Avant l’Angélus pour la solennité de l’Immaculée conception, le 8 décembre 2016 sur la place Saint-Pierre, le pape François a orienté sa catéchèse sur l’opposition entre le “non“ de l’homme à Dieu dans la Genèse, et le “grand oui“, sans condition, de Marie à l’Annonciation.
Il s’agit du “oui le plus important de l’histoire“, a affirmé le pontife, parce qu’il a ouvert la route de Dieu au-milieu des hommes : c’est un oui humble et fidèle, qui guérit la désobéissance et renverse l'égoïsme du péché.De la même façon, a poursuivi le pape, l’histoire du salut pour nous est faite de oui et de non: “nous sommes experts en demi-oui, nous sommes forts pour feindre de ne pas comprendre le bien que Dieu veut et que la conscience nous suggère“. Pour ne pas dire un “vrai non“, nous disons à Dieu : “je ne peux pas aujourd’hui, mais demain“, a-t-il encore ajouté, “demain je serai meilleur, demain je prierai, je ferai le bien“.
Le mal profite des "oui manqués"
Le mal profite de ces “oui manqués“, a conclu le successeur de Pierre. A l'inverse, chaque oui plein à Dieu ouvre une histoire nouvelle, comme Marie qui est “pleine“ de grâces parce qu’elle ne laisse pas de place au péché en elle. “Quel oui voulons-nous dire à Dieu ?“, a-t-il enfin interrogé.Après avoir récité l’Angélus depuis la fenêtre du Palais pontifical, le pape François a demandé de prier pour les victimes du tremblement de terre à Sumatra, en Indonésie, qui a fait près de 100 morts.Le pontife a également rappelé qu’il se rendrait dans l’après-midi, à l'occasion de l'Immaculé conception, aux pieds de la statue de la Vierge, place d’Espagne à Rome, puis à la basilique Sainte-Marie majeure pour vénérer l’icône de Marie ‘Salut du peuple romain’. Il a demandé aux fidèles de s’unir spirituellement à lui, pour exprimer la dévotion filiale à notre Mère céleste. (cath.ch/imedia/ap/rz)