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  • DOSSIERS

    Le sanctuaire de Notre-Dame de Caravaggio, en Italie du Nord

    Les larmes d'or de la Vierge Caravaggio

    Si les apparitions de la Vierge Marie à Lourdes ou à Fatima sont mondialement connues, et donnent lieu à de grands pèlerinages, la réputation d'autres n'a pas dépassé le cadre d'une région ou d'un pays. C'est le cas de diverses apparitions en Italie. I.Media propose d'en découvrir quelques unes.

    Contenu du dossier
    Le sanctuaire de Notre-Dame de Caravaggio, en Italie du Nord
    Actualités

    Les larmes d'or de la Vierge Caravaggio (1/7)

    Le site de Tre Fontane, au sud de Rome
    Actualités

    La Vierge de la Révélation, le sacre du martyre de saint Paul (2/7)

    La Madone aux larmes a pleuré 58 fois
    Actualités

    La Madone des Larmes, miracle à Syracuse (3/7)

    Le sanctuaire de Notre-Dame des Douleurs a été édifié à Castelpetroso suite aux apparitions et à un miracle
    Actualités

    Italie: La Vierge apparaît transpercée de glaives (4/7)

    Le buste d'Alphonse Ratisbonne, dans la chapelle de Sant’ Andrea delle Fratte, à Rome
    Actualités

    Quand Notre Dame de la médaille miraculeuse apparaissait à Rome (5/7)

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    Le sanctuaire de Notre-Dame de Caravaggio, en Italie du Nord © DR

    Les larmes d'or de la Vierge Caravaggio (1/7)

    Si les apparitions de la Vierge Marie à Lourdes ou à Fatima sont mondialement connues, et donnent lieu à de grands pèlerinages, la réputation d'autres n'a pas dépassé le cadre d'une région ou d'un pays. C'est le cas de diverses apparitions en Italie. I.Media propose d'en découvrir quelques unes. La première est celle de Caravaggio, dans le diocèse de Crémone, en Lombardie où la Vierge versa des larmes d'or.

    L'histoire de l'apparition de la Vierge de

    Carravagio, appelée aussi Sainte Marie de la Source, est particulièrement

    sombre. Telle qu'elle a été authentifiée par Mgr Cesare Speciano, évêque de

    Crémone, son récit est marqué par les grandes perturbations qui frappent la

    chrétienté au XVe siècle : guerres, recul de la foi, perversion au sein de

    l'Eglise… L'apparition de la Vierge, 'mater dolorosa' au chevet de son

    peuple, offre à l'humanité une chance d'œuvrer encore pour son Salut.

    La tradition raconte que le 26 mai 1432, en fin

    d'après-midi, une femme nommée Giannetta de Vacchi et épouse de Francesco

    Varoli chemine sur une petite route de campagne. Cette femme du peuple, simple

    et discrète, est alors connue de tous pour sa vertu irréprochable et sa

    profonde piété. Entre les deux villages lombards de Carravagio et Misano, la

    jeune femme porte sur son dos une grosse botte de fourrage qu'elle vient de

    ramasser dans un champ, et elle est pressée de rentrer.

    "Mes juments attendent leur foin"

    Mais voilà que vient à elle une dame coiffée d'un

    simple voile blanc qui ne peut cacher la beauté indicible de son visage. Elle

    s'arrête au niveau de la paysanne, qui est frappée de stupeur et s'écrie

    aussitôt : "Vierge Marie !" La Dame lui répondit : "N'ai pas

    peur, ma fille, parce que c’est vraiment moi. Arrête-toi et met-toi à genoux

    pour prier."

    Giannetta, ne comprend pas : "Madame, je ne

    peux pas maintenant. Mes juments attendent leur foin". L'apparition insiste

    : "Maintenant, fais ce que je te demande." La Madone pose alors

    sa main sur l'épaule de la fermière et la met à genoux, puis poursuit :

    "Ecoute et retiens-bien, car je souhaite que ton visage et ta bouche

    rapporte ce que je vais te dire partout où tu le pourras".

    Apparition de la Vierge de Caravaggio, peinture d'Aldo Locatelli à l'église de pèlerinage de Caxias do Sul, au Brésil
    Apparition de la Vierge de Caravaggio, peinture d'Aldo Locatelli à l'église de pèlerinage de Caxias do Sul, au Brésil @ DR

    Des larmes d'or pour le péché des hommes

    C'est à cet instant que Giannetta remarque que

    Marie et que ses larmes sont pareilles à l'or le plus étincelant. Ouvrant les

    mains, comme affligée par une grande douleur la Mère de Dieu explique la raison

    de ce chagrin : "A cause de l’iniquité des hommes, mon Fils en est venu à

    envisager la destruction de ce monde. Chaque jour, les hommes font un peu plus

    de mal, chaque jour ils chutent, péché après péché. Mais moi, pendant sept ans,

    j’ai imploré la miséricorde de mon Fils pour vos péchés. C'est pourquoi je veux

    que tu dises à tous et à chacun qu’ils doivent désormais jeûner de pain et

    d’eau chaque vendredi en l’honneur de mon Fils. De plus, par dévotion à moi,

    ils devront célébrer la messe dominicale le samedi après Vêpres. De sorte que

    la moitié de la journée me sera dédiée en reconnaissance de la grande faveur

    que je vous fais par mon intercession auprès de mon Fils".

    Giannetta prend peur et répond que les gens ne la croirons pas. La Vierge lui répond : "Lève-toi et n'ait crainte. Rapporte tout ce que j'ai dit, comme je te l'ai ordonné. Je confirmerai tes dires par un signe, et personne ne doutera de toi." Sur ces mots, la Madone fit le signe de la croix sur Giannetta et disparut.

    Et soudain jaillit une source

    Retournant à Caravaggio, Giannetta raconta tout ce

    qu’elle avait vu et entendu. Les gens se rendirent alors sur les lieux de la

    rencontre et trouvèrent une source que personne n’avait jamais vu à cet

    endroit. Sur cette source on amena des malades, et tous furent guéris de leurs

    diverses afflictions. Les gens de Caravaggio crurent alors au miracle. L'évêque

    de Crémone vint aussi et confirma que le témoignage et l'apparition étaient

    authentiques. Il appela tous les chrétiens de son diocèse à obéir au plus vite

    aux demandes de la Vierge et entreprit la construction d'un sanctuaire pour

    remercier la Mère du Christ pour son intercession miséricordieuse.

    La construction d'un sanctuaire

    C'est ainsi que fut bâtie la basilique de

    Sainte-Marie de la Source de Carravaggio. Lieu de prière toujours actif, il est

    visité par des pèlerins voulant observer le "Miroir sacré", une

    représentation en bois de l'apparition de la Vierge à Giannetta, et bien

    entendu la source miraculeuse qui donne son nom au lieu. Un hospice pour les

    accueillir a été construit juste à côté de l'édifice.

    Une visite de Jean Paul II

    En 1992, le pape Jean Paul II s'est rendu dans ce sanctuaire et y a célébré une messe. Dans ce lieu marqué par la souffrance et la rédemption, il a exhorté les chrétiens à défendre la vie, car elle est "marquée par la croix et la souffrance" et mérite encore plus d'attention, de soin et de tendresse. A noter qu'un sanctuaire en Croatie et un autre au Brésil sont également dédiées à la Vierge de Caravaggio. (cath.ch/imedia/cd/mp)

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    Le site de Tre Fontane, au sud de Rome © Fczarnowski/Wikimedia/CC BY-SA 3.0

    La Vierge de la Révélation, le sacre du martyre de saint Paul (2/7)

    La Vierge s'est manifestée de nombreuses fois en Europe. Cependant, si les apparitions de Lourdes ou Fatima sont très connues, ce n'est pas le cas de celles d'Italie. En cette fin d’année, I.MEDIA vous propose de découvrir certaines de ces apparitions extraordinaires. Aujourd'hui, la Vierge de la Révélation.

    Le 12 avril 1947, au lendemain de la Seconde Guerre

    mondiale, la Sainte Vierge est apparue à Rome à un farouche anticlérical

    italien. Cette apparition a eu lieu sur le lieu même du martyre de saint Paul.

    L'histoire de cette apparition a beau être connue depuis

    près de 75 ans, elle reste incroyable. Elle est d'autant plus frappante qu'elle

    a concerné un homme qui a combattu l'Eglise catholique de toutes ses forces et

    qu'elle est arrivée sur un lieu particulièrement significatif dans l'histoire du

    christianisme.

    Tout commence un beau jour de printemps, deux ans après la

    fin de la Seconde Guerre mondiale, avec une simple sortie dans les bois d'un

    père accompagné de ses enfants. Les enfants jouent au ballon tandis que le

    père, un certain Bruno Cornacchiola, les surveille du coin de l'œil. La scène –

    banale en ce lieu – se déroule aux alentours de l'abbaye de Tre Fontane, en

    plein sud de Rome.

    Ce lieu est connu pour être celui du martyre de saint Paul,

    mort par décapitation en 64 ou 67 après Jésus-Christ, lors de la persécution

    des chrétiens ordonnée par Néron. D'après la tradition, la tête de 'l'apôtre

    des gentils' a rebondi trois fois sur le sol, et à chacun de ces trois

    emplacements une source a miraculeusement jailli: d’où le nom de

    'Trois-Fontaines'.

    "Mort au pape!"

    Agé d'une trentaine d'années, Bruno Cornacchiola (1913-2001)

    est alors un homme en rébellion. Né dans une famille pauvre, ce communiste est

    plus particulièrement révolté contre l'Eglise catholique. Attiré par une secte

    protestante quelques années avant cette fameuse journée où il affirmera avoir

    vu la sainte Vierge, il a notamment été volontaire lors de la guerre civile

    espagnole qui voit s'affronter les cohortes républicaines face aux troupes du

    général Franco, entre 1936 et 1939.

    A son retour d'Espagne, ce fanatique anticatholique pousse

    son sectarisme et sa haine jusqu'à nourrir très sérieusement le projet de tuer

    le pape, alors Pie XII (1939-1958), avec la conviction la plus profonde de

    "libérer le monde d'un tyran". Cause de tous les maux dont souffre

    l'humanité, le Souverain pontife devait mourir sous la lame que Bruno

    Cornacchiola avait rapportée de la ville espagnole de Tolède, célèbre pour ses

    armes blanches. Sur le poignard, qu'il remettra en pleurant à Eugenio Pacelli

    en personne quelques temps après, il avait poussé la folie jusqu'à faire

    graver: "Mort au pape!".

    Ce 12 avril 1947, un soleil tiède brillait dans l'azur du

    ciel romain. Quand il raconte son histoire, Bruno Cornacchiola n'en oublie

    aucun détail. Chacun d'eux s'est durablement incrusté dans ses yeux d'abord, et

    dans son cœur ensuite. Jouant dans les herbes folles, ses enfants semblaient

    ravis de cette belle journée aux abords tout à fait ordinaires. En apparences

    seulement, car soudain, le père se rend compte que l'un de ses enfants a

    échappé à son attention et ne se trouve plus dans son champ de vision.

    La "belle dame" de la grotte

    Le jeune père, inquiet, se met à rechercher son fils avec

    l'aide des deux autres enfants. La petite famille aux abois finit par retrouver

    l'enfant perdu, à genoux, les mains jointes et regardant fixement en direction

    d'une grotte. Immédiatement, les autres enfants tombent en extase. D'après

    Bruno Cornacchiola – qui a assayé en vain de les déplacer – ils étaient inamovibles,

    comme s'ils étaient devenu subitement de plomb.

    Bruno Cornacchiola s'engouffre alors dans la cavité pour

    voir cette fameuse "belle dame", mais il ne voit rien dans un premier

    temps. C'est à ce moment précis, ressortant de la grotte, qu'il sent quelque

    chose recouvrir ses yeux, et après avoir ressenti une vive douleur, en perd

    l'usage pendant un bref moment. Soudain, une jeune femme vêtue d'une tunique

    blanche et d'un long voile vert, serrant contre elle une Bible, apparaît au

    militant anticlérical.

    Encore incrédule, l'Italien entend comme le Christ

    s'adressant à Saul bien des siècles avant lui alors qu'il cheminait sur la

    route de Damas: "Je suis celle qui est dans la divine Trinité. Je suis la

    Vierge de la Révélation. Tu me persécutes; arrête maintenant! Entre dans le

    troupeau élu, cour céleste sur la terre". Les écailles qu'il semblait

    avoir sur les yeux tombent soudainement et il sent en lui une profonde joie.

    Dogme de la dormition

    La dame lui demande alors de se rendre auprès du pape,

    "pasteur suprême de la chrétienté", pour lui remettre personnellement

    un message: "Qu'on prie beaucoup et qu'on récite le rosaire quotidien pour

    la conversion des pécheurs, des incrédules et pour l'unité des chrétiens. Les

    Ave Maria que vous dites avec foi et amour sont autant de flèches d'or qui

    rejoignent le Cœur de Jésus". Et la dame ajoute: "Mon corps ne s'est

    pas corrompu, car il ne pouvait se corrompre. Mon divin Fils et les anges sont

    venus à ma rencontre à l'heure de ma mort".

    Si le voyant se convertit immédiatement, ce n'est que le 9

    décembre 1949 qu'il s'acquitte de sa mission auprès du pape. Moins d'un an plus

    tard, Pie XII proclamera le dogme de l'Assomption de Marie aussi appelé la

    'dormition'. Après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, explique le 260e

    pape de l'Eglise catholique dans la constitution apostolique Munificentissimus Deus – Dieu très

    munificent, en français –, la Vierge Marie a été "élevée corps et âme à la

    gloire céleste".

    Sur le lieu de l'apparition, le pape Pie XII autorise en

    1956 la construction d'un sanctuaire – aujourd'hui gardé par les frères mineurs

    conventuels – et bénit la statue de la Vierge qui y sera placée. En 1987, le

    Saint-Siège autorise le culte à la Vierge de la Révélation et dix ans plus

    tard, le pape Jean Paul II décrète le nom du sanctuaire comme: 'Notre-Dame du

    Troisième Millénaire aux Trois Fontaines'. Par ailleurs, en juin 2017, le

    diocèse de Rome ouvre la cause en béatification et canonisation du serviteur de

    Dieu Bruno Cornacchiola. (cath.ch/imedia/pad/rz)

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    La Madone aux larmes a pleuré 58 fois © Hein56didden/Wikpedia/CC BY-SA 3.0

    La Madone des Larmes, miracle à Syracuse (3/7)

    La Vierge s'est manifestée de nombreuses fois en Europe. Cependant, si les apparitions de Lourdes ou Fatima sont très connues, ce n'est pas le cas de celles d'Italie. En cette fin d’année, I.MEDIA vous propose de découvrir sept de ces apparitions extraordinaires. Aujourd'hui, les larmes de la statue de la Vierge de Syracuse.

    Dans la nuit du 29 août au 1er septembre 1953, la chaleur peine à tomber sur le vieux port de Syracuse. A quelques mètres de là, via degli Orti di San Giorgio, Antonina Lucia Giusto et Angelo Iannuso vivent une nuit très éprouvante. Le jeune couple attend son premier enfant, mais la grossesse se passe mal et Antonina, terrassée par la douleur, est alitée sans parvenir à dormir. Le mari fait les cent pas, écoutant impuissant les hurlements de douleur de sa femme.

    A trois heures du matin, la douleur se fait encore plus intense et Antonina Lucia Giusto en perd la vue. Elle ne la retrouvera qu'au matin, à 8h30. C'est alors qu'elle est témoin d'un des miracles mariaux les plus surprenants.

    A côté du lit est placé un demi buste de plâtre émaillé, grand d'une vingtaine de centimètres, fixé sur un tableau représentant la Vierge Marie tenant dans sa main son Cœur Immaculé. Il leur a été offert en mars pour leur mariage par la belle-sœur d'Antonina, Grazia Iannuso. Elle avait acheté le buste 2500 lires dans un magasin de la ville. Le modèle, fort commun, sortait des usines d'arts plastiques de Bagni-di-Luca.

    Des larmes coulent des yeux de la statue

    Alors qu'Antonina reprend ses esprits et retrouve la vue, la petite statue de la Vierge se met à pleurer des larmes. La jeune fille ne souffre plus, elle est sauvée! La "lacrimation" cesse alors et reprend à de nombreuses reprises pendant toute la journée. Le miracle se reproduira 58 fois. La nouvelle de la guérison et du miracle parvient aux oreilles des voisins du couple, puis à celles du quartier avant de gagner toute la ville.

    Etant donnée la taille modeste de la statue, on la nomme "la Madonnina", 'la petite Madone'. Venant de toute la ville, une foule se presse pour aller voir le miracle, et la maison du couple est visitée par des centaines de témoins. Des malades incurables sont alors amenés, et guérissent tous miraculeusement.

    Un phénomène scientifiquement inexplicable

    Devant de tels attroupements, la police est appelée. D'abord sceptiques, les agents tombent à genoux devant le buste en constatant la véracité du miracle. Mais déjà nombreux sont les détracteurs qui croient à la possibilité d'une supercherie.

    Le Père Giuseppe Bruno, curé d'une paroisse proche, est appelé et constate lui aussi la lacrimation. Désemparé, il prévient son évêque, Mgr Giuseppe Cannarella. Prudent, ce dernier demande une analyse scientifique des faits. Le curé et l'évêque se rendent donc immédiatement dans un laboratoire pour faire examiner le liquide excrété par la statue.

    Le sanctuaire de la Madone aux larmes a été achevé en 1994. On y conserve et vénère une effigie de la Vierge Marie qui avait été l'objet de plusieurs lacrimations déclarées miraculeuses
    Le sanctuaire de la Madone aux larmes a été achevé en 1994. On y conserve et vénère une effigie de la Vierge Marie qui avait été l'objet de plusieurs lacrimations déclarées miraculeuses @ Salvo Cannizzaro/Wikipedia/CC BY-SA 3.0/

    Une commission scientifique constituée d'un chimiste et de plusieurs médecins est mise sur pied. Elle finit par conclure que le phénomène est inexplicable scientifiquement: les larmes sont bien reconnues comme étant humaines, la statue n'est pas truquée et ne comporte pas de cavité cachée.

    L'Eglise reconnaît le miracle le 13 décembre 1953. La même année, le pape Pie XII évoque "le langage mystérieux de ces larmes", se refusant cependant à interpréter le miracle qui est encore trop récent. En 1957, un projet de sanctuaire voit le jour. Le bâtiment, très moderne, est inauguré en 1966 et élevé au rang de basilique par saint Jean-Paul II en 1994. Dans ce bâtiment sont conservées "les larmes de Marie".

    Le 2 septembre 2018, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Saint-Siège, s'est rendu dans le sanctuaire de la Madone. Pour lui, les larmes de Marie sont des "larmes d’espérance qui dissolvent la dureté des cœurs", “l’antidote qui nous pousse à œuvrer pour alléger la souffrance par des initiatives de paix, des gestes et des paroles responsables“. Quand la Vierge pleure, cela signifie qu’il ne peut “y avoir d’espace dans le cœur du chrétien pour la haine“, mais seulement pour ceux qui souffrent. (cath.ch/imedia/cd/bh)

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    Le sanctuaire de Notre-Dame des Douleurs a été édifié à Castelpetroso suite aux apparitions et à un miracle © Wikimedia Commons

    Italie: La Vierge apparaît transpercée de glaives (4/7)

    La Vierge s'est manifestée de nombreuses fois en Europe. Cependant, si les apparitions de Lourdes ou Fatima sont très connues, ce n'est pas le cas de celles d'Italie. En cette fin d’année, I.MEDIA vous propose de découvrir sept de ces apparitions. Aujourd'hui, Notre-Dame des sept douleurs, apparue à deux paysannes, le 22 mars 1888, près de Castelpetroso, dans le sud de l’Italie.

    L'apparition de Notre-Dame des sept douleurs de

    Castelpetroso permet de méditer sur un mystère plutôt méconnu: celui des sept

    douleurs de la Vierge Marie. C'est à deux jeunes femmes italiennes que la Mère

    du Christ s’est révélée, transpercée par sept glaives.

    Tout débute au milieu des pâturages, au cœur de la

    province d'Isernia en Italie, près de Castelpetroso, dans la région de Molise.

    Deux simples paysannes, Bibiana Cicchino et Serafina Valentino, font

    paisiblement brouter leurs brebis. Or voilà que l'une d'elles s'égare,

    échappant au regard des deux bergères.

    Alors que les deux jeunes femmes se mettent en

    quête de la brebis égarée, Bibiana est soudainement aveuglée par une lumière

    chaude qui jaillit d'une grotte. Là, dans le creux du rocher, la Vierge Marie

    lui apparaît.

    Apparition silencieuse

    Les yeux levés au ciel, Marie est agenouillée près

    de son fils mort et couvert de plaies. Le corps de la Madone est quant à lui

    transpercé par sept épées tranchantes, symboles des 'sept douleurs'. Ce 22 mars

    1888, Bibiana est seule à contempler la Vierge qui, prostrée, ne lui soufflera

    mot.

    Dix jours plus tard, les deux paysannes reviennent à la grotte lors de la fête de Pâques. De la même manière, la Vierge pleurant son fils illumine les parois de la grotte. Cette fois-ci Serafina est également témoin de ce spectacle étrange. Dès lors, toute la région du Molise entend parler de ces visions.

    Alors que des centaines de pèlerins affluent vers

    la petite grotte, l'évêque du lieu, Mgr Francesco Macarone Palmieri, décide

    d'ouvrir une enquête. Chargé par le pape Léon XIII de se rendre en reconnaissance

    sur place, il est alors lui aussi saisi par cette vision mystérieuse.

    "Avec un cœur joyeux, je peux affirmer que les

    présages de Castelpetroso sont les dernières marques de la Divine Miséricorde

    pour rappeler les égarés sur le droit chemin", écrira-t-il par la suite.

    "Moi aussi je peux témoigner qu'en me rendant dans ce lieu sacré, en me

    recueillant dans la prière, j'ai eu l'apparition de la Vierge". A la suite

    de l'évêque, d'autres pèlerins ont la chance de voir la Vierge. Doucement, un petite

    source s'écoule alors de la grotte.

    Un miracle

    C'est alors que survient un miracle, ultime signe

    de la véracité de cette histoire incroyable. En novembre de la même année, deux

    hommes se rendent à pied à la grotte. L'un d'eux, Carlo Acquaderni, est

    accompagné de son fils Augusto, condamné par une tuberculose osseuse. Pour les

    médecins, l'enfant ne vivra plus longtemps. Son père lui fait boire à la

    source. Augusto récupère alors toutes ses facultés.

    Pour remercier la Vierge qui sauva son fils, Carlo

    Acquaderni entreprend alors de collecter des fonds pour élever un sanctuaire.

    La première pierre de cet édifice est posée le 28 septembre 1890. Dans

    l'immense basilique est peinte l'apparition décrite par les petites

    bergères.

    Patronne de la région

    Près d'un siècle plus tard, en 1973, à la demande

    des évêques de la région du Molise, le Pape Paul VI proclame la Sainte Vierge

    Marie des Douleurs patronne de la région. Bien plus tard, en 1995, Jean Paul II

    vient s'y recueillir comme pèlerin. Chaque année, la basilique des sept

    douleurs attire une foule de pèlerins. Devant cette apparition étrangement

    silencieuse, les croyants viennent méditer sur ce mystère.

    Les

    sept douleurs représentent les épisodes de souffrance de la vie de la Vierge.

    Il s'agit de la prophétie faite par Syméon à Marie, de la fuite en Egypte, de

    la disparition de Jésus enfant au temple pendant trois jours, de la via crucis,

    de l’agonie et la mort du Christ sur la croix, de la descente de la Croix, et

    enfin de la mise au tombeau. (cath.ch/imedia/cg/cd/bh)

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    Le buste d'Alphonse Ratisbonne, dans la chapelle de Sant’ Andrea delle Fratte, à Rome © Fczarnowski/Wikimedia/CC BY-SA 4.0

    Quand Notre Dame de la médaille miraculeuse apparaissait à Rome (5/7)

    La Vierge s'est manifestée de nombreuses fois en Europe. Cependant, si les apparitions de Lourdes ou Fatima sont très connues, ce n'est pas le cas de celles d'Italie. En cette fin d’année, I.MEDIA vous propose de découvrir sept de ces apparitions extraordinaires. Aujourd'hui, Notre Dame de la médaille miraculeuse.

    Comme Paris, Rome aussi a sa chapelle de la médaille

    miraculeuse, depuis qu’en 1842 la Vierge est apparue en l’église Sant’ Andrea

    delle Fratte à un juif français nommé Alphonse Ratisbonne (1814-1884). L’église

    en conserve quelques traces puisque la plupart des messes sont depuis célébrées

    essentiellement dans l’autel latéral où la vierge est apparue et où l’on peut

    contempler un buste du ‘miraculé’. Athée d’origine juive de la moitié du XIXe

    siècle, Ratisbonne s’est converti presque aussitôt après ce miracle.

    Larmes à la chapelle

    Alors qu’il est en visite à Rome, Alphonse Ratisbonne est accueilli

    par le baron de Bussières, père de son ami d’enfance Marie-Théodore de Bussières.

    L'aristocrate français ne cesse de lui parler des grandeurs du catholicisme, et

    Alphonse accepte de porter sur lui une médaille de la Sainte Vierge. Il accepte

    également de réciter matin et soir le Memorare,

    prière très courte et très efficace que saint Bernard adressa à la Vierge

    Marie. L'athée se dit: “Après tout, si elle ne me fait pas de bien, du moins ne

    me fera-t-elle pas de mal!“.

    Le 20 janvier 1842, Marie-Théodore de Bussières lui demande

    de l’accompagner un instant à l’église Saint-André delle Fratte. Dix minutes

    plus tard, il retrouve Alphonse agenouillé devant la chapelle Saint-Michel,

    comme en extase, le visage plein de larmes, les mains jointes.

    Ordonné prêtre

    “J’étais depuis un instant dans l’église lorsque tout d’un

    coup, je me suis senti saisi d’un trouble inexprimable, écrit Alphonse

    Ratisbonne; j’ai levé les yeux, tout l’édifice avait disparu à mes regards. Une

    seule chapelle avait pour ainsi dire concentré la lumière et au milieu de ce

    rayonnement parut, debout sur l’autel, grande, brillante, pleine de majesté et

    de douceur, la Vierge Marie, telle qu’elle est sur ma médaille; elle m’a fait

    signe de m’agenouiller, une force irrésistible m’a poussé vers elle. Je saisis

    la médaille que j’avais laissée sur ma poitrine ; je baisai avec effusion

    l’image de la Vierge rayonnante de grâce… Oh ! C’était bien elle ! Je ne savais

    où j’étais ; je ne savais si j’étais Alphonse ou un autre ; j’éprouvais un si

    total changement, que je me croyais un autre moi-même… Je cherchais à me

    retrouver et je ne me retrouvais pas… La joie la plus ardente éclata au fond de

    mon âme; je ne pus parler ; je ne voulus rien révéler ; je sentais en moi

    quelque chose de solennel et de sacré… Le bandeau tomba de mes yeux ; non pas

    un seul bandeau, mais toute la multitude de bandeaux qui m’avaient enveloppé

    disparurent successivement et rapidement, comme la neige et la boue et la glace

    sous l’action d’un brûlant soleil“.

    Le 31 janvier 1842, Marie-Alphonse Ratisbonne est baptisé,

    fait sa première communion et reçoit la confirmation. Ordonné prêtre dans la

    compagnie de Jésus en 1848, il est nommé aumônier des prisonniers de Brest.

    Deux ans plus tard, avec la bénédiction du pape Pie IX, il quitte les jésuites

    pour s’installer en Palestine et dédie le reste de sa vie au catéchuménat des

    convertis d’origine juive. (cath.ch/imedia/ah/rz)

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