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    L'école jésuite De Nobili, à Koradih, dans l'Etat de Jarkhand, en Inde © youtube

    Inde: un prêtre et une infirmière accusés d'abus sexuels

    Un prêtre et une infirmière travaillant dans une école catholique de l'État de Jharkhand, dans l'est de l'Inde, ont été placés en détention le 10 septembre 2019. Il sont accusés d'avoir agressé sexuellement une fillette de 9 ans. Selon l'Eglise, l'affaire a été fabriquée dans une atmosphère d'hostilité envers les chrétiens, en particulier aborigènes.

    Le directeur adjoint de l'école jésuite De Nobili, à

    Koradih, et une infirmière ont été arrêtés suite à une plainte du père de la

    victime présumée. Selon la police, la fillette avait été emmenée, il y a un

    mois, à l'infirmerie après s'être plainte de douleurs abdominales. Elle y aurait

    subi une agression sexuelle par le prêtre et l'infirmière. Les deux ont été

    présentés devant un tribunal le 10 septembre et placés en détention provisoire

    dans l'attente d'un complément d'enquête, rapporte l'agence d'information catholique

    ucanews.

    Une affaire montée de toutes pièces

    Les responsables de l'Église au Jarkhand dénoncent une affaire

    montée de toutes pièces dans une atmosphère hostile aux chrétiens, surtout les

    membres des minorités ethniques. Le Père Jérôme Sequeira, provincial adjoint des Jésuites de

    Jamshedpur, a déclaré à ucanews qu'ils avaient enquêté sur l'affaire et démontré

    que le prêtre et l'infirmière étaient innocents de toute maltraitance d'enfants.

    Dans l'Etat de Jharkhand, les prêtres et les institutions catholiques sont très régulièrement visées par des plaintes. Plusieurs prêtres et religieuses ont été condamnés, ou sont en détention dans l'attente d'un procès. "Ils ont tous été piégés pour des raisons politiques", a déclaré le Père Anand David Xalxo, porte-parole de l'archidiocèse de Ranchi, la capitale de l'Etat.

    Les aborigènes adoptent la foi catholique

    Une foule d'environ 500 personnes guidée par des extrémistes

    hindous a vandalisé une mission jésuite le 3 septembre 2019. Mais la police n'a

    encore arrêté aucun des assaillants, alors que les responsables de la mission avaient

    nommé plus de 25 personnes dans leur plainte.

    Les dirigeants de l'Eglise dénoncent les groupes hindous

    purs et durs, soutenus par le parti nationaliste hindou BJP au pouvoir, de

    fomenter ces incidents pour intimider et diffamer les chrétiens et leurs

    institutions dans le but de tenir à distance les populations tribales locales. Suite à la mission de l'Eglise, des centaines de membres des

    tribus aborigènes (qui ne sont pas hindous, ndlr) ont en effet adopté la foi

    catholique, ce qui a renforcé la communauté chrétienne dans l'État.

    Le Jharkhand compte environ 1,5 million de chrétiens - soit

    4,3 % de la population - près du double des 2,3 % de l'Inde dans son ensemble.

    Les populations tribales représentent 16% des 32 millions d'habitants de

    l'État. (cath.ch/ucanews/mp)

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