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    Pour l'Abbé Tremblay, cette fête se situe dans la droite ligne d'Amoris laetitia © Pixabay

    Une Fête de l'amour suscite la polémique dans l'Eglise québécoise

    Habituée à organiser une "Fête de la fidélité", la paroisse Saint-Anne de Chicoutimi, au Québec, a décidé de proposer, cette année, une "Fête de l'amour". Son souhait: inviter tous les couples, y compris des conjoints non-mariés et des couples homosexuels. Mal lui en pris: acculé par "un site internet conservateur", l'évêque du lieu n'a pas tardé à prendre ses distances avec cet événement qui "crée la confusion", rapporte la radio chrétienne Ville-Marie (VM).

    Deux raisons ont poussé la paroisse à élargir son accueil, les 23 et 24 avril dernier: "la difficulté croissante de cibler des couples mariés", ainsi que la conviction – affirmée dans son invitation – que "tout engagement de couple est important".L'événement n'a suscité aucun remous jusqu'au 27 mai, date à laquelle lifesitenews.com publie un article dans lequel il s'en prend à la paroisse et à l'évêque, remettant en question le caractère catholique de la fête.

    Une "malheureuse" initiative

    Trois jours plus tard, Mgr André Rivest, évêque de Chicoutimi, publiait un communiqué de presse dans lequel il affirmait que, si "toutes les personnes qu’on a voulu regrouper lors de cette Fête de l’amour méritent considération et respect", (…) "je ne saurais cependant approuver cette malheureuse et très inhabile initiative".L'Abbé Mario Tremblay, l’un des prêtres modérateurs impliqués dans l’organisation de la Fête de l’amour, respecte la position de son évêque. "On sait qu'il doit présenter la position officielle de l'Eglise", explique-t-il.Mais il persiste: le prêtre soutient que l'Eglise doit être sensible à tous les couples, indépendamment de leur situation, rapporte Radio VM."Les beaux discours évangéliques sur le couple et l’amour, est-ce qu’on va les garder seulement pour les couples mariés? s'est interrogé ce prêtre incardiné au sein du diocèse de Chicoutimi depuis 17 ans. Ces autres couples ont-ils aussi une place en Église s’ils veulent marcher dans la foi?"

    Dans la ligne d'Amoris laetitia

    Pour lui, il en va de la mission de l'Eglise: "Comme Église, est-ce qu’on n’a pas quelque chose à dire au monde aujourd’hui? Peut-on leur faire sentir qu’on est aussi là pour eux, pour les accompagner dans ce qu’ils vivent?"Et d'ajouter: "Dieu est certainement présent à leur amour, dans le fond c’était le message qu’on voulait leur livrer. Je n’ai même pas pensé qu’on pouvait aller à l’encontre de la position de l’Église".L'Abbé Tremblay souhaite désormais réfléchir avec son évêque sur le bien-fondé d'une telle fête. S’il est prêt à reconnaître qu'elle peut être mal perçue par certains, il croit que l’événement est dans la droite ligne de la récente exhortation apostolique Amoris laetitia sur la famille, publiée par le pape François plus tôt ce printemps. (cath.ch-apic/rvm/pp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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