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    Le cardinal Zen s'oppose à l'accord entre Rome et la Chine mais ne veut pas rompre le dialogue. © Wikimedia commons Heurik CC BY-SA 2.0 DE

    Pour le cardinal Zen, le gouvernement chinois veut une Eglise “soumise à son pouvoir”

    Pour le cardinal Joseph Zen, le gouvernement chinois veut une Eglise schismatique “soumise à son pouvoir”. L’archevêque émérite de Hong Kong (Chine) le répète dans un article remis à l’agence catholique AsiaNews, publié le 13 février 2018. Ce texte répond cardinal Parolin qui estimait que dans le cadre des négociations avec Pékin, des sacrifices devaient être consentis pour le bien de l'Eglise.

    Ce long article, explique le cardinal Zen, vient en réponse à l’entretien accordé par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, à Vatican insider le 31 janvier. Dans la perspective d’un éventuel accord, déclarait le 'numéro 2' du Vatican, un “sacrifice” peut être demandé à certains pour le “bien de l'Eglise”.Pour le haut prélat chinois, l’unité entre l’Eglise ‘officielle’ et celle ‘souterraine’ en Chine passe à la fois par la réconciliation entre fidèles et par le dialogue avec le gouvernement de Pékin. Selon lui, la réconciliation est “difficile mais possible” car elle concerne seulement les croyants. A l’inverse, le dialogue est “plus difficile“ puisqu’il dépend aussi des autorités. Un dialogue, poursuit le cardinal Zen, doit partir d’une position “d’égalité”. Mais, soutient-il, ce que veut le “pouvoir totalitaire athée” chinois c’est “réduire l’Eglise en esclavage”. D’après lui, l’objectif du régime chinois est de “créer une Eglise schismatique soumise à son pouvoir”.

    Obéissance au pape

    L’ancien évêque d’Hong Kong, âgé de 86 ans,  affirme par ailleurs que si un “mauvais accord” devait être signé entre le Saint-Siège et la Chine – avec l’approbation du Souverain pontife – il se retirerait “en silence pour une vie monastique”. “Je ne me ferai pas chef d’une rébellion”, insiste-t-il.Le cardinal Zen n’est pas le seul à s’inquiéter de la perspective d’un tel accord. Le site catholique anglophone Crux a rapporté le 12 février que des catholiques de Hong Kong – notamment des universitaires – avaient publié une lettre ouverte s’inquiétant de la “confusion et de la peine” en cas de traité. Celui-ci, considèrent-ils, serait une “erreur irréversible et regrettable”.A l’inverse, le Père Drew Christiansen, ancien rédacteur-en-chef et président de la revue jésuite America magazine, a publié le 12 février sur le site de la revue un article intitulé ‘Pourquoi l’accord potentiel du Vatican avec la Chine est une bonne chose’. Selon le prêtre américain, celui-ci ne serait pas “un nouveau départ“, mais “le résultat de longues tendances dans la vie de l’Eglise locale et des relations Vatican-Pékin”. (cath.ch/imedia/xln/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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