Dans le canton de Fribourg, les programmes d'intégration de réfugiés donnent de bons résultats. Caritas Suisse présente l'expérience positive d'une famille syrienne récemment arrivée en Suisse.
La famille Khalil* est maintenant dans son propre
appartement, indique Caritas Suisse dans son Service de presse du 17 octobre
2019. Ses membres se sentent bien acceptés et ils connaissent le mode de vie en
Suisse, assure l'œuvre d'entraide catholique.
Après avoir perdu leur maison en Syrie, les Khalil* ont vécu
dans la précarité et l’insécurité au Liban, avant d'arriver à Bâle en 2018 avec
d’autres familles syriennes victimes de la guerre. Ils ont été accueillis en
Suisse dans le cadre du programme de réinstallation (resettlement) mis en œuvre
conjointement par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR)
et la Confédération, qui prend en compte les personnes les plus vulnérables. Ce projet incorpore un programme spécifique qui vise
l’intégration professionnelle plus aisée des familles de réfugiés. Celles-ci restent
au Centre d’enregistrement et de procédure (CEP) le temps de recevoir quelques
informations et d’effectuer un examen médical approfondi. Ensuite, elles sont conduites
dans un canton suisse.
Vie collective à Matran
Selon le programme mis en place dans le canton de Fribourg, les Kahlil* ont été hébergés dans une maison collective durant six mois, avant de gagner leur logement privé. La famille syrienne a ainsi été accueillie à la Maison de formation et d’intégration (MFI) à Matran, dans la banlieue de Fribourg, fondée et dirigée par Caritas Suisse. Le lieu leur a assuré un séjour calme et sécurisant, une préscolarisation pour les enfants ainsi que les soins médicaux nécessaires. Les membres de la famille ont pu assister à des modules d’informations, pratiques et théoriques, destinés à couvrir plusieurs aspects de la vie en Suisse. Deux coaches, parlant l’arabe et issus du même milieu culturel, les ont accompagnés et conseillés dans leur processus d’intégration.
La famille Khalil a pu assez rapidement s'installer dans son
propre appartement. Leur niveau de français s’est bien amélioré et leur
dépendance vis-à-vis des coaches diminue constamment, assure Caritas. Madame
Khalil* réalise un stage dans un salon de coiffure. Le fils aîné suit une
formation à l’école professionnelle. Les autres enfants sont à l’école et le
père suit un cours de langue le matin, avant d'aller travailler dans un
restaurant oriental le soir. (cath.ch/com/rz)
*nom modifié pour des
raisons de protection de la personnalité