Le délabrement de la santé mentale de la société des hommes, femmes et enfants de ce temps résulte en partie d’un égoïsme affirmé, doublé d’un tenace sans-gêne, assurent d’aucuns. Cette disposition à tout rapporter à soi et cette désinvolture, ajoutent-ils, se généraliseront d’ici la prochaine décennie si rien n’est entrepris dans les familles, écoles, églises, associations, tous milieux où l’on s’attache à éveiller les enfants et parfois réveiller les adultes au respect de soi et d’autrui. D’autres voient dans l’impolitesse, l’inconvenance -regroupés parfois sous le vocable malhonnêteté - l’une des taches souillant un mot arrivé dans la langue française au 16e siècle, avant même paraît-il : éducation.La dégradation de la santé physique, chez nombre d’hommes, femmes et enfants de ce temps, provient ou proviendrait d’une tendance marquée à la désinvolture, à l’absence non seulement de soin, mais de contrainte dans les attitudes, les manières, le comportement. Tout le monde, adulte en tout cas, sait que la négligence, le relâchement dans le comportement ferment la porte à la retenue, à la sagesse dans la conduite d’une vie.Le déclin de soi - cet univers propre à chacun des sept milliards d’humains sur Terre - puis sa mise à mort à petit ou gros feu, a quelque chose… d’imbécile. Ce mot, tiré du latin, est arrivé dans la langue française au 15e siècle; il signifie sans bâton, sans soutien, ce faisant faible de corps, d’esprit.Parmi les D déconseillés par les sensés, celui de dommage causé à sa propre personne. Ceux de délabrement, dégradation, finalement deuil… de soi. Le D de drogue, lui, reculera si l’on choisit de faire reposer l’action sur quatre piliers. L’Association romande contre la drogue (ARCD) rappelle cet hiver leur existence.Le pilier numéro 1, nommé «prévention», contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance. Le 2e, «thérapie», participe à la réduction de la consommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Mais encore à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées. Le 3e pilier, «la réduction des risques», vise à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et - indirectement - sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux. Le 4e, «répression et régulation du marché», vise par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.D comme… Dans l’alphabet, cette lettre précède le E d’éducation. Comment les associer ? Avec ou sans dico, le choix de la réponse peut devenir un déridant jeu de société.PhilGo