La première conférence consacrée à la sortie des énergies fossiles, qui s’est tenue à Santa Marta, en Colombie du 24 au 29 avril 2026, s’est conclue sur un bilan positif, rapporte l’Action de Carême présente sur place.
Selon David Knecht, responsable du programme Justice climatique d’Action de Carême : « Il est très encourageant de constater que la conférence de Santa Marta ait enfin abordé le cœur du problème. Les énergies fossiles sont le principal moteur des changements climatiques. En sortir est une nécessité absolue pour protéger le climat.»
Plus de 50 pays participants, dont la Suisse, ont envoyé un signal fort: la transition hors du pétrole, du charbon et du gaz est désormais engagée. Action de Carême a suivi la conférence sur place et salue le lancement d’un processus en faveur d’une transition juste vers les énergies renouvelables. Une prochaine conférence a été annoncée pour 2027 à Tuvalu afin d’évaluer les progrès réalisés.
Les quelque 1500 participant·e·s en ont pleinement pris conscience et ont discuté de solutions concrètes, telles qu’un moratoire sur l’octroi de nouvelles licences d’exploitation fossile ou une réforme des flux financiers. Il a également été décidé de s’attaquer conjointement à des problèmes structurels comme l’endettement ou les incitations financières et subventions mal orientées.
Pour des mesures concrètes
Il s’agit maintenant de traduire ces décisions en mesures concrètes. Les pays industrialisés ont un rôle de leader à jouer. La Suisse doit aussi assumer sa responsabilité en tant que pays riche. Cela implique une politique climatique plus ambitieuse. Il est tout aussi essentiel qu’elle contribue à lever les obstacles internationaux à la transition énergétique, notamment en se détournant clairement des investissements dans les énergies fossiles via sa place financière et en réformant les règles en matière de dette. »
Pour Laura Mateus, coordinatrice d’Action de Carême en Colombie, «il est indispensable de prendre en compte les impacts de l’extraction des énergies fossiles et de placer les communautés les plus vulnérables au cœur des solutions. Leurs systèmes économiques à faible émission de carbone et leur résilience climatique doivent être renforcés, afin de garantir leur accès à une alimentation saine et à des énergies renouvelables.» (cath.ch/com/mp)