Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • no_image
    Colonisation israélienne à Hébron © Rémi Noyon/CC BY 2.0

    Le Saint-Siège appelle Trump à respecter le droit des Palestiniens

    Face à la volte-face des Etats-Unis, qui rejettent désormais le droit international et les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la colonisation israélienne des territoires palestiniens, le Saint-Siège a réitéré le 20 novembre son soutien à une solution à deux Etats.

    Le Saint-Siège mentionne

    notamment les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, comme la 2334, qui considèrent

    les colonies israéliennes implantées au coeur du territoire palestinien, comme

    une "violation du droit international humanitaire" mettant "gravement

    en péril" la solution à deux Etats.

    Le droit du peuple

    palestinien à vivre en paix et sécurité doit être "reconnu, respecté et

    mis en œuvre", a estimé le Saint-Siège dans un communiqué le 20 novembre

    2019. Le plus petit Etat du monde s'est exprimé suite à la reconnaissance des

    colonies israéliennes par le gouvernement américain deux jours plus tôt.

    Mike Pompeo se fiche du droit international

    Le 18 novembre dernier,

    le secrétaire d'Etat états-unien Mike Pompeo a expliqué devant des journalistes

    que les colonies israéliennes n'étaient "pas en soi contraires au droit

    international". Une décision immédiatement saluée par le Premier ministre

    israélien, Benjamin Netanyahu. Celui-ci a remercié l'administration américaine

    de corriger "cette erreur historique".

    Le Saint-Siège "soutient

    le droit d'Israël de vivre en paix et en sécurité" dans le cadre "des

    frontières reconnues par la communauté internationale", a communiqué le

    Saint-Siège deux jours après cette prise de parole. Cependant le même droit

    revient au peuple palestinien, est-il écrit. Ce droit doit être "reconnu,

    respecté et mis en œuvre".

    Rome défend "une solution à deux Etats"

    Le Saint-Siège dit ainsi

    réaffirmer "sa position en faveur d'une solution à deux Etats". Il

    s'agit selon lui de "l'unique manière de parvenir à une solution

    définitive" dans le contexte de ce conflit séculaire. Les deux parties

    doivent pouvoir négocier directement entre elles, avec l'appui de la communauté

    internationale et en conformité avec les résolutions internationales des

    Nations Unies, est-il souhaité. Il s'agit de trouver un "compromis juste"

    tenant compte des aspirations des deux peuples.

    Le 19 novembre, le bureau

    de Genève des Nations Unies avait réagi à cette déclaration au travers d'un

    communiqué. "Un changement dans la position politique d'un Etat ne modifie

    pas le droit international existant, ni son interprétation par la Cour

    internationale de justice et le Conseil de sécurité", a-t-il été affirmé.

    La colonisation israélienne s'accélère

    Alors que la colonisation

    israélienne s'accélère, les Nations Unies ont aussi rappelé à cette occasion

    l'adoption de la résolution 2334 par le Conseil de Sécurité en 2016. Celle-ci

    demandait à Israël de cesser "immédiatement et complètement" toutes

    ses activités de peuplement dans les territoires palestiniens occupés, y

    compris à Jérusalem-Est. Ce texte stipule encore que le droit international ne

    reconnaît "aucune modification aux frontières du 4 juin 1967". Selon

    les Nations Unies, on compte quelque 240 colonies israéliennes en Cisjordanie

    et à Jérusalem-Est. Elles sont construites sur les terres devant revenir à un

    futur Etat palestinien, depuis longtemps morcelé et transformé en une suite de

    "bantoustans" séparés les uns des autres, sans continuité

    territoriale. (cath.ch/imedia/cg/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus