À l’occasion de la célébration pour les morts, le 2 novembre 2020, le pape François a appelé à se "rendre au cimetière, lever les yeux au Ciel et répéter avec Job: 'Je sais, moi, que mon Rédempteur est vivant […]. Je le verrai moi, en personne'". Dans son homélie prononcée dans l’église Sainte-Marie-de-la-Pitié-dans-le-Cimetière-des-Teutoniques (Vatican), le pontife a rappelé que l’espérance chrétienne est un "don", une "grâce" que "nous ne méritons pas".
"La voix de Job revient sans cesse", surtout en ces temps difficiles, a déclaré le pape argentin, qui célébrait une messe sans fidèles en raison de la crise sanitaire. Job, personnage biblique qui a tout perdu, renouvelle sa confiance en Dieu au lieu de se livrer au désespoir, a souligné l’évêque de Rome. Le primat d’Italie invite les chrétiens à avoir la "certitude" de Job, à savoir que le "Rédempteur est vivant". Commentant la lecture de saint Paul apôtre aux Romains, il a insisté sur le fait que "l’espérance ne déçoit pas", qu’elle "attire vers la joie éternelle" et qu’elle "donne un sens à la vie".
Une "corde" à laquelle s'agripper
Pour qualifier l’espérance chrétienne, le 266e pape a eu recours à une image qui lui est chère: celle d’une "ancre à laquelle nous nous soutenons", une "corde" à laquelle il faut "s’agripper". Citant l’évangile du jour de saint Jean où Jésus dit: "Celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors", le pontife a répété que la fin ultime de l’espérance est "d’aller vers Jésus" qui "nous retrouve là où il y a l’ancre." Après la célébration des morts, le pape s’est arrêté pour prier sur les tombes du cimetière teutonique. (cath.ch/imedia/at/rz)