Par le pardon, le Seigneur délivre l’homme de sa "couverture d’ombre" et lui redonne une "nouvelle lumière", a déclaré le pape François lors de l’Angelus du 22 mars 2020. En raison de la pandémie du coronavirus, la prière mariale du pontife, récitée depuis la bibliothèque du Palais apostolique, était retransmise sur Vatican News.
A travers cet évangile (Jn 9, 1-41) racontant
comment Jésus redonne la vue à un aveugle né, le Seigneur affirme qui il est:
la lumière du monde, a expliqué le pontife. Physique, cette guérison est aussi
spirituelle : l’aveugle est conduit à retrouver la foi et découvre sa nouvelle
identité.
Alors qu’il était esclave des préjugés, il devient créature
nouvelle. Son parcours d’illumination constitue une métaphore de libération du
péché, a expliqué le pontife. Telle une "couverture obscure", le
péché empêche l’homme d’avoir une claire vision de lui-même et du monde.
Pourtant, le pardon du Seigneur enlève "cette couverture d’ombre et de
ténèbres" et redonne à l’homme une nouvelle lumière.
Le carême constitue en ce sens un temps opportun
pour se rapprocher du Christ et demander sa miséricorde dans ses diverses
formes proposées par l’Eglise, a encore souhaité le successeur de Pierre. L'aveugle
guéri, qui voit à présent avec les yeux du corps et avec ceux de l'âme, est à l'image
de chaque baptisé qui, plongé dans la grâce, a été arraché aux ténèbres.
"Devenir lumière"
Cependant, il ne suffit pas seulement de recevoir
la lumière : il faut devenir lumière, a exhorté le pape. Chacun des chrétiens est appelé à
accueillir la lumière divine pour la manifester dans sa vie. Tel est le
"mystère de la lune" évoqué par les premiers chrétiens. Les fidèles
sont voués à donner la lumière mais ils ne sont pas la lumière.
"Comportons-nous donc en enfants de
lumière", a donc appelé le pape. Justice, bonté et vérité caractérisent
cette lumière. La semence reçue par les chrétiens lors du baptême est
comparable à un feu purifiant du mal et permettant à l’homme de briller, a-t-il
rappelé. (cath.ch/imedia/cg/mp)