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  • Le Christ chasse les marchands du temple.  Luca Giordano, huile sur toile. 2e moitié du 17e siècle
    Le Christ chasse les marchands du temple. Luca Giordano, huile sur toile. 2e moitié du 17e siècle - Domaine public.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Résidence principale et … seconde !

    Le récit de ce dimanche a cet avantage de contenir ses propres clés d’interprétation. Inutile donc de nous perdre en des conjectures sur l’état émotionnel de Jésus – sa prétendue sainte colère – le poussant à une sorte d’opération commando qui en soi aurait mérité une intervention des forces de l’ordre. Inutile aussi de transférer sur cette épisode nos propres envies de grands ménages dans l’Église de notre temps. Non, il ne s’agit ni de psychologie ni de morale.

    "Inutile de nous perdre en des conjectures sur l’état émotionnel de Jésus et sa prétendue sainte colère!"

    Trois instances qualifiées vont nous aider à comprendre de quoi il retourne.

    Les Juifs d’abord qui ne s’y trompent pas: «Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi?» Ce grand et vigoureux charivari est un signe et il nécessite une explication plutôt qu’une sanction. Et le signe le voilà: «Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai». Explication bien obscure que les disciples – deuxième instance – ne comprendront qu’à la lumière de la Résurrection: «Lui parlait du sanctuaire de son corps».

    Jésus ne veut pas seulement purifier le temple et le ramener à sa vocation première. Il envisage sa destruction pour le remplacer non par un édifice de pierres mais par un sanctuaire de chair, son Corps, résidence principale du Père. Voilà le grand bouleversement dont les bestiaux chassés et les tables renversées sont le signe.

    On pourrait s’arrêter là tant la Révélation est colossale. Ce n’est ni plus ni moins le passage de l’ancienne à la nouvelle Alliance: le Christ, temple nouveau.

    Mais le découpage proposé par la liturgie pourrait bien nous inviter à aller plus loin encore. L’évangéliste – troisième instance d’interprétation – évoque l’effet immédiat des signes de Jésus chez ceux qui les voient: ils croient en lui. Mais, «Jésus, lui, ne se fiait pas à eux; (…) lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme». Ce qu’il y a dans l’homme. C’est de cela que Jésus va parler dans les chapitres suivants et notamment dans ses deux entretiens avec Nicodème d’abord et avec la Samaritaine ensuite. Il y est question de chair et d’esprit, de renaissance d’en-haut; d’eau vive inépuisable et de lieu où adorer le Père, non plus géographique mais en esprit.

    "Dans ces rencontres, Jésus se fraie un chemin dans le cœur de ses interlocuteurs pour y créer l’espace"

    Dans ces rencontres, Jésus se fraie un chemin dans le cœur de ses interlocuteurs pour y créer l’espace où le Père et lui pourront demeurer; pour y fonder ce sanctuaire, réplique de celui de son Corps: ce qu’il y a dans l’homme, c’est une potentielle résidence de la Trinité, non pas résidence secondaire, mais belle et bien seconde, extension de la chair crucifiée et ressuscitée de Jésus.

    Ces deux entretiens sont-ils autre chose que la version intime du signe des vendeurs et bestiaux chassés du temple? Nous avons besoin parfois de méthodes fortes pour cesser tout commerce avec Dieu; et parfois, il nous faut la douceur – même ferme – de l’intimité d’une rencontre avec le Christ pour que se découvre à nous et en nous plus que notre conscience de nous-mêmes. Notre intériorité, par ce Souffle qui va où il veut, nous élargit et nous aère, opérant ce ménage de printemps que pourrait bien être le carême…

    Sr Anne-Sophie Porret OP | Vendredi 1er mars 2024

    Jn 2, 13-25

    Comme la Pâque juive était proche,
    Jésus monta à Jérusalem.
    Dans le Temple, il trouva installés
    les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,
    et les changeurs.
    Il fit un fouet avec des cordes,
    et les chassa tous du Temple,
    ainsi que les brebis et les bœufs ;
    il jeta par terre la monnaie des changeurs,
    renversa leurs comptoirs,
    et dit aux marchands de colombes :
    « Enlevez cela d’ici.
    Cessez de faire de la maison de mon Père
    une maison de commerce. »
    Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :
    L’amour de ta maison fera mon tourment.
    Des Juifs l’interpellèrent :
    « Quel signe peux-tu
    nous donner
    pour agir ainsi ? »
    Jésus leur répondit :
    « Détruisez ce sanctuaire,
    et en trois jours je le relèverai. »
    Les Juifs lui répliquèrent :
    « Il a fallu quarante-six
    ans pour bâtir ce sanctuaire,
    et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
    Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

    Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,
    ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;
    ils crurent à l’Écriture
    et à la parole que Jésus avait dite.
    Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque,
    beaucoup crurent en son nom,
    à la vue des signes qu’il accomplissait.
    Jésus, lui, ne se fiait pas à eux,
    parce qu’il les connaissait tous
    et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ;
    lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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