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  • La Guérison de dix lépreux, par James Tissot
    La Guérison de dix lépreux, par James Tissot - Brooklyn Museum

    Évangile du dimanche Évangile de Dimanche: un autre bon Samaritain

    Décidément les Samaritains, ces schismatiques issus du peuple d’Israël, ont la cote auprès de Jésus ! On connaît bien la Samaritaine, pas en règle ni sur le plan de la foi ni sur le plan des mœurs, mais qui reçoit de Jésus la plus haute révélation sur l’adoration en Esprit et en vérité.

    On connaît encore mieux peut-être le bon Samaritain (Lc 10) qui, contrairement au lévite et au prêtre, n’est pas embarrassé par des considérations cultuelles et peut pratiquer la Loi non selon la lettre mais selon l’esprit en secourant son prochain à moitié mort sur le bord du chemin.

    Et aujourd’hui, dans l’évangile de ce dimanche, nous est donné comme modèle ce lépreux samaritain qui revient rendre grâce à Jésus pour sa guérison, privilégiant la rencontre personnelle à l’exécution de l’ordre donné d’aller se montrer aux prêtres. C’est à se demander si la dissidence n’est pas un avantage pour rencontrer Dieu en vérité !

    Ce serait quand même le comble et pas tout-à-fait juste vis-à-vis de ceux qui s’appliquent à rester dans les clous, comme les neuf autres lépreux purifiés qui scrupuleusement obéissent à Jésus et vont faire authentifier leur guérison à l’autorité compétente. On nous prescrit une loi et cela ne semble pas suffire de lui obéir… On en aura donc jamais fini avec ce débat entre religion intérieure et religion extérieure ?

    Pourquoi ne vont-elles pas harmonieusement de pair ? Pourquoi cette tendance des gens supposés être « de l’intérieur » à se contenter parfois des règles extérieures ? Ces dernières ne sont-elles pas ordonnées à l’intériorité, à la rencontre avec le Dieu vivant ?

    Mais voilà : le problème, ce n’est pas les règles mais le cœur humain qui est capable de se satisfaire de trop peu, qui préfère souvent les chaînes rassurantes de la loi à la liberté qu’elle peut permettre en ouvrant à une vraie rencontre.

    Voyons notre Samaritain qui a fait le choix de cette rencontre. Il ne revient pas à Jésus pour manifester simplement sa gratitude envers celui qui a été l’instrument de sa guérison. Il glorifie Dieu d’une part et il se jette la face contre terre aux pieds de Jésus en rendant grâce d’autre part. Mais c’est en réalité un seul et même mouvement qui semble signifier qu’il considère Jésus non comme le médiateur mais comme l’auteur de sa guérison.

    Naaman le syrien, dans notre première lecture, a distingué Élisée, prophète de Dieu, de Dieu lui-même qu’il choisit d’adorer désormais et emporte pour cela une charge de terre d’Israël. Notre Samaritain a compris qu’en Jésus il y avait plus qu’un guérisseur. Probablement, il a touché à l’identité profonde de celui qu’il a appelé d’abord « maître » avec ses compagnons d’infortune. Et Jésus a suscité en lui plus qu’un miraculé mais un croyant puisqu’il lui dit : « Ta foi t’a sauvé ».

    Il ne suffit pas de suivre la Loi pour rencontrer Dieu. Il ne suffit pas d’être un étranger non plus. Il y faut cette ouverture du cœur sans a priori qui rend apte à reconnaître la bonté quand elle nous parvient et d’où qu’elle nous parvienne. C’est ainsi qu’un guérisseur se révèle être Dieu lui-même et qu’un Samaritain purifié de sa lèpre devient un croyant et, à sa manière, un autre bon Samaritain.

    Sr Anne-Sophie Porret OP | Vendredi 10 octobre 2025

    Lc 17, 11-19

    En ce temps-là,
        Jésus, marchant vers Jérusalem,
    traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
        Comme il entrait dans un village,
    dix lépreux vinrent à sa rencontre.
    Ils s’arrêtèrent à distance
        et lui crièrent :
    « Jésus, maître,
    prends pitié de nous. »
        À cette vue, Jésus leur dit :
    « Allez vous montrer aux prêtres. »
    En cours de route, ils furent purifiés.

        L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,
    revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
        Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus
    en lui rendant grâce.
    Or, c’était un Samaritain.
        Alors Jésus prit la parole en disant :
    « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?
    Les neuf autres, où sont-ils ?
        Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger
    pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
        Jésus lui dit :
    « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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