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    La pasteure Sabine Brändlin, membre du Conseil de la FEPS, bénit l'assemblée réunie à Berne pour les 500 ans de la Réforme © Maurice Page

    Ordination de femmes: l’Eglise Saddleback dans la tempête

    La question de l’ordination des femmes n’agite pas seulement l’Eglise catholique. Les tensions sont vives au sein de la Convention baptiste du Sud (SBC) aux Etats-Unis, où  trois femmes pasteures ont été ordonnées le 7 mai 2021.

    Après l’ordination de trois femmes pasteures, la megachurch  Saddleback, en Californie, fait face à l’hostilité de la Convention baptiste du Sud (SBC) à laquelle elle appartient, et qui n’autorise pas le pastorat féminin, rapporte le quotidien La Croix. Dans un climat de tension, cette décision pourrait coûter à Saddleback son appartenance à la Convention.

    Saddleback est la deuxième plus grande Eglise de la SBC et sûrement la plus influente. L’ordination au rang de pasteur de trois femmes impliquées dans l’Eglise depuis de nombreuses années est une première dans l’histoire de cette Eglise,  particulièrement connue à travers son pasteur Rick Warren.

    Le problème est que l’Eglise appartient, depuis sa fondation en 1980, à la Convention baptiste du Sud. Et depuis 2000, la déclaration de foi de la Convention stipule que «le ministère de pasteur est réservé aux hommes, conformément aux Écritures».

    Réactions négatives de la SBC

    Al Mohler, président du séminaire théologique baptiste du Sud s’est exprimé le 10 mai sur son blog personnel, par une condamnation qualifiant ces ordinations d’«actes de féminisation» qui apporteraient la «théologie libérale», véritable «baiser de la mort» à l’Eglise.

    Le président de la SBC, James David Greear n’a pas montré plus de compréhension. Il a plaidé pour la recherche de la complémentarité entre l’homme et la femme au sein de l’Église. «Dieu appelle hommes et femmes à exercer un ministère dans l’Église, et la Parole de Dieu réserve clairement celui de pasteur aux hommes qualifiés.»

    Un contexte de tensions internes

    Ce nouvel épisode s’inscrit dans une crise globale que traverse la Convention baptiste du Sud depuis quelques années autour de sujets tels que le racisme, le soutien à Donald Trump, ou l’acceptation des personnes LGBT. Le 23 février dernier, quatre Églises ont été exclues de la Convention, pour abus sexuels de la part du pasteur ou  la «trop grande acceptation des fidèles homosexuels».

    La plus grande dénomination protestante des États-Unis connaît un déclin global. Entre 2018 et 2019, elle a perdu 300’000 fidèles soit 2% de ses membres, la plus forte baisse en plus d’un siècle. Une éventuelle exclusion de l’Eglise Saddleback de la SBC serait percue comme un signal très négatif.  (cath.ch/cx/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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