A la veille du référendum le 1er mars 2020 sur la nouvelle Constitution de Guinée, Mgr Vincent Coulibaly, archevêque de Conakry, a lancé un appel aux hommes politiques pour un dialogue 'sous l'arbre à palabres', afin d'éviter au pays de sombrer dans la violence.
Au moins
cinq personnes ont été tuées en Guinée, lors de troubles politiques, liés à la
volonté du président Alpha Condé, 81 ans, premier président démocratiquement
élu en 2010, de changer la Constitution. Le référendum est prévu pour dimanche 1ermars, en même temps que les élections législatives.
Un Front
national pour la défense de la Constitution (FNDC), regroupant des partis
politiques de l'opposition, des syndicats, et de membres de la société civile,
a appelé au boycott du scrutin.
La
Constitution actuelle limite à deux périodes de cinq ans, le nombre de mandats
présidentiels. En faisant sauter ce 'verrou constitutionnel' le président Condé
viserait à se présenter pour un troisième mandat en octobre 2020. L'intéressé
est de son côté resté évasif, indiquant que son parti déciderait en temps
voulu. Sur les réseaux sociaux, l'opposition a demandé aux Guinéens, de
manifester jusqu'à ce que le président renonce à son projet. Le 14 janvier des
affrontements entre forces de l’ordre et manifestants ont eu lieu à Conakry et
dans plusieurs villes du pays.
L’archevêque
de Conakry a réagi le 23 février, à l'occasion de la clôture des Journées
diocésaines de la jeunesse (JDJ) 2020. Celles-ci a rassemblé plus de 1'000
jeunes des différents diocèses du pays à Forecariah."Face à ces crises,
nous ne pouvons pas négliger la place des jeunes, en raison de leur important
mérite, de leur vulnérabilité pendant les conflits, de leur fragilité, et de
leur perméabilité aux discours violents" a relevé Mgr Coulibaly.(cath.ch/ibc/mp)