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Originaire de Savoie où elle a vécu 24 ans, Sr Anne-Sophie est moniale dominicaine au monastère d’Estavayer-le-Lac (FR). Plutôt polyvalente, elle occupe divers emplois dans sa communauté: jardin, cuisine, accueil, couture, chant, musique… Diplômée en langue et littérature italienne et en théologie, elle s’intéresse plus particulièrement à l’étude de la Parole de Dieu et à la liturgie comme lieu où cette Parole prend chair et nous conforme au Christ. Tel est le propos aussi de la lectio divina si chère à la tradition monastique, et celui de la vie dominicaine tout entière au service de la Parole.
«Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !
«Le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs». Livré. C’est bien de cela qu’il s’agit dans le récit de la passion du Seigneur. Et probablement de rien d’autre. Livré. Le mot scande le récit. Il revient treize fois. Plusieurs questions se posent.
Dieu est un montagnard. Probablement a-t-il créé les montagnes pour en faire son lieu de rendez-vous favori avec les hommes. Il aime descendre à leur sommet tandis que les hommes y montent à sa rencontre.
"Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu". Est-ce que cela veut dire que les artisans de paix seront appelés "Jésus"? Telle a été la question d’une convertie de fraîche date lors d’un partage d’évangile à la Toussaint dernière. Merveille que la fraîcheur des débuts dans la...
Pendant tout l’Avent, nous avons appelé le Seigneur pour qu’il vienne sans tarder, lui qui au cours des siècles n’a cessé de visiter son peuple. À Noël, il est venu et enfin, il est là. Mais encore faut-il que nous nous rendions, comme les mages, à Bethléem pour que la visite soit réciproque, pour q...
Le « en ces jours-là » de notre passage annonce un énorme rebondissement, le plus décisif peut-être. Et il correspond à l’entrée en scène de Jean-Baptiste : « En ces jours-là paraît Jean le Baptiste ». Et voici son message...
La liturgie de ce dimanche m’étonne. Nous fêtons l’anniversaire de la dédicace de la basilique du Latran et cette fête prime sur la célébration ordinaire du dimanche. De quel droit ?
Décidemment les Samaritains, ces schismatiques issus du peuple d’Israël, ont la cote auprès de Jésus ! On connaît bien la Samaritaine, pas en règle ni sur le plan de la foi ni sur le plan des mœurs, mais qui reçoit de Jésus la plus haute révélation sur l’adoration en Esprit et en vérité.
Parmi ces quatre verbes, cherchez l’intrus: aimer, donner, juger, sauver. Les quatre sont contenus dans le verset central pour notre foi que nous offre l’évangile de la Croix glorieuse ce 14 septembre: «Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, (…) non pas pour juger le monde, ma...
Trois éléments majeurs dans l’évangile de ce dimanche: un feu, un baptême, un glaive. Le feu. Jésus va l’apporter sur la terre et il a hâte de le faire. Dans la Bible, le feu jeté sur la terre, c’est le feu de la colère de Dieu, celui qui détruit tout, en raison des hommes qui trahissent à tour de b...
Chaque fois que je relis le récit de la visite de Jésus chez Marthe et Marie me revient en mémoire une chanson de Daniel Facérias qui disait: «Elles étaient deux sœurs ne vivant que pour lui. L’une s’appelait Marthe, l’autre s’appelait Marie. Quand l’une puisait l’eau, l’autre chantait au puits. Mar...
«Mais Jésus, avec autorité, leur défendit vivement de le dire à personne». C’est le point de bascule. Celui de notre récit de ce dimanche, celui de l’évangile de Luc, celui de la vie des disciples, celui de notre vie peut-être. Ou plutôt c’est l’instant avant lequel tout a basculé.
C’est connu, les dialogues dans l’évangile de Jean ressemblent parfois à des dialogues de sourds entre Jésus et ses interlocuteurs. Pensons à Nicodème, à la Samaritaine, à Pilate même. Ils lui posent des questions et Jésus semble répondre à côté.
Il n’avait qu’à être là après tout… «Nous avons vu le Seigneur», lui disent les autres. Voilà tout ce qu’ils rapportent de leur rencontre avec Jésus ressuscité au soir de Pâques... Du coup, Thomas l’absent ne revendique rien d’autre: voir le Seigneur et le voir avec les marques de sa passion.
On appelle communément la parabole offerte à notre méditation ce dimanche la parabole de l’enfant prodigue. Certains l’ont appelée la parabole du père prodigue. Mais ne pourrait-on pas tout aussi bien l’appeler la parabole du fils aîné? Trois raisons à cela.
Entre la paille et la poutre la différence est de taille : minuscule et légère la première, énorme et pesante la seconde. En utilisant cette image, Jésus adresse-t-il simplement un reproche à ceux qui accusent les autres de peccadilles alors qu’eux-mêmes commettent des péchés colossaux tout en se cr...
«Tu peux laisser ton serviteur s’en aller (…) car mes yeux ont vu le salut». Les yeux de Syméon ont vu le salut? C’est beaucoup dire… Il a vu les prémices du salut en cet enfant présenté au temple par Marie et Joseph. S’il restait, il verrait un peu plus. Mais il n’a plus l’âge d’attendre encore. Et...
Bonne nouvelle: désormais, si les cadeaux que vous recevez ne vous conviennent pas, il est très facile de les revendre en ligne! Marie et Joseph – s’ils avaient vécu au 21e siècle – se seraient débarrassés de ces curieux cadeaux que sont l’or, l’encens et la myrrhe?
Cette fois, Jésus ne parle pas en parabole: sa chair n’est pas comme du pain qu’on mange. Elle n’est même pas comme la manne, ce pain descendu du ciel au temps de l’Exode où Dieu s’est fait boulanger pour son peuple. Jésus parle «en sacrement» ou en langue des signes, pourrait-on dire! Sa chair est...
Cette fois, Jésus ne parle pas en parabole: sa chair n’est pas comme du pain qu’on mange. Elle n’est même pas comme la manne, ce pain descendu du ciel au temps de l’Exode où Dieu s’est fait boulanger pour son peuple. Jésus parle «en sacrement» ou en langue des signes, pourrait-on dire! Sa chair est...
Cette fois, Jésus ne parle pas en parabole: sa chair n’est pas comme du pain qu’on mange. Elle n’est même pas comme la manne, ce pain descendu du ciel au temps de l’Exode où Dieu s’est fait boulanger pour son peuple. Jésus parle «en sacrement» ou en langue des signes, pourrait-on dire! Sa chair est...
Cette fois, Jésus ne parle pas en parabole: sa chair n’est pas comme du pain qu’on mange. Elle n’est même pas comme la manne, ce pain descendu du ciel au temps de l’Exode où Dieu s’est fait boulanger pour son peuple. Jésus parle «en sacrement» ou en langue des signes, pourrait-on dire! Sa chair est...
Cette fois, Jésus ne parle pas en parabole: sa chair n’est pas comme du pain qu’on mange. Elle n’est même pas comme la manne, ce pain descendu du ciel au temps de l’Exode où Dieu s’est fait boulanger pour son peuple. Jésus parle «en sacrement» ou en langue des signes, pourrait-on dire! Sa chair est...
«Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien?» À première lecture, la remarque des disciples peut paraître un brin insolente. S’il y a quelqu’un à qui le fait que nous soyons perdus fait quelque chose, c’est bien Jésus. Mais nos professionnels du lac n’en mènent pas large...
«Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien?» À première lecture, la remarque des disciples peut paraître un brin insolente. S’il y a quelqu’un à qui le fait que nous soyons perdus fait quelque chose, c’est bien Jésus. Mais nos professionnels du lac n’en mènent pas large...
Tout est concerné, tout est ramassé, tout est révélé, tout est sauvé, tout est ouvert! La finale de l’évangile de Matthieu que nous lisons en ce dimanche de la Trinité n’est que totalité.
«Demeurez en moi comme je demeure en vous; hors de moi vous ne pouvez rien faire». Voilà, si j’ose dire, un programme pas très tendance… Notre temps a la bougeotte et préfère le mouvement au «demeurer». Il préfère aussi l’autonomie et l’indépendance et se méfie farouchement de toute emprise et intru...
Le récit de ce dimanche a cet avantage de contenir ses propres clés d’interprétation. Inutile donc de nous perdre en des conjectures sur l’état émotionnel de Jésus – sa prétendue sainte colère – le poussant à une sorte d’opération commando qui en soi aurait mérité une intervention des forces de l’or...
Le récit de ce dimanche a cet avantage de contenir ses propres clés d’interprétation. Inutile donc de nous perdre en des conjectures sur l’état émotionnel de Jésus – sa prétendue sainte colère – le poussant à une sorte d’opération commando qui en soi aurait mérité une intervention des forces de l’or...
Quarante fois, dans l’Évangile de Marc, apparaît le mot «aussitôt». Onze fois, rien que dans le premier chapitre, et deux fois, dans le récit de ce dimanche: de la synagogue où il vient de guérir un démoniaque, aussitôt Jésus passe à la maison de Simon et André. Une fois là, hop! il relève la belle-...
Qu’est-ce qui nous guide? Un astre, plus lumineux que les autres étoiles, comme celui qui guida les mages? Des émotions, qui manifestent notre peur d’être destitués de nos positions, comme celles qui secouent Hérode? L’Écriture, dans laquelle nous cherchons l’assurance des promesses de Dieu et les i...
Voilà une mise en route qui n’y va pas par quatre chemins! Dès le premier verset de son évangile, Marc énonce son but: la révélation de l’identité de Celui que l’apôtre Pierre ne reconnaîtra que huit chapitres plus loin et que les femmes au tombeau ne reconnaîtront même pas au terme du récit. Échec...