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    Le dictateur espagnol Francisco Franco a été inhumé à sa mort, en 1975, dans un mausolée de la Vallée de Los Caidos

    Exhumation de Franco: le Saint-Siège rappelle son impartialité

    Le Vatican ne "s’est jamais prononcé sur l’opportunité de l’exhumation [de Franco] ni sur le lieu de la sépulture parce que cela ne rentre pas dans sa compétence", a affirmé le Saint-Siège le 21 juillet 2020 dans un communiqué. Cette déclaration a été publiée en réaction à des propos de Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol, laissant entendre que le pontife avait aidé le gouvernement à procéder à cette exhumation.

    Dans une interview accordée au quotidien italien Il Corriere della Sera en date du 8 juillet 2020, le dirigeant espagnol, se réjouissant de ses bonnes relations avec le pontife, a déclaré que dans l’affaire du corps de Franco, le pape l’avait "aidé". "Dans la Valle de los Caídos [où était inhumé Franco, au nord de Madrid,ndlr.], il y avait une communauté qui était vraiment contre l’exhumation. J’ai demandé l’intervention du Vatican. Et tout s’est résolu", a-t-il expliqué. Un monastère bénédictin s’était en effet opposé à l’exhumation de l’ancien dictateur, réalisée le 24 octobre 2019.

    Transfert controversé

    Dans un communiqué publié le 21 juillet, le Vatican a souhaité clarifier ces propos. À plusieurs reprises, le Saint-Siège a "réitéré son respect pour la légalité et les décisions de l’autorité gouvernementale et judiciaire compétente", tout comme il a appelé au dialogue entre la famille de Franco et le gouvernement. Cependant, il ne "s’est jamais prononcé sur l’opportunité de l’exhumation ni sur le lieu de la sépulture parce que cela ne rentre pas dans ses compétences", est-il précisé.

    Quelques mois avant l’exhumation des restes du dictateur espagnol du mausolée, dans lequel il reposait depuis 1975, et son transfert dans le cimetière du Pardo, à Madrid, l’alors nonce apostolique en Espagne, Mgr Renzo Fratini, avait condamné cette décision du gouvernement espagnol. "Se souvenir de quelque chose qui a provoqué une guerre civile n’aide pas à mieux vivre", avait-il considéré dans un entretien. Après ces propos ayant suscité l’ire du gouvernement, le Saint-Siège avait réagi en affirmant que ces déclarations avaient été prononcées "à titre personnel". (cath.ch/imedia/cg/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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