Le 10 novembre 2019, à l’occasion de la Journée de libération des Dalits, en Inde, la Conférence épiscopale indienne et le NCCI (Conseil national des Églises en Inde) – qui associe les Églises orthodoxes et protestantes – ont appelé les chrétiens du pays à se montrer solidaires envers les "intouchables".
"Personne ne peut servir le Christ et le système des
castes", a dénoncé le NCCI, rapporte l'agence d'informations Eglises d'Asie (EdA). Le Conseil appelle
à continuer de lutter pour la fin de ce système et contre les injustices
sociales qui frappent les minorités converties à l’islam ou au christianisme.
Selon les données du gouvernement, l’Inde compte 200 millions de Dalits, et
près de 60 % des chrétiens indiens sont d’origine dalit ou indigène.
Discriminés aussi dans les Eglises
A l’occasion de la Journée de libération des Dalits, de
nombreux chrétiens à travers tout le pays ont témoigné de leur solidarité
envers cette minorité qui souffre de discrimination. Le Père Vijay Kumar Nayak,
secrétaire du Bureau pour les Dalits et les castes inférieures de la Conférence
des évêques d’Inde, souligne que les Dalits sont discriminés non seulement dans
la société mais aussi au sein des Églises. "Il est triste de constater que
les chrétiens dalits ont dû se battre pour leurs droits et leur dignité au sein
de leurs propres communautés", note-t-il.
La lutte des Dalits chrétiens et musulmans a commencé en
1950, quand une décision présidentielle a supprimé les avantages donnés aux
membres convertis des castes inférieures. Même si ces avantages ont été
rétablis pour les sikhs en 1956, et pour les bouddhistes en 1990, les chrétiens
et les musulmans continuent de se voir refuser les mêmes droits malgré leur
insistance depuis de nombreuses années. (cath.ch/eda/ucanews/rz)