Le printemps accueille les poètes de tout âge, toute condition, les yeux en forme de sourire et le cœur ouvert à toute vie. Séduits par la beauté de la création, un citadin en liberté et sa petite fille tout autant parcourent un espace vert nommé, pour la circonstance, «Jardin de Valentine».Situé dans une grande agglomération de Suisse romande, entre une église et un temple au bord d’une grande et surtout fréquentée route, ce jardin bordé d’une longue haie de bambou ressemble à une parcelle de paradis. Les deux poètes du dimanche sont évidemment aux anges. Subitement, l’envie vient de dresser une liste de mots, puis d’en retenir un seul parmi ceux-ci : générosité, simplicité, beauté, joie, aide, lumière, bonté, paix. Valentine porte sans hésiter son choix sur beauté. Son papy hésite entre simplicité et aide, mais rejoint mademoiselle sans plus s’interroger. L’œil attentif, les voici examiner ce qui les entoure.Premier arrêt (photo A) : Les deux poètes conviennent de nommer le lieu Qui parle d’intruse ? Cette fleur-là, parmi celles d’une autre dénomination, leur apparaît jouer le rôle de guide, mais s’en trouve-t-il au paradis ? La question ne recevra pas de réponse tant l’espace appelle à la découverte !Justement, voici quelque chose d’intéressant (photo B). De quoi s’agit-il ? Les poètes n’ayant guère de scientifiques parmi leurs proches, ils se demandent s’il s’agit-là d’un crâne d’antédiluvien, ou d’un bout d’écorce de séquoia (certes, il s’en trouve un immense là tout près, mais ce bout n’est pas arrivé tout seul à cet endroit !), voire d’une tête de lézard desséché, un lézard comme il en existait au temps du paradis terrestre ?La découverte du jardin se poursuit jusque dans les endroits peu fréquentés, dès lors nécessitant une attention redoublée. (photo C) : ici tout près, une pierre précieuse ? Un œuf de Pâques caché puis oublié ? Une pierre polie par l’eau de pluie ? Mais le guide du paradis (pas en vrai, dans mon cœur disent les enfants) invite les deux poètes à se diriger vers le fond du jardin, tout près de, toute de bois, sa cabane à lui (Note :mais oui, il s’en trouve ; vous verrez bien quand vous y serez, on l’espère, glissent aux lecteurs les poètes, d’une voix douce). Tout près donc, en face du soleil trônant sur le Salève, un arbre offre ses feuilles à qui passe-là. Par sa forme et sa brillance, l’une d’elles impressionne particulièrement l’adulte et l’enfant. Sans hésitation, ils la nomment «lumière donnée». (photo D).La beauté de la création a sept sœurs : la générosité, la simplicité, la joie, l’aide, la lumière, la bonté, la paix. Parole de poètes aux yeux en forme de sourire, le cœur ouvert à toute vie.PhilGo