En France, la crise sanitaire risque d’entraîner une baisse importante des revenus des paroisses et des diocèses. Cette crainte, émise par le journal français La Croix dans ses éditions du 25 et du 30 mars 2020, concerne le produit des quêtes ainsi que la vente des cierges et des dons.
Les paroisses françaises sont dépendantes des dons des
fidèles. Elles anticipent donc une baisse importante de leurs revenus, à cause
de la suspension des messes et cérémonies religieuses due au confinement,
indique La Croix dans son édition du
30 mars 2020.
Le quotidien catholique donne l’exemple de la région
parisienne, la plus peuplée du pays, où la part des quêtes dans le budget des
paroisses est importante. En 2018, les quêtes avaient rapporté 13,8% du budget
de l’Eglise parisienne, les cierges 10,2%, les dons et troncs 8,8%. Or ces
ressources sont directement liées à la présence physique des fidèles à
l’église. Par contre, le denier de l’Eglise, qui représente 34,2% des revenus
des paroisses, ne devrait pas diminuer ce printemps, estiment les responsables
ecclésiaux, car non lié à une présence effective.
40'000 églises à charge des communes
Dans l’édition du 25 mars 2020 du journal, l’équilibre financier
des diocèses français est également mis en exergue de manière large, avant
l’éclatement de la crise sanitaire. Même si les 40'000 églises et les 87
cathédrales de France appartiennent respectivement aux communes et à l’Etat qui
en assument les frais, il reste 2000 églises propriétés des diocèses. Il faut y
ajouter la gestion des immeubles diocésains.
La générosité des fidèles permet de pallier le manque de revenus de l’Eglise. Le denier de l’Eglise – ou denier du culte – est passé en dix ans de 156 euros (165 francs) à 243 euros (256 francs) par an et par catholique. Cette participation volontaire représente 40% des recettes des diocèses. Les quêtes représentent 23% des revenus et le casuel (don pour un baptême, un mariage ou de obsèques) 13%.
A relever également les disparités de ressources entre
diocèses. Une certaine solidarité existe toutefois entre diocèses voisins.
Certains services sont regroupés au niveau d’une province ecclésiastique, ce
qui permet des économies d’échelle, note La
Croix. (cath.ch/cx/bl)