En abolissant la peine de mort, l'humanité refuserait de "succomber au désespoir", a soutenu Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les Etats, à la 73e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York (Etats-Unis) le 24 septembre 2018.
En août 2018, le pape François avait demandé d'inscrire dans le Catéchisme de l′Eglise catholique (CEC) que la peine de mort est une mesure “inadmissible″ car blessant ″l'inviolabilité et la dignité de la personne”. Près d′un mois plus tard, Mgr Gallagher s'est dit heureux ″d’ajouter la voix du Saint-Siège à celle d’un nombre croissant d’Etats″ soutenant l'abolition de la peine de mort.″L′abolition universelle de la peine de mort serait une réaffirmation courageuse de la conviction que l′humanité peut réussir à faire face au crime″, a déclaré le prélat britannique. Offrant au criminel une chance de se racheter, elle prouve le ″refus de succomber au désespoir″ devant des actes mauvais.
Une ligne plus claire
Au cours du siècle dernier, a pointé le représentant du Saint-Siège, ″le Saint-Siège a toujours cherché à abolir la peine de mort″ et sa position est devenue ″plus claire″ ces dernières décennies. Surtout maintenant que des moyens autres que la peine de mort ″suffisent à défendre″ des agresseurs et à protéger l’ordre public.Mgr Gallagher participait à une session de l′Assemblée générale des Nations unies dédiée à la peine capitale. Il a en outre félicité les organisateurs de cette réunion, le HCDH – le Haut-Commissariat aux droits de l’homme – mais aussi la France, l′Italie, le Brésil, le Burkina Faso et la République démocratique du Timor oriental, pour la réunion intitulée ′Assurer l’égalité d’accès à la justice pour tous′. (cath.ch/imedia/pad/rz)