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    La théologienne péruvienne Cecilia Tovar, lors du Congrès continental de théologie, à Belo Horizonte, au Brésil © Jean-Claude Gerez

    "L’Eglise latino-américaine est adulte", affirme Cecilia Tovar

    Belo Horizonte, 29.10.2015 (cath-ch-apic) L’élection du pape François au Vatican est "le signe de l’existence d’une Eglise latino-américaine adulte, capable de présenter une pastorale, une théologie, ses martyrs et ses prophètes", estime la théologienne péruvienne Cecilia Tovar.

    S'exprimant lors du Congrès continental de théologie, tenu du 26 au 30 octobre 2015 à Belo Horizonte, au Brésil, Cecilia Tovar a relevé qu'à travers son analyse lucide de la crise, François propose un changement important. Il a fait de l’Église un "acteur très important de la scène internationale". Pour elle, les gestes du pape confirment une nouvelle façon d’être et de faire Eglise. En commençant par le fait de se présenter, non comme le pape, mais comme l’évêque de Rome. "C’est un pape qui donne des interviews, s’est enthousiasmée Cecilia Tovar. Il y propage l’idée de la miséricorde, d’un Dieu non pas punitif mais miséricordieux".

    Concrétiser l’idée d’une Eglise pour les pauvres

    Durant cette conférence, comme d’ailleurs depuis le début de ce Congrès continental de théologie, les éloges au pape François, partagés par l’assistance, ont été nombreux. "Le pape comprend la réalité et se rapproche de ce contexte quand il aborde 'les signes des temps', comme 'l’économie qui tue', l’environnement, la migration les guerres et le rôle des laïcs."De quoi faciliter la transition vers une autre Eglise? C’est la conviction de la chercheuse péruvienne. "Nous sommes dans cette transition. L’un des défis majeurs est de concrétiser ce désir d’une Eglise des pauvres pour les pauvres. La question est de savoir comment nous pouvons contribuer à ce moment, et quel est notre rôle face à cette opportunité historique, a insisté Cécilia Tovar. Car on ne peut pas se contenter de rester passifs."

    Une histoire qui remonte à Vatican II

    Pour la chercheuse, l'émergence de cette Eglise latino-américaine adulte remonte au Concile Vatican II et à sa traduction continentale à travers la Conférence des épiscopats latino-américains de Medellin, en Colombie, en 1968. Cécilia Tovar y rattache l'apparition de courants ecclésiaux caractérisés par une triple dimension : théologique, ecclésiale et pastorale.Pour la période conciliaire, la théologienne a signalé l’existence de trois courants. Celui des "rénovateurs" d’abord, composé en majorité de théologiens européens. Le courant des conservateurs ou traditionalistes, minoritaire pendant le Concile, s’est renforcé par la suite, et a notamment farouchement lutté contre la théologie de la libération. Dernier courant, enfin, celui de l’Eglise des pauvres.Jean XXIII défendait déjà, y compris devant le Concile, une Eglise des pauvres, a rappelé Cecila Tovar. Ce courant a été extrêmement persécuté et compte de nombreux martyrs, à commencer par Mgr Oscar Romero, l’archevêque de San Salvador, béatifié en 2015.Aux yeux de Cécilia Tovar, l'élection du pape François marque le retour en force du courant de l’Eglise des pauvres. (apic/jcg/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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