Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • no_image
    Le cardinal Pietro Parolin est secrétaire d'Etat du Saint-Siège depuis 2013 © Paval Hadzinski/Flickr/CC BY-NC-ND 2.0

    "La science n’est pas suffisante pour résoudre" la crise écologique

    La crise environnementale exige que la communauté scientifique adopte "une authentique dimension spirituelle", a estimé le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin dans son discours d’inauguration de l’Euro Science Open Forum (ESOF) 2020, rapporte le 2 septembre le Saint-Siège. L’ESOF, considéré comme le plus important forum scientifique européen et international, se tient tous les deux ans dans une ville européenne différente ; il est organisé en 2020 à Trieste (Italie) du 2 au 6 septembre.

    L’étude du système biologique et écologique ne nous a pas rendus capables de comprendre la vie et le monde en tant que système complexe, a considéré le cardinal Parolin dans son discours. Complexité et urgence ont été "abandonnées" par la sphère techno-scientifique.

    La vision de l’Église propose une approche intégrale pour résoudre la crise environnementale, a-t-il jugé, car "tout est lié, tout est connecté". L’écologie intégrale décrite dans Laudato si’ (2015) "veut apporter une réponse intégrale", dans la mesure où l’on "ne fait pas face à des crises différentes, mais à une seule complexe, sociale et environnementale", a affirmé le Secrétaire d'Etat du Saint-Siège. "Seule une vue holistique peut comprendre les phénomènes en jeu". "La science seule n’est pas suffisante pour résoudre la crise environnementale", a-t-il martelé.

    Ne pas négliger la dimension spirituelle

    Une écologie intégrale exige selon le “numéro 2” du Saint-Siège que la recherche prenne en compte non seulement la compréhension rationnelle de la réalité adoptée en particulier par la pensée occidentale, mais "aussi une authentique dimension spirituelle". À l’inverse, "la religion ne doit pas être reléguée dans la sphère de l’irrationnel", a-t-il lancé. "Pour notre dialogue, nous devons donc adopter une approche interdisciplinaire comme proposée par Laudato si’, "qui doit inclure la religion".

    "Nous sommes très attentifs aux activités des scientifiques", a-t-il par ailleurs assuré, en particulier quand ceux-ci s’expriment sur la dignité de la personne humaine, sur la justice globale et sur le soin de la maison commune. Ces trois dimensions sont "essentielles" pour atteindre un futur propice à la coexistence pacifique. Le cardinal a appelé à ce que la situation environnementale interpelle les scientifiques. "Si nous voulons survivre, il nous faut apprendre à assumer nos responsabilités vis-à-vis de notre maison commune". (cath.ch/imedia/ah/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus