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    Marie est un modèle de comportement dans l’épreuve

    Parce qu’elle a vécu une véritable "nuit de la foi" durant sa vie terrestre, la Vierge sait "compatir" aux "infirmités" des hommes, a rappelé le Père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, lors de sa seconde prédication de Carême, a relayé Vatican News en italien le 20 mars 2020. En ce temps "d’épreuve pour toute l’humanité", le capucin a décidé d’effectuer une méditation sur la Vierge Marie afin de se mettre "sous sa protection".

    L’Eglise

    catholique a effectué de nombreux progrès en mariologie, notamment

    après le Concile Vatican II (1962-1965), a estimé le prêtre italien.

    Auparavant, on pensait que la Vierge, parce qu'exempte du péché, n’avait

    pas vécu le doute, les tentations, l’angoisse, l’ignorance ou encore la

    mort. On sait à présent que c’est faux selon lui : une telle vision

    l’aurait séparée de son fils qui a choisi d'épouser l'humanité. 

    Si elle a été remplie de grâce lors de l’Annonciation, la Vierge Marie

    été marquée durant sa vie par "la nuit de la foi" et la "spoliation"

    jusqu’à vivre une autre "kénose", mot grec qui signifie dépouillement.

    Elle a été "parfaitement unie" au Christ dans sa souffrance, notamment

    au pied de la Croix. En cela, Marie constitue un "modèle" pour les

    fidèles sur la manière dont il faut "se comporter dans l’épreuve". Parce

    qu’elle a assumé toute notre humanité à l'exception du péché, il est

    "certain" qu’elle "sait compatir à nos infirmités". En ce temps

    "d’épreuve", les fidèles sont invités à l'imiter comme elle-même a imité

    le Christ.  

    Aujourd’hui, la sainteté de Marie ne s’explique donc plus par la

    "catégorie du privilège" mais par la "catégorie de la foi" et cela ne

    diminue en rien sa grandeur. Car "la grandeur spirituelle d’une créature

    ne se mesure pas par ce que Dieu lui donne mais par ce que Dieu lui

    demande" et sa réponse. Or, la foi de Marie a ainsi été plus grande que

    celle d’Abraham, a insisté le Père Cantalamessa.

    "La joie de l’incompréhensibilité"

    Cette foi devant les épreuves jalonne sa vie. Face aux paroles souvent "dures" que le Christ lui adresse, lors du recouvrement au Temple par exemple, elle affiche un "bon silence". Elle n’émet aucune remarque ou ne tente pas de Le faire changer d’avis. En réalité, la maternité charnelle de Marie n’a eu aucun "avantage terrestre". "Dépouillée" par son Fils, elle L’a suivi en "disciple", faisant preuve d’une docilité absolue. Et Lui, a agi tel un "directeur spirituel" avec sa mère.

    Seule à être présente aux trois moments cruciaux du christianisme que sont l’Incarnation, le mystère pascal et la Pentecôte, Marie peut aider les fidèles à préparer Pâques, a encore noté le capucin. Depuis les paroles de Siméon, toute sa vie a été une préparation vers la Croix. Elle a ensuite pu mourir avec Lui.

    Marie n’a cependant pas eu que des afflictions dans sa vie, souligne le prédicateur. Par le dépouillement materiel puis spirituel elle a découvert une joie "nouvelle", en comparaison avec des joies terrestres, qu’on pourrait appeler "la joie de l’incompréhensibilité". Une telle joie consiste à "comprendre qu’on ne peut pas comprendre". Et pour cause : "un Dieu compris ne serait plus Dieu". Elle invite à contempler un Dieu plus grand que ce que l'homme peut concevoir. (cath.ch/imedia/cg/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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