Depuis quelque temps, les visiteurs de la place Saint-Pierre à Rome ont remarqué l'imposant échafaudage qui entoure le dôme de la basilique. Luca Virgilio, architecte de la Fabrique de Saint-Pierre, explique dans les colonnes de L'Osservatore Romano du 5 mars 2020 les détails des travaux de restauration en cours.
Depuis le 2 septembre 2019, la basilique Saint-Pierre fait l'objet d'un grand projet de restauration rendu nécessaire par l'état de dégradation de la surface de la pierre. L'opération – prévue pour durer 4 ans – a débuté par les dômes dits 'mineurs' et se poursuit depuis quelques jours sur le dôme principal en commençant par sa base, dans la partie appelée 'tambour'.
Le tambour, explique Luca Virgilio, est caractérisé
"par la présence de seize contreforts qui marquent toute la surface
architecturale". L'intervention, souligne l'architecte, se fait dans un
premier temps sur la partie avant du bâtiment, celle qui donne sur la place,
afin d'être démontée en premier pour permettre aux pèlerins et aux visiteurs
"d'apprécier la façade principale du dôme dans son intégrité retrouvée et
dans sa blancheur originelle".
Passage au scanner
Cette intervention a été entamée en réalité à l'occasion du
Jubilé de l'an 2000 et en 2007, lors de la restauration des élévations
extérieures et des deux plus petits dômes baptisés Grégorien et Clémentine. Le
tout représente une superficie de plus de 35'000 mètres carrés.
Si l'un des objectifs est de "redonner l'ancienne
splendeur à la structure architecturale complexe de la basilique, il est en
revanche nécessaire de rétablir les caractéristiques mécaniques d'efficacité et
de sécurité de la pierre qui composent les éléments architecturaux". Mais
ce n'est pas tout, les techniciens souhaitent profiter de ces opérations pour
effectuer des enquêtes de diagnostic ainsi qu'un scanner laser, afin de percer
les mystères architecturaux et saisir toute la complexité de la structure
conçue par Michel-Ange et Giacomo Della Porta. (cath.ch/imedia/ah/rz)