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    En 2021, entre 400 et 420 églises et biens chrétiens ont été détruits © AED -Archives

    Nigeria: 53'000 tués dans des violences religieuses depuis 2009

    La Commission américaine pour la liberté religieuse internationale (USCIRF) estime, dans son rapport 2026, que près de 53'000 civils ont été tués au Nigeria, depuis 2009, dans des violences religieuses ciblées.

    Selon le rapport, outre les 53’000 morts, les violences religieuses au Nigeria ont contraint des millions de personnes à fuir leurs foyers et leurs communautés, pour trouver refuge dans des camps et autres abris pour personnes déplacées.

    « Cette catastrophe est le résultat d’une conjonction mortelle de facteurs dont les violences extrémistes à motivation religieuse, les lois étatiques délétères sur le blasphème, mais aussi, les tensions économiques et ethniques longtemps laissées à l’abandon; et des années de réponse inadéquate et de corruption généralisée au sein du gouvernement nigérian », déplore l’USCRIF. L’ensemble de ces dynamiques ont engendré un climat de peur généralisée et des attaques religieuses incontrôlées, des enlèvements d’écoliers et des meurtres

    Pour la Commission, son rapport reflète les sombres réalités du Nigéria où pourtant, les deux principales communautés religieuses (chrétienne et musulmane) ont longtemps partagé leur vie, celle des adeptes des religions traditionnelles africaines et celle de nombreuses autres personnes. Mais, aujourd’hui, elles sont confrontées à une lutte « existentielle » et à « une dangereuse convergence » de conflits armés, de violences non étatiques, de restrictions étatiques et de défis sociétaux.

    Le contexte nigérian en matière de liberté religieuse est unique, à cause de la combinaison complexe et violente de facteurs religieux, politiques, sociaux et économiques. Il illustre cependant la persistance alarmante des violations de la liberté de religion ou de conviction qui continuent de toucher des millions de personnes à travers le monde, poursuit le rapport américain.

    Le cas de la Libye

    Le document évoque aussi le cas de la Libye, qui, depuis la chute du régime de Kadhafi en 2011, est à la fois « une destination privilégiée et un carrefour » pour les travailleurs migrants et les personnes déplacées, originaires d'autres régions d'Afrique du Nord et subsaharienne. Mais, les migrants issus de communautés religieuses non musulmanes, notamment les chrétiens coptes, les bahaïs et d'autres, sont « particulièrement exposés » aux persécutions, aux détentions arbitraires et à d'autres exactions. En cause : leur absence de statut légal et leur incapacité à déclarer leurs lieux de culte. La Commission américaine indique que l'Agence des services secrets libyens (ISA) détient « régulièrement des migrants soupçonnés de s'être convertis à une autre religion ou de pratiquer un culte, même privé », les soumet souvent à la torture ou à l'expulsion.

    Dans ses recommandations, elle propose au gouvernement américain, d’ajouter : les Forces de soutien rapide (FSR) du Soudan à la liste des groupes armés non étatiques qui s'en prennent aux communautés religieuses pacifiques.

    L’USCIRF est une agence indépendante et bipartite relevant du pouvoir législatif, créée par la loi de 1998 sur la liberté religieuse internationale (IRFA). Elle veille au respect du droit universel à la liberté de religion ou de conviction à l'étranger. Elle publie chaque année un rapport et formule des recommandations politiques à l'intention du Président, du Secrétaire d'Etat et du Congrès américains. (cath.ch/ibc/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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