Le Carême est le temps de "l’urgence de la conversion", a déclaré le Père Bruno-Marie Duffé, secrétaire du Dicastère pour le service du développement humain intégral, lors d’une conférence de presse organisée à Rome, le 24 février 2020.
Pendant cette période,
chacun est appelé à cheminer vers Pâques "sur un chemin de vie et de joie
partagée", a-t-il encore affirmé.
Cheminement d’Abraham vers la Terre promise
Lors de la présentation à
la presse du message du pape François pour le Carême, Mgr Duffé a rappelé les
origines anciennes de ce temps: la mémoire du cheminement d’Abraham vers la
Terre promise, celui de Moïse guidant le peuple de Dieu dans le désert et enfin
l’isolement du Christ pendant 40 jours dans le désert.
"L’urgence de la
conversion" demandée par le pape dans son message pour le Carême est celle
d’un chemin intérieur, celui de la prière, a expliqué Mgr Duffé. "Chacun
est appelé à faire la traversée", à se libérer de ses
"illusions" quotidiennes et morbides afin d’avancer sur un
"chemin de vie et de joie partagée".
Ce cheminement, a-t-il
jugé, doit être aussi trouver un écho dans celui parcouru par les
"victimes d’un exil qui les conduit à franchir les mers et les frontières
pour échapper à la mort".
"L’homme n’est pas
un individu", mais une "personne", "un être
relationnel", a affirmé par ailleurs le cardinal Peter Turkson, préfet du
même dicastère. En conséquence, la prière et le pardon recherchés pendant le
Carême doivent être envisagés comme une "conversion à l’autre",
a-t-il indiqué.
Le Bambino Gesù sur le front du coronavirus
L’appel à la charité
propre au Carême trouvera un "vibrant écho" dans l’événement du 26 au
28 mars d’un événement intitulé The
Economy of Francesco à Assise. De la même façon qu’il est possible d’avoir
une politique charitable, cette ocasion doit proposer une nouvelle forme
d'économie qui mettrait "la personne au centre".
De son côté, Mariella
Enoc, directrice de l'hôpital pédiatrique du Bambino Gesù a assuré engager son établissement dans la lutte
contre le coronavirus. Plutôt que faire venir des enfants atteints du virus
dans cet hôpital, où sont traités des cas très délicats notamment dans les
services d'oncologie et de transplantation, a-t-elle expliqué, "nous avons
préféré que le Bambino Gesù vienne à
eux" en envoyant sur le terrain des pédiatres et des infirmières pour
assurer aux patients la plus grande sécurité.
Pour le moment, aucun enfant
n'a été affecté par ce virus dans l'enceinte de l’hôpital, a-t-elle garanti.
"En Chine, le pic de la grippe diminue", a encore souligné
l'Italienne rappelant les récentes pandémies similaires telles que la grippe
espagnole ou asiatique. "Ma seule crainte, a cependant reconnu Mariella
Enoc, est que le coronavirus se répande dans le grand continent africain, où il
ne serait pas possible de faire ce qui a été fait en Italie et dans d'autres
pays". (cath.ch/imedia/cd/pad/be)