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    Hypocrite, la “religion du moi” rejette l’autre et oublie que le vrai culte passe toujours par l’amour du prochain, a commenté le pape François © Flickr/Mazur/CC BY-NC-SA 2.0

    Le pape François dresse un réquisitoire contre la “religion du moi”

    Hypocrite, la “religion du moi”

    rejette l’autre et oublie que le vrai culte passe toujours par l’amour du

    prochain, a commenté le pape François le 27 octobre 2019 lors de la messe de

    clôture du synode pour l’Amazonie dans la basilique Saint-Pierre. A rebours de

    cette attitude, il a invité chacun à se reconnaître pauvre devant Dieu. 

    Dans l’évangile du jour, le Christ raconte une

    parabole mettant en scène un pharisien et un publicain en prière. Accomplissant

    les rites particuliers, le premier se vante dans sa prière. Il est trop sûr de

    lui, centré sur lui-même et ainsi, au lieu de prier, il se loue lui-même. C’est

    donc un adapte de la “religion du moi”, qui se croit juste et méprise son

    prochain, a commenté le pape.

    Le visage défiguré de l'Amazonie

    Cette attitude, a accusé le pape, s’est vue dans

    l’histoire et continue d’exister. Celui qui est comme le pharisien considère

    les autres comme des “déchets”,“vils et rétrogrades”, “il méprise leurs

    traditions, il efface leurs histoires, il occupe leurs territoires, usurpe

    leurs biens”. Ces prétendues supériorités finissent en oppressions et

    exploitations comme cela se voit dans le “visage défiguré” de l’Amazonie.

    “Hypocrite avec ses rites et ses ‘prières’, la religion du moi oublie le vrai

    culte à Dieu qui passe toujours par l’amour du prochain.”

    Pour le pontife, même des chrétiens pratiquants

    sont adeptes de cette ‘religion du moi’ et, se croyant supérieurs, deviennent cyniques

    et moqueurs. A l’image du pharisien de la parabole, “nous sommes présomptueux,

    capables de nous justifier nous-mêmes, champions dans des justifications

    artificielles” comme pour des “procès d’auto-canonisation”. Dans une attitude

    complètement opposée, le publicain de la parabole se reconnaît pauvre devant

    Dieu pour se laisser regarder par Lui sans excuses ni justifications.

    “Miséricorde pour celui qui se reconnaît misérable"

    Plutôt que de se croire juste, le publicain sait qu’il a besoin du

    salut, premier pas pour la “religion de Dieu” qui est “miséricorde pour celui

    qui se reconnaît misérable”. En effet, a assuré le pontife, “c’est seulement

    dans un climat de pauvreté intérieure que le salut de Dieu agit”. Pour

    développer cette attitude, il faut fréquenter les pauvres car leur prière monte

    directement vers Dieu. Au premier rang de cette célébration, a indiqué le pape,

    se trouvent certains de ces pauvres : des frères et sœurs malades accompagnés

    par la communauté de l’Arche. (cath.ch/imedia/xln/mp)

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