Les évêques du Guatemala jugent urgent de prendre en considération la protection des migrants sur l’ensemble du parcours migratoire d'Amérique latine vers les Etats-Unis.
Le 14 janvier, une
nouvelle caravane de migrants, composée de plus 3'500 Honduriens et Salvadoriens,
ont tenté de franchir la frontière du Guatemala pour traverser le Mexique, avec
comme objectif final, de rejoindre les Etats-Unis.
Des centaines de
migrants ont tenté de passer en force, lundi 20 janvier, la frontière entre le
Guatemala et le Mexique. Mais, conformément l’engagement du président Andres
Manuel Lopez Obrador auprès de Washington de freiner les flux de sans-papiers,
ils ont été repoussés par la garde nationale mexicaine et sont cantonnés depuis
dans des conditions précaires.
Émue par cette
situation, la pastorale de la mobilité humaine de l’épiscopat guatémaltèque considère
comme urgent que soit prise en considération la protection des migrants sur
l’ensemble du parcours migratoire.
La caravane, une protection contre le crime organisé
Son président, le
cardinal Alvarro Ramazzini, archevêque de Huehuetenango, a réclamé des
gouvernements du Guatemala, du Mexique et des Etats-Unis, de « repenser
les modèles de réponses politiques et humanitaires. Il a également exigé que
soient respectés les droits des enfants et des adolescents, face aux violences
dont ils sont de plus en plus victimes.
Cette stratégie de
déplacement groupé en caravane est devenue, rappelle le communiqué, "une soupape
d’échappement face à la situation socio-économique qui existe dans les pays de
la région et comme un moyen de protection face aux groupe criminels organisés
qui jalonnent la route migratoire." (cath.ch/jcg/mp)