La magistrature vaticane est aujourd’hui appelée à appliquer une législation "très moderne" tout en restant "greffée" sur des codes qui remontent à "plusieurs décennies", explique le président du Tribunal de l’Etat de la Cité du Vatican, Giuseppe Pignatone, a communiqué le Saint-Siège le 16 mars 2020.
En raison des nombreuses modifications dans la législation
de l’Etat de la Cité du Vatican, en 2000 puis en 2013, notamment en matière
économico-financière et pénale, de nouvelles lois sont devenues nécessaires,
soutient Giuseppe Pignatone. L'établissement de ce nouveau système s'explique
aussi par l’adhésion du Vatican à de nombreuses conventions internationales.
Notamment à cause de la mondialisation, la magistrature
vaticane est aujourd’hui appelée à appliquer une législation "très
moderne", tout en restant "greffée" sur des codes qui remontent
à plusieurs décennies. En effet, l’application de ces lois doit s’adapter à la
spécificité du Vatican, à savoir que la première source normative, le premier
critère de référence en matière d’interprétation, reste le droit canon. Cet
équilibre entre la tradition et la modernité constitue selon lui la particularité
de ce "moment historique".
Exercer le pouvoir avec impartialité
A travers cette nouvelle loi, le pape François rappelle que
le pouvoir judiciaire doit être exercé à la lumière de "la vertu cardinale
de justice". Or, pour parvenir à ce résultat, la justice vaticane a besoin
de "l’engagement personnel, généreux et responsable des magistrats"
et d’institutions adéquates, capables d’efficacité et de ponctualité.
Ce nouveau système garantit ainsi l‘indépendance des
magistrats et de leur profession, une condition selon lui indispensable pour
mettre en pratique la justice voulue par le pape François. Bien que dépendants
hiérarchiquement du pontife, ceux-ci ne sont soumis qu'à la loi. Ils doivent
exercer leur pouvoir avec impartialité. (cath.ch/imedia/cg/rz)