Aucun patient ne doit se sentir «comme un déchet», a affirmé le pape François en recevant les membres de la Société italienne de chirurgie, le 16 octobre 2024. Il a mis en garde contre une médecine qui a «parfois tendance à se focaliser sur la dimension physique de l’homme».
Le pape les a engagés à avoir un style «toujours humain et professionnel», en alliant «compétence et déontologie». «La science est pour l’homme, et non pas l’homme pour la science!», leur a-t-il lancé, appelant à garder la personne malade «au centre» de leur métier.
«La médecine moderne a parfois tendance à se focaliser sur la dimension physique de l’homme, au lieu de le considérer dans sa globalité et son unicité», a fait remarquer le pape. Le corps devient alors «un objet nu d’investigation scientifique et de manipulation technique». Or «c’est toujours l’homme qui vit et meurt, qui souffre et qui guérit, et pas seulement ses organes ou ses tissus», a-t-il martelé.
François a alors mis en garde contre le risque pour les médecins «de perdre leur vocation» en déshumanisant les soins. «Même lorsqu’une personne ne peut guérir, elle peut toujours être soignée», a-t-il aussi affirmé, souhaitant que personne ne se sente «comme un déchet».
L'IA n'est rien sans la main du chirurgien
«À l’heure où la chirurgie fait appel à de nombreuses nouvelles technologies, dont l’Intelligence artificielle, il est bon de ne jamais oublier que rien ne peut se faire sans la ‘main’ du chirurgien», a glissé le pape par ailleurs. Le développement fulgurant de l’Intelligence artificielle est une préoccupation constante du Saint-Siège ces dernières années. (cath.ch/imedia/ak/lb)