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    La FEPS appelle à cesser de criminaliser la solidarité humaine

    La Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) s’inquiète du nombre croissant de poursuites pénales liées à l'aide aux personnes en détresse. Ces derniers temps, des personnes proches des Eglises chrétiennes ont été condamnées pour être venues en aide à des requérants d’asile déboutés.

    Le pasteur Norbert Valley, ancien président du Réseau

    évangélique suisse (RES), a été condamné en août 2018 par la justice du canton

    de Neuchâtel pour avoir facilité l’hébergement d’un demandeur d’asile débouté. D'autres

    personnes venant des milieux chrétiens ont été inquiétées en Suisse pour le

    même genre d'actions.

    La FEPS rappelle, dans un communiqué du 31 octobre 2019, que

    de nombreuses paroisses ainsi que leurs membres apportent leur soutien aux personnes

    en détresse et leur offrent une protection, quel que soit leur statut de séjour

    en Suisse. La Fédération s’inquiète du nombre croissant de poursuites pénales

    de cet engagement. Elle appelle en conséquence, l'État et la Justice "à

    cesser de criminaliser la solidarité humaine!"

    Une action fondée sur la Bible

    En raison du durcissement de la pratique de l’asile, un nombre toujours plus grand de requérants et de réfugiés est renvoyé vers les services étatiques d’aide humanitaire, souligne la FEPS. Privées de l’accès aux offres de formation et aux initiatives d’intégration, dépourvues de permis de travail et logées en partie dans des centres souterrains ou isolés, ces personnes sont souvent amenées à vivre dans des conditions démoralisantes, sans perspective, et ce, durant des années. Les Eglises constituent des interlocutrices importantes pour ces personnes.

    Les gens qui viennent en aide aux personnes en détresse

    risquent – souvent à leur insu – d’être poursuivis en justice, voire condamnés

    pour leur action, rappelle la Fédération protestante. En vertu de l’article 116

    de la Loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI), quiconque

    encourage le séjour illégal d’une personne d’origine étrangère est passible

    d’une peine. Même une aide régulière est punissable.

    "La solidarité de l’Église envers les réfugiés et les

    requérants d’asile, contre laquelle l’État intente actuellement une action en

    justice, se fonde sur une pratique d’asile dont la Bible témoigne", assure

    la FEPS. (cath.ch/com/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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