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  • La Nativité d'après Zanobi Strozzi (XVe siècle)
    La Nativité d'après Zanobi Strozzi (XVe siècle) - Wikimedia Commons

    Blog Rien d’autre qu’un Enfant…

    Et pourtant. Tout est dit de Dieu. Ce Nouveau-né accomplit la Promesse attendue depuis toujours. Dès lors, l’innocence est devenue le lieu de rendez-vous pour l’humanité qui cherche Dieu. Même si l’Évangile de la nuit de Noël nous fait entendre le chant des anges, ce récit nous conduit d’abord dans les ombres inhabitées de nos histoires de vie. Joseph et Marie n’ont pas trouvé de place dans la salle commune. L’agitation et l’empressement d’une population en plein recensement l’ont empêchée d’accueillir le Prince de la Paix. Ce devait être un détail, cette naissance loin des lumières et du bruit. Un événement parmi d’autres, sans importance.

    Et puis, cette nuit-là, au creux même du silence, le cri du Nouveau-né a livré la puissance de l’Amour. Dieu l’Innocent se dévoile dans la fragilité d’un Enfant vulnérable. Son nom, Emmanuel, Dieu avec nous. C’en est fini de ces caricatures d’un Dieu coupable du mal, passif devant les malheurs et les guerres, indifférents à nos tourments et nos souffrances. Dieu l’Innocent, un sans logis, un compté pour rien, insignifiant.

    Cependant, la naissance de Jésus dans l’étable hospitalière nous fait vivre Noël. Les bas-fonds de nos vies, longtemps enfouis sous les décombres de nos peurs, deviennent aujourd’hui le lieu où va naître cet Enfant. Rien de nos ténèbres, rien de nos culpabilités, rien de nos péchés ni de nos pauvretés ne peut résister à l’avènement de cet Enfant. Avec Lui, l’obscurité devient lumière et l’espérance trace un chemin nouveau pour donner la joie à notre humanité.

    «C’est sans doute cela Noël! Recevoir l’Emmanuel dans nos bras pour prendre soin de Dieu»

    Noël est à vivre. Pour que Noël ait lieu en nous, les bergers nous ouvrent la voie. Ils entendent l’inouï, émerveillés devant la nouvelle. Ils accueillent le Signe de Dieu dans l’ordinaire de la précarité. Disponibles, parce qu’ils sont libres, ils se mêlent à la fête du ciel et deviennent d’heureux témoins des merveilles de Dieu.

    On raconte d’ailleurs que les bergers, après avoir entendu l’ange du Seigneur leur annoncer la nouvelle, se sont empressés vers l’étable où se trouvaient l’Enfant, Marie et Joseph. Dans leur joie, solidaires et généreux, ils avaient emporté avec eux et du lait, et de la laine et quelques victuailles. Arrivés à l’endroit désigné, ils contemplaient l’Enfant. C’est alors que Marie aperçoit un des bergers qui était là, un peu à l’écart, sans rien, les mains vides. Marie le regarde et lui dit: «Viens, prends l’Enfant dans tes bras, porte-le pendant que j’accueille tes amis.»

    C’est sans doute cela Noël! Recevoir l’Emmanuel dans nos bras pour prendre soin de Dieu. Or, nous le savons, prendre soin de Dieu, c’est prendre soin de toute femme et de tout homme. L’Incarnation nous dit la proximité de Dieu présent en tout être humain. Aussi, le chemin qui conduit à Dieu passe désormais par l’accueil et l’amour de nos sœurs et de nos frères.

    Joie et paix de Noël à vous, à vos familles et au monde entier!

    Bernard Miserez | Vendredi 23 décembre 2022

    Lc 2, 1-14

    En ces jours-là,

    parut un édit de l’empereur Auguste,

    ordonnant de recenser toute la terre

        – ce premier recensement eut lieu

    lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.

        Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.

        Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,

    vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.

    Il était en effet de la maison et de la lignée de David.

        Il venait se faire recenser avec Marie,

    qui lui avait été accordée en mariage

    et qui était enceinte.

        Or, pendant qu’ils étaient là,

    le temps où elle devait enfanter fut accompli.

        Et elle mit au monde son fils premier-né ;

    elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,

    car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

        Dans la même région, il y avait des bergers

    qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs

    pour garder leurs troupeaux.

        L’ange du Seigneur se présenta devant eux,

    et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.

    Ils furent saisis d’une grande crainte.

        Alors l’ange leur dit :

    « Ne craignez pas,

    car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,

    qui sera une grande joie pour tout le peuple :

        Aujourd’hui, dans la ville de David,

    vous est né un Sauveur

    qui est le Christ, le Seigneur.

        Et voici le signe qui vous est donné :

    vous trouverez un nouveau-né

    emmailloté et couché dans une mangeoire. »

        Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,

    qui louait Dieu en disant :

        « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,

    et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

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     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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