette

    communauté en 2013.

    En août 2018, un accord de réunification des deux Eglises a

    été signé. Abune Merkorios, après 27 ans d'exil, a repris sa place de chef

    spirituel, mais Abune Mathias a conservé son titre de patriarche, chargé du

    domaine de l’administration.

    On ne sait pas si les dernières violences sont liées à ces

    développements.

    L’Eglise orthodoxe éthiopienne regroupe 43,5% des 106 millions d’habitants que compte l’Ethiopie. Fondée au IVe siècle, elle est l'une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde. Elle dispose d’un riche patrimoine historique, notamment les églises rupestres de Lalibela, dans les hauts plateaux du nord. (cath.ch/ibc/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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