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    L'église St-Pierre, à Zurich, possède le plus grand cadran d'Europe © warrenski/Flickr/CC BY-SA 2.0

    La religion, élément important de l’identité en Suisse

    Avoir une religion est un facteur de notre identité comme Suisses. Selon une étude publiée le 11 décembre 2019 par l’Université de Lucerne, l’appartenance religieuse marque le lien social. Elle peut être parfois facteur de discriminations, mais elle contribue clairement à la cohésion sociale dans notre pays.

    Pour 50% des Suisses, la

    religion fait partie de notre identité sociale. Autrement dit, avoir une

    religion est important pour la moitié de nos concitoyens. C’est ce que révèle

    l’enquête KONID (Konfigurationen individueller und

    kollektiver religiöser Identitäten und ihre zivilgesellschaftlichen Potentiale)

    sur les «Configurations individuelles et collectives des identités religieuses

    et leur influence sur la société civile», menée par le Centre pour la religion,

    l’économie et la politique de l’Université de Lucerne.

    «Il existait déjà

    des enquêtes sur les religions en Suisse, indique Anastas Odermatt,

    coordinateur de l’étude. Mais ce qui nous intéressait, c’était les liens entre

    l’identité religieuse et l’engagement social». L’étude, rendue publique le 11

    décembre 2019 à Lucerne, a été menée conjointement avec l’Université de Leipzig

    pour la population allemande. Au total, 3000 personnes ont été sondées sur le

    thème.

    La famille en tête

    En Suisse,

    l’identité religieuse apparaît au 12e rang des éléments

    identitaires. Parmi les 21 critères retenus par les chercheurs et soumis au

    sondage, la famille, le

    cercle amical et relationnel et l’état civil viennent en tête. Quant à la religion, elle est placée avant

    le canton d’origine ou la région linguistique.

    Cependant, l’identité religieuse, qui agit comme un marqueur

    social, peut dans certaines situations susciter des discriminations. C’est

    l’expérience que font les membres des Eglises évangéliques libre (Freikirchen) et les musulmans, en Suisse

    comme en Allemagne. Par contre, les autres chrétiens ne ressentent pas leur

    identité religieuse comme un facteur d’exclusion ou de mise à distance.

    La religion, facteur de cohésion

    Reste que la religion représente un

    facteur majeur de cohésion sociale en Suisse. Grâce aux communautés religieuses,

    des liens se nouent entre des personnes qui ne se rencontreraient pas

    autrement. Par l’identité religieuse, des ponts se bâtissent entre Helvètes,

    par-delà les niveaux sociaux.

    En

    outre, les personnes pour lesquelles l’appartenance religieuse est importante

    considèrent comme essentiel le dialogue entre les religions. L’adhésion à ces

    rencontres interreligieuses est particulièrement prisée dans les minorités

    religieuses de Suisse et, en particulier, chez les personnes de confession

    musulmane. (cath.ch/bl)

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